CNRI – Le directeur général des affaires environnementales de la province de Guilân (situé au bord de la mer caspienne, au nord de l’Iran) a averti que le niveau des eaux de l’étang Anzali a descendu de façon inquiétante.
Mohammad-Reza Bordji, dont les déclarations ont été diffusés le 15 juin par des médias officiels en Iran, a précisé : « L’étang Anzali est le plus grand milieu naturel existant dans la province de Guilân. A cause des déchets industriels et agricoles, les ordures ménagères et les égouts urbains qui y sont déversés, cet étang se trouve sur la liste noire établie lors de la Convention de Ramsar. »
Ces différentes sources de pollutions sont acheminées vers l’étang d’Anzali par les onze rivières dont les eaux arrivent dans cet étang.
Cette autorité locale a expliqué : « Même si nous réagissons dès aujourd’hui pour réduire la pollution dans la province de Guilân, c’est déjà trop tard car le monstre de la pollution se trouve déjà dans les eaux de cet étang. Jusqu’à présent, les actions pour réduire cette pollution ont avancé au rythme d’avancement d’une tortue. »
L’étang Anzali, situé au nord de l’Iran, a une superficie d’environ 20.000 hectares. Cet étant est le milieu naturel d’un grand nombre d’espèces végétales et animales, dont une grande variété de poissons. Chaque année, un grand nombre d’oiseaux migrateurs venus des pays riverains de la mer caspienne se nichent dans cet étang. Les égouts de quasiment toutes les maisons et les déchets de la plupart des usines situées autour de l’étang Anzali sont déversés, soit directement dans les eaux de cet étang, soit dans les rivières qui arrivent dans cet étang.

Dans la passé, cet étang accueillait plus de la moitié des 145 espèces d’oiseaux migrateurs qui existent en Iran. L’envole de groupes d’oiseaux contenant parfois plusieurs centaine de milliers d’oiseaux était un spectacle très impressionnant pour les personnes qui visitaient l’étang d’Anzali.
Durant les dix dernières années, il y a eu au moins trois vagues de pollutions intenses causant la mort collective de plusieurs milliers de poissons. Le régime des mollahs n’a pas octroyé les budgets nécessaires pour réduire la pollution dans l’étang Anzali.

