vendredi, décembre 9, 2022
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Iran : Nouvelle vague de purge des professeurs d’université au cours de l’été

CNRI – Le régime des mollahs profite des vacances d'été pour écarter neuf autres professeurs dotés d’années d'expérience. Ils se trouvaient en haut de la liste des professeurs les plus renommés d’Iran en science politique à l'université de Téhéran.

 

Depuis l’instauration du régime des mollahs à la fin des années 1970, c’est quasiment devenu une règle d’écarter les enseignants dotés d’expérience et soupçonnés d’affiliation politique avec l'opposition iranienne, l'organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI). Le sommet de ces purges s’est fait au printemps 1980, quand Khomeiny a annoncé sa "révolution culturelle" dans l’enseignement supérieur. Ont suivi trois années de ce que les mollahs ont appelé « le nettoyage des éléments contre-révolutionnaires des universités ».

Depuis son arrivée au pouvoir, Mahmoud Ahmadinejad a essayé d’achever le travail de son mentor, Khomeiny, en effectuant des purges contre toute forme d'opposition, en particulier dans les universités.

Son premier objectif a été l'université de Téhéran. Il y a tout d'abord nommé Abbass-Ali Amid-Zanjani à la présidence et plus tard s’est mis à écarter tous les professeurs suspects d'opposition.

Le 5 septembre 2006, prenant la parole à la "Journée de la jeunesse", Mahmoud Ahmadinejad a demandé une purge sous prétexte que les enseignants les plus expérimentés étaient trop «libéraux» et «laïcs».

«Le système éducatif, avait-il dit, a été affecté par la laïcité ces 150 dernières années. Le colonialisme cherche à étendre son propre système laïc … Aujourd'hui, les étudiants devraient interpeller le président et lui demander pourquoi il y a des enseignants libéraux et laïcs dans les universités», avait-il lancé.

Le 21 juin de la même année, le nouveau président de l'université de Téhéran Abbass-Ali Amid-Zanjani licenciait 50 hauts membres du corps professoral universitaire.

Suite à une directive en août 2007, une branche du Ministère du renseignement à l'Université de Téhéran annonçait que « Les professeurs d'université sont tenus d'informer à l'avance le bureau de la sécurité de tous leurs voyages prévus à étranger, même pour des raisons personnelles. Les voyages pour la recherche scientifique ou les études financées par les universités d'Etat ou les institutions non gouvernementales ne font pas exception à la règle. »

Amid-Zanjani n'a pas perdu de temps en licenciant trois professeurs, Hossein Bachireh, Hadi Samti, et Seyed Chah-handeh, rapportait le quotidien officiel Mardom-Salary le 24 août 2007. Ils n’avaient pas informé à l’avance la sécurité de l’université de voyages à l'étranger.

Trouver des excuses pour agir de la sorte n'est pas difficile quand Ahmadinejad et le régime commettent facilement les crimes les plus odieux en exécutant des adolescents ou en condamnant à mort par lapidation. Licencier un professeur n’est rien en comparaison.

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