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Iran : La paralysie institutionnelle et les luttes intestines annoncent le prochain soulèvement

Iran : La paralysie institutionnelle et les luttes intestines annoncent le prochain soulèvement
Des boulangers iraniens manifestent contre le régime pour dénoncer la hausse des coûts et le contrôle des prix, réclamant une justice économique

Alors que le régime théocratique orchestre un vaste cortège funéraire traversant plusieurs villes pour l’ancien Guide suprême des mollahs — transportant sa dépouille de Téhéran à Nadjaf, puis à Machhad, entre le 4 et le 9 juillet 2026 — ce grand spectacle s’apparente avant tout à une mascarade. Derrière cette mise en scène d’unité, les fondations de l’État se fissurent violemment. La succession de Mojtaba Khamenei n’a pas permis de consolider le pouvoir ; elle a au contraire déclenché une guerre intestine acharnée autour de négociations secrètes avec Washington, d’un étouffement économique sévère et d’une mutinerie naissante au sein même des rangs du régime. D’après les informations relayées par les médias d’État, ces crises institutionnelles convergentes préparent le terrain pour un soulèvement interne bien plus décisif que les troubles de janvier 2026.

L’illusion d’une transition en douceur s’est effondrée lorsque des membres du régime ont commencé à s’accuser publiquement de trahison. Selon l’agence de presse étatique Fars News, le député Kamran Ghazanfari a explicitement mis en garde contre une mutinerie en cours, déclarant : « Un quasi-coup d’État politique contre Mojtaba Khamenei est en train de se jouer ». Ghazanfari a accusé le président du régime, Masoud Pezeshkian, et le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, d’avoir délibérément empêché les mobilisations de rue orchestrées par l’État afin de saper l’autorité du nouveau Guide suprême.

La volonté désespérée de conserver le contrôle a atteint des niveaux extrêmes. Ghazanfari a révélé que certaines factions dépensent des milliers de milliards de tomans pour corrompre des orateurs et des panégyristes affiliés à l’État afin qu’ils désertent les places publiques. En outre, il a souligné que le régime a illégalement fermé son propre Parlement pendant quatre mois, précisément pour empêcher les représentants de protester contre ce « quasi-coup d’État politique ». Cette paralysie législative met en lumière un appareil d’État qui se replie sur lui-même et dévore ses propres institutions tout en tentant d’étouffer la contestation sociale. « Les funérailles du siècle marquent l’enterrement de bien plus qu’un simple homme.

L’Accord d’Islamabad et la rupture interne
Ce coup de force interne trouve son écho dans un conflit tout aussi explosif autour de l’« Accord d’Islamabad » avec les États-Unis. Le 1er juillet 2026, l’IRIB (l’organisme de radiodiffusion de la République islamique d’Iran), fortement influencé par le Front Paydari (faction extrémiste), a déclenché une tempête politique en censurant brutalement une interview préenregistrée du négociateur en chef, Ghalibaf. Dans les passages censurés, qui ont par la suite fuité, Ghalibaf défendait le déblocage de 12 milliards de dollars d’avoirs gelés et critiquait vivement les tenants de la ligne dure, déclarant : « Vous n’aidez ni la diplomatie ni l’effort de guerre ; cessez de tourmenter le pays et de régurgiter les propos de Trump. »

La panique face à la capitulation du régime s’est intensifiée à la suite d’aveux inédits concernant son impuissance économique et militaire. Pezeshkian a récemment stupéfié les cercles du pouvoir en révélant l’impact dévastateur de l’isolement régional, admettant que, durant 40 à 50 jours, le régime avait été incapable d’exporter le moindre baril de pétrole depuis le golfe Persique. Cet aveu d’un blocus maritime de fait et d’un étranglement économique a provoqué la fureur des conservateurs radicaux. Le 2 juillet 2026, le journal *Kayhan*, porte-voix du Guide suprême, a vertement critiqué le président, affirmant que ses déclarations publiques sur la pénurie et les échecs des exportations pétrolières envoyaient un signal de faiblesse aux adversaires.

Le désastre économique a totalement vidé le paysage intérieur de sa substance, privant le régime de ses leviers d’action traditionnels. Heshmatollah Falahatpisheh, ancien président de la Commission de la sécurité nationale, a souligné le 1er juillet 2026 que, tandis que l’élite belliciste perçoit ses salaires en temps et en heure, les employés ordinaires de l’État n’ont pas été payés depuis sept ou huit mois. La misère absolue de la population iranienne contraste violemment avec les milliards engloutis dans les luttes intestines, aliénant davantage une population déjà profondément hostile au clergé au pouvoir.

Un État privé de légitimité
Alors que le filet de sécurité économique se désagrège, la légitimité de Mojtaba Khamenei est ouvertement contestée par sa propre base fondamentaliste. Un manifeste en 10 points, aux répercussions considérables, publié par 63 membres de l’Assemblée des experts — soutenue par la suite par 84 parlementaires — a tracé avec véhémence des « lignes rouges » s’opposant à la trajectoire diplomatique en cours. Par ailleurs, une lettre attribuée à Mojtaba lui-même, datée du 18 juin 2026 et dans laquelle il affirmait : « En principe, j’avais un avis différent » concernant l’accord avec les États-Unis, met en lumière son incapacité à exercer l’emprise absolue et unificatrice qu’avait son défunt père.

Avec un système législatif à l’arrêt, une direction suprême paralysée et une économie étranglée par les blocus internationaux, l’establishment clérical a perdu sa capacité à gérer les crises. Les profondes fractures au sein de l’appareil d’État font que les forces de sécurité elles-mêmes sont divisées et compromises. Le régime utilise actuellement les cortèges funéraires pour projeter une aura d’invincibilité, mais la déliquescence structurelle est indéniable.

Tous les indicateurs pointent vers une explosion inévitable à l’échelle nationale. La fragilité sans précédent de cette période de transition garantit que la prochaine vague de contestation balayera toute illusion concernant le régime. Poussé par un désespoir économique absolu et alimenté par les vulnérabilités criantes d’une élite fracturée, le soulèvement imminent s’annonce comme une confrontation décisive pour le peuple iranien.