vendredi, février 3, 2023
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Iran : La production automobile en Iran a baissé de 44%

CNRI – Le 16 octobre, le ministre de l’Industrie, des Mines et du Commerce de Rohani a déclaré que durant le premier semestre de cette année, la production de véhicules de tourisme en Iran a baissé de 44%.

Cité par l’agence de presse gouvernementale Isna, Mohammad Reza Nematzadez a affirmé : « Pendant le premier semestre de cette année, 300.000 véhicules ont été produits en Iran, cela représente une baisse de 44% par rapport à la même période l’année dernière.»

Le coût faramineux de l’implication du régime iranien dans la guerre en Syrie, le coût exorbitant du programme nucléaire et l’impact des sanctions internationales ont causé une baisse des activités économiques en Iran de l’ordre de 65%.

Lors de sa conférence de presse, Nematzadeh a évoqué les difficultés importantes de l’industrie automobile en Iran : « La production et l’exportation des véhicules rencontrent des difficultés, à cause des problèmes législatifs, des limitations de budget et des problèmes bancaires. Il a ajouté que les problèmes de trésorerie de l’industrie automobile ne sont pas encore résolus.

Le 7 octobre, l’agence Isna avait rapporté qu’en septembre, la production de véhicules dans les usines de Kerman Motor et de Modiran avait été réduite à zéro.

Le 4 septembre, Sassan Ghorbani, le secrétaire de l’association des industries automobiles en Iran, lors d’une interview avec cette même agence avait averti que « si les multiples difficultés intérieures et extérieures continuent, la société Valid Khodro cessera ses activités».

Il avait ajouté qu’à l’heure actuelle, l’industrie automobile en Iran tourne à 30% de ses capacités et que par ailleurs, les capacités industrielles des équipementiers ont baissé de 15 à 20%.

Un expert de l’économie iranienne estime que l’hypothèse du retour de General Motors sur le marché iranien évoquée par certains journaux européens est insensée. « Outre les obstacles politiques, l’économie chaotique de l’Iran n’a pas cette capacité », a-t-il ajouté.

Cet expert a ainsi poursuivi : « L’importation des voitures Camaros destinés à des classes aisées (liées au pouvoir) n’est pas un signe du retour de General Motors en Iran, de même que la présence de quelques Porsche dans les rues de Téhéran n’est pas le signe d’un quelconque investissement des industries automobiles allemandes en Iran.»

 

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