mercredi, novembre 30, 2022
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Iran : les exportations de pétrole baissent en août

Iran : les exportations de pétrole baissent en août

Le gouvernement Trump a demandé aux acheteurs de pétrole iranien de mettre fin à leurs importations d’ici au début du mois de novembre prochain. Ceci afin de forcer Téhéran à renégocier l’accord sur le nucléaire et de lutter contre son influence au Moyen-Orient.

En août, bien avant le renouvellement des sanctions économiques américaines qui commencent le 4 novembre prochain, les exportations iraniennes de pétrole brut et de condensat devraient baisser en dessous de la barre des 70 millions de barils pour la première fois depuis avril 2017.

Le condensat est un pétrole ultraléger produit sur des exploitations naturelles de gaz. Le volume total de pétrole brut et de condensat provenant d’Iran ce mois-ci est estimé à 64 millions de barils, soit 2,06 millions de barils par jour. Les données préliminaires sur les flux commerciaux de Thomson Reuters Eikon ont comparé cette situation au pic de 92,8 millions de barils, soit 3,09 millions par jour, en avril dernier.

Afin de garder des clients, la compagnie nationale iranienne de pétrole a cassé ses prix pour le pétrole brut. Selon Reuters et les données commerciales, il a fixé le prix de vente officiel pour le pétrole brut iranien en septembre à un des prix les plus bas depuis 2004.

Les prix de vente de pétrole à Londres ont augmenté à leur plus haut niveau depuis juin à cause du manque provoqué par la perte du fournisseur iranien. En effet, l’Iran est actuellement le troisième plus grand producteur parmi les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Ses plus grands clients ont réduit leurs achats depuis août, car certains acheteurs, certaines banques et compagnie d’assurances ont déjà arrêté leurs échanges avec l’Iran.

La Chine est le plus gros client de l’Iran, mais les achats de ce pays devraient baisser jusqu’à 18,4 millions de barils en août – en juillet, ce nombre s’élevait à 24 millions de barils, ce qui est le plus gros volume de cette année. Afin d’éviter les sanctions, la Chine utilise désormais des pétroliers iraniens pour livrer le pétrole brut dans le pays depuis juillet. Elle espère garder ses importations de pétrole iranien au moins jusqu’au mois d’octobre.

L’Inde importe 8,2 millions de barils, ce qui indique une réduction de plus de 20 millions de barils. Cependant, les exportations vers l’Inde pourraient augmenter, car près de 11 millions de barils de pétrole iranien doivent encore être identifiés ce mois-ci.

Les exportations vers le Japon ont été réduites à 3,4 millions de barils en août, une baisse significative pour le deuxième mois consécutif. Et mi-septembre, les raffineries japonaises devraient importer leurs derniers barils de pétrole iranien. Elles devraient arriver au Japon avant novembre.

Depuis juillet dernier, l’Iran n’a livré aucun baril de pétrole à la Corée du Sud.

En ce qui concerne l’Europe, les données montrent que les importations ont chuté de 22,2 millions de barils en mars dernier, à 12 millions de barils en août. Les entreprises européennes comme le groupe français Total se sont retirées de l’Iran, car elles craignent d’être visées par les sanctions américaines. Pourtant, le président iranien a demandé aux signataires restants de l’accord sur le nucléaire de 2015 de sauver ce dernier.

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