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IRAN: Le prisonnier politique Arjang Davoudi exige la poursuite du gardien de la prison de Gohardacht

IRAN: Le prisonnier politique Arjang Davoudi exige la poursuite du gardien de la prison de Gohardacht

CNRI – Le prisonnier politique iranien Arjang Davoudi est dans la 38ème journée d’une grève de la faim dans la prison de Gohardacht (Rajai-Shahr) à Karaj, au nord-ouest de Téhéran. Le 17 juillet, M. Davoodi a commencé sa grève de la faim et a cessé de prendre ses médicaments dans la prison de Gohardacht en protestation contre la situation déplorable de ses compagnons de prison.

Au terme de son 33ème jour de grève de la faim, le prisonnier politique Arjang Davoudi a publié une lettre le 18 août 2016, exigeant la poursuite du criminel gardien de la prison de Gohardacht à Karaj.

Dans une partie de sa lettre, M. Davoudi a écrit, “Le colonel Mohammad Mardani du CGRI – qui selon moi, le prisonnier politique Arjang Davoudi, doit être formellement poursuivi pour sept chefs d’accusations – a nié mes accusations…”

M. Davoudi a noté sept chefs d’accusations contre le gardien de Gohardacht et a ajouté; “Présentement, la plainte fait l’objet d’une enquête au sein du département de contre-espionnage de la prison. Au cours de la séance d’interrogatoire, il a été affirmé que le gardien de la prison de Rajai-Shahr (Gohardacht) n’est pas crédible du point de vue administratif, mais il a été souligné qu’en dépit du fait qu’il est facile de prouver chacune des accusations formulées contre lui, depuis que le département de contre-espionnage est supervisé par le gardien, il s’abstient de mener les interrogatoires. J’ai exigé que les interrogatoires et les enquêtes y afférentes soient conduits par le juge Hajiloo qui supervise les affaires des prisonniers politiques. »

M. Davoudi a été arrêté en 2003 et détenu en isolement cellulaire pour de longues périodes pendant lesquelles il a été torturé et privé d’accès à un avocat et à sa famille.

Il a été condamné en mars 2005 à 25 ans d’emprisonnement, réduits de 10 ans en appel, sur des accusations de “diffusion de propagande contre le système” et de “mise en place et de conduite d’une organisation opposée au gouvernement” pour ses activités pacifiques, y compris la direction d’un centre d’éducation culturelle, selon Amnesty International. En mai 2014, il a été condamné à un emprisonnement supplémentaire de deux ans, pour “insulte envers le Guide Suprême.”

Arzhang Davoodi a également été condamné à mort pour ses opinions politiques et son exercice pacifique du droit à la liberté d’expression.

Il est dit qu’il fut accusé d’avoir des liaisons avec l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI ou MEK), simplement parce qu’en prison, il a insisté pour appeler l’OMPI par son nom officiel; Moudjahidine, au lieu du terme Monafeghine (hypocrites) utilisé par les autorités iraniennes, selon un appel d’action urgente de 2014 lancé par Amnesty International.