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Iran : Nouveau marchandage entre les mollahs et l’UE

CNRI – Un eurodéputé et la Résistance iranienne révèlent un nouveau marchandage entre le régime des mollahs et l’UE pour passer outre le verdict de la Cour européenne de justice.

300 parlementaires allemands réclament l’application de l’arrêt de justice et la suppression du nom de l’OMPI de la liste du terrorisme.

Un eurodéputé et la Résistance iranienne révèlent un nouveau marchandage entre le régime des mollahs et l’UE pour passer outre le verdict de la Cour européenne de justice

300 parlementaires allemands réclament l’application de l’arrêt de justice et la suppression du nom de l’OMPI de la liste du terrorisme

CNRI –  Accrochés à la politique de complaisance, des pays de l’UE ont assuré les mollahs qu’ils feraient tout pour maintenir l’OMPI sur la liste du terrorisme, même si la Cour européenne de Justice avait jugé que c’était illégal. Ils espèrent par ce biais pousser le régime de Téhéran à suspendre ses activités nucléaires.

Voilà ce qu’ont révélé un eurodéputé et des représentants de la Résistance iranienne lors d’une conférence de presse à Berlin le 23 mars dernier. La capitale allemande qui accueillait les chefs d’Etat de l’UE pour célébrer le 50e anniversaire de la communauté européenne, était propice à ces révélations.

Des pays de l’Union européenne comptent faire savoir à Téhéran qu’ils ne s’embarquent pas dans un changement de régime en Iran. Ce sont de hauts diplomates de l’UE qui l’ont directement signifié à des eurodéputés et d’autres parlementaires de divers pays, a révélé Struan Stevenson, vice président du groupe PPE-DE au parlement européen. Pour en donner l’assurance à Téhéran, a-t-il ajouté, certains pays veulent maintenir les Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) sur la liste noire, en passant à la trappe le verdict du Tribunal de Première Instance.

Struan Stevenson a présenté à la presse une lettre signée de Tony Blair adressée à plusieurs députés britanniques précisant que le 30 janvier l’EU avait décidé de conserver l’OMPI dans la liste incriminée.

L’eurodéputé a dénoncé ce qu’il appelle un scandale et une infraction manifeste. Avec cette attitude, le Conseil des Ministres de l’Union européenne se place au-dessus des lois et franchit la ligne rouge de l’état de droit, s’est-il insurgé. Il a aussitôt rappelé que 1000 parlementaires de 23 pays de l’UE avaient condamné la violation de cet arrêt de justice.

Il s’est interrogé de savoir si lui-même et des centaines d’autres parlementaires qui soutiennent depuis des années l’OMPI et le CNRI, étaient considérés comme des partisans du terrorisme. Non, a-t-il répondu, ce sont les gouvernements britannique et français qui encouragent les mollahs terroristes au pouvoir en Iran. Ces gouvernements doivent savoir que dans la pratique, leur attitude revient à soutenir le terrorisme, a-t-il conclu.

Pour M. Stevenson, la démarche du Conseil des Ministres de l’UE dénote une vision politique à très court terme, naïve et dangereuse. L’expérience de ces 16 dernières années, particulièrement des deux années passées, montre que les concessions et compromis avec les mollahs, surtout sur le dos de l’opposition, consistent en une faillite politique. Elle ne fait qu’encourager Téhéran à multiplier ses efforts pour se doter de la bombe atomique et intensifier son ingérence en Irak. Dans la pratique, cela prépare le terrain à une crise encore plus grande au Moyen-Orient.

Mohammad Mohadessine, président de la commission des Affaires étrangères du CNRI,  a affirmé qu’il détenait des informations de première importance provenant des sources de la résistance au sein du régime iranien, et du conseil suprême de sécurité nationale présidé par Ahmadinejad. Elles indiquent que ces dernières semaines les Français et les Britanniques ont dit au régime que malgré le verdict du tribunal, ils était prêts à montrer leur bonne volonté et à prouver qu’il ne visaient pas un changement de régime. Pour rassurer la théocratie, ils ont affirmé qu’il empêcherait le retrait de l’opposition iranienne de la liste noire.

S’exprimant au nom de la représentantation du CNRI en Allemagne, Javad Dabiran a rendu publique une déclaration signée par 100 parlementaires fédéraux et 200 parlementaires régionaux allemands demandant l’application de l’arrêt de justice européen et blâmant l’UE pour son refus d’obtempérer. La déclaration dit notamment que l’inscription des Moudjahidine du peuple dans la liste noire a une motivation politique et qu’elle sert des accords économiques avec les mollahs. Cette attitude s’inscrit à l’encontre de la lutte contre le terrorisme, souligne le texte.