mercredi, décembre 7, 2022
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Iran-Nucléaire: Calmer les mollahs ?

ImageThe Washington times, 28 novembre – Editorial –  Au mois de Février 2005, dans son Discours sur l’Etat de l’Union, Georges Bush a exigé que Téhéran « abandonne son programme d’enrichissement d’uranium et mette fin à tout recyclage de plutonium ainsi qu’à tout soutien au terrorisme ». 

Peu après ce discours, il a rejeté la responsabilité dans cette affaire sur l’Union européenne, qui a choisi pour l essentiel une approche purement diplomatique avec l’Iran. Dix mois plus tard, le comportement de l’Iran est devenu encore plus provocateur et méprisant.

Depuis la semaine dernière, des hautes autorités iraniennes se réjouissent de ce qui semble être la dernière débandade des trois grands de l’Union Européenne (la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne) dans les négociations sur le programme d’armement nucléaire de Téhéran : la décision qu’ils ont pris de séparer la reprise des négociations de l’arrêt provisoire par l’Iran de ses activités de conversion d’uranium. 

Les islamistes iraniens semblent être de plus en plus certains que les démocraties occidentales sont trop faibles pour entreprendre des actions contre Téhéran et qu’elles sont paralysées par l’éventualité qu’une telle démarche provoque une envolée des prix du pétrole. Parviz Soruri est actuellement parlementaire, et a été par le passé un commandant [du corps] des gardiens de la révolution. Il a déclaré que  « les Américains et les Européens réalisent que s’ils envoient l’Iran devant le Conseil de Sécurité, ce sera un grand choc pour le marché du pétrole et l’économie mondiale. Et ils n’ont pas la capacité d’absorber ce choc ».

 Récemment, les radicaux iraniens se sont succédés pour déclarer publiquement l’un après l’autre que le refus de Washington et des européens de persuader l’Agence internationale de l’énergie atomique d’agir contre l’Iran (en portant son cas devant le Conseil de Sécurité de l’ONU en vue de représailles) donne raison à la position provocatrice d’Ahmadinejad. « Cela montre qu’à chaque fois que nous sommes fermes dans nos rapports avec les Européens et les Américains, et que si nos rangs sont unis, nous les obligerons à faire marche arrière », a conclu un parlementaire proche d’Ahmadinejad avant d’ajouter que « à la prochaine étape » l’Iran « doit cesser ses activités d’enrichissement d’uranium à Natanz et aussi de produire plus de minerais concentrés d’uranium naturel (yellow cakes) ».

Alors qu’il se débat avec une situation qui empire en Iran, Washington doit se prémunir contre des déclarations déconsidérées comme celle d’un haut responsable accompagnant le président dans son voyage en Corée de Sud : il avait évoqué le fait d’autoriser Téhéran à « conserver son droit d’enrichir et de recycler »  l’énergie nucléaire. Mais le Traité de Non-Prolifération Nucléaire, qui accorde ce droit, demande aussi aux parties du traité de s’abstenir de la tromperie et de la dissimulation dont l’Iran fait preuve depuis presque vingt ans. La situation est suffisamment fragile sans que l’on ait à faire de concessions gratuites à l’Iran. 

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