jeudi, février 9, 2023
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Iran: la guerre sainte continuera jusqu’à la disparition de l’Amérique – Guide suprême

Daily Caller – Le Guide suprême du régime iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a affirmé dimanche que les négociations sur le programme nucléaire du pays sont finies et que les idéaux de la République islamique inclut la destruction de l’Amérique.

 

«Ceux qui veulent poursuivre les négociations, qui veulent capituler face aux oppresseurs et qui accusent la République islamique de bellicisme sont en réalité des traîtres », a déclaré Khamenei lors d’un rencontre avec des membres du parlement, selon l’agence de presse gouvernementale Fars.

Khamenei a souligné que sans un état d’esprit combatif, le régime ne pourrait pas jouer son rôle de leader du monde musulman dans la guerre contre « les oppresseurs. »

« La raison de la poursuite de cette guerre n’est pas le bellicisme de la République islamique. La logique et la raison commande à l’Iran de s’armer et augmenter ses capacités militaires pour pouvoir se défendre dans une région pleine de pirates ».

« Le monde d’aujourd’hui est plein de bandits qui détruisent l’honneur, la dignité et la morale. Ils ont la technologie, la richesse et la puissance. Sous prétexte d’actions humanitaires, ils commettent facilement des crimes, ils trahissent les idéaux humains et ils déclenchent des guerres dans différentes parties du monde », a-t-il affirmé.

Un des parlementaires présents dans cette réunion a demandé à Khamenei combien de temps cette guerre continuera. Khamenei lui a ainsi répondu : « Le djihad (la guerre sainte) continuera toujours, puisque le mal continuera toujours d’exister…. Cette guerre ne prendra fin qu’au moment où le monde se débarrassera de tous les oppresseurs, en particulier de l’Amérique qui a détruit les esprits, les corps et les âmes…. Cette guerre sera longue et difficile et nécessitera beaucoup de sacrifices. »

Khamenei a évoqué les progrès scientifiques du pays et a souligné : « Les avancées scientifiques importants de l’Iran durant les 12 dernières années ne peuvent s’arrêter en aucun cas ». Il fait ainsi allusion aux avancés de son régime sur le chemin pour devenir une puissance nucléaire.

Comme cela a été signalé par The Daily Caller le 19 mai, l’Iran a fixé de novelles lignes rouges dans ses négociations nucléaires avec le groupe P5 + 1 (les cinq les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, plus l’Allemagne).

La quatrième série des négociations nucléaires qui ont duré trois jours se sont terminé récemment sans aucun résultat concret. Selon les officiels iraniens, lorsque les négociateurs iraniens ont présenté les nouvelles « lignes rouges » de l’Iran, cela a anéantit tous les espoirs de l’administration Obama de prétendre à une victoire dans ses démarches pour stopper les ambitions nucléaires de l’Iran.

L’administration Obama avait espéré que le président iranien Hassan Rohani et son ministre des Affaires étrangères, Djavad Zarif, montrent un empressement pour résoudre la question du nucléaire et répondre aux préoccupations de l’Occident. Dans ce cas là, il aurait pu y avoir une chance pour une solution négociée. Un accord provisoire signé en novembre 2013 à Genève avait été salué comme un « accord nucléaire historique. »

Dans le cadre de cet accord, en contrepartie d’un allégement des sanctions, l’Iran s’était engagé à limiter l’enrichissement de l’uranium à 5 pourcent, restituer son stock d’uranium enrichi à 20 pourcent (un stock d’environ 10 tonnes d’uranium, assez pour fabriquer six bombes atomique), autoriser des inspections plus intrusives de ses centrales nucléaires par l’Agence internationale de l’énergie atomique.

La semaine dernière, la délégation iranienne a présenté ses nouvelles lignes rouges qui sont les suivantes : la poursuite des activités de recherche et développement dans le domaine nucléaire sans aucune restriction ; la poursuite de l’enrichissement de l’uranium. La délégation iranienne a par ailleurs souligné que le programme de missiles balistiques du pays ne fera partie des sujets de négociations.

Dans le même temps, des officiels de l’AIEA ont de nouveau rencontré leurs homologues iraniens à Téhéran la semaine dernière pour discuter à propos des travaux de l’Iran sur des détonateurs et pour demander la collaboration du régime iranien pour régler les questions restées en suspens, notamment les sept mesures de transparence que l’Iran avait accepté de mettre en application avant le 15 mai et qui ne sont toujours pas mises en application.

Traduit de l’anglais