lundi, décembre 5, 2022
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Iran : le risque de pénurie d’eau à Téhéran, une inquiétude pour la sécurité du régime

Iran : le risque de pénurie d’eau à TéhéranCNRI – La capitale iranienne aura une situation critique sauf si les habitants de Téhéran (une population de plus de 15 millions) réduisent leur consommation d’eau, a averti un responsable du ministère de l’Energie en Iran.

Hamid-Reza Janbaz, un adjoint du ministre de l’Energie a déclaré : « Les défis pour la fourniture et la distribution de l’eau sont tellement importants que tout le monde doit s’impliquer dans la gestion de ce problème. Le pays doit faire face à des pénuries d’eau. »

Ces deux dernières semaines, il y a eu des protestations dans plusieurs villes contre les coupures d’eau.

Craignant que la crise de l’eau déclenche des protestations dans les rues à travers le pays, le guide suprême du régime iranien, Ali Khamenei, a ordonné au début de ce mois-ci de trouver une solution aux problèmes que ce manque d’eau pose au régime.

Le conseiller militaire de Khamenei, Rahim Safavi, a déclaré que des projets étaient en préparation pour échanger avec le Tadjikistan de l’eau contre le pétrole. Il a ajouté : « Les crises de l’eau et de l’énergie sont étroitement liées avec la sécurité nationale et la défense. »

Un coordonnateur de l’ONU résident en Iran avait récemment affirmé à l’agence Reuters : « Le problème de pénurie d’eau est le plus important défi de sécurité humaine dans l’Iran d’aujourd’hui. »

Un responsable du ministère de l’Energie a précisé : « A l’heure actuelle, sur 1200 villes en Iran, seulement 500 villes peuvent fournir suffisamment d’eau à leur population. Etant donné la sécheresse et la chaleur durant l’été, une attention particulière est nécessaire. »

Le directeur de l’administration chargée de la gestion de l’eau potable et des eaux usées de la ville de Téhéran a déclaré le 14 août que les réserves d’eaux disponibles dans les barrages environnants peuvent seulement satisfaire les besoins des habitants de la capitale pendant un mois.

Par ailleurs, cinq des six barrages existants dans la province de Khorasan (nord de l’Iran) sont totalement asséchés et il y a maintenant le risque de coupures d’eau dans plusieurs villes de cette province.

Dans la province de Khûzistân (sud-ouest) et la province de Sistan-Balûchistân (sud-est) la situation est encore plus grave.

La moyenne des précipitations à Téhéran est d’environ 149 mm par an, mais 90 pour cent de ces eaux est perdu en raison de la mauvaise gestion.

D’autres facteurs tels que les constructions excessives de barrage sur les rivières, les mauvaises techniques d’irrigation, la sécheresse et le changement climatique ont contribué à la crise de l’eau en Iran qui est maintenant considérée par le régime des mollahs comme une question de sécurité d’Etat.

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