AccueilActualitésIran : Khamenei affirme que ses négociateurs nucléaires ne céderont pas

Iran : Khamenei affirme que ses négociateurs nucléaires ne céderont pas

CNRI – Lors d’un discours pour l’anniversaire de la prise d’otage à l’ambassade des Etats-Unis en 1979 à Téhéran, le guide suprême du régime iranien a donné son avis sur les négociations nucléaires en cours entre l’Iran et les 5 + 1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine, Allemagne).

Le 4 novembre 1979, les agents de Khomeiny lançaient un assaut contre l’ambassade des Etats-Unis à Téhéran et prenaient tous les diplomates américains en otages durant 444 jours. Depuis, les mollahs ne manquent pas de célébrer chaque année le 4 novembre.
 
Dans son discours, Khamenei a averti : « Personne ne doit affaiblir les négociateurs iraniens, mais je ne suis pas optimiste sur l’issue des négociations avec les Américains. »
 
Selon le site de Khamenei, dans son allocution du 3 novembre, il avait affirmé : « Si les négociations aboutissent, ça sera tant mieux, mais si elles n’aboutissent pas, cela voudra dire que nous maintenons nos positions. »
 
Selon les analystes des affaires iraniennes, la stratégie de Khamenei est d’approuver, au moins dans les apparences, les négociations entre l’Iran et les 5+1. Si les négociations aboutissent à un allégement des sanctions internationales, Khamenei présentera cela comme un acquis qu’il aura rendu possible. Si elles échouent, Khamenei dira qu’il n’en était pas l’instigateur.
 
La faction de Khamenei, ainsi que les médias officiels en Iran mènent actuellement une campagne de propagande contre le renoncement à l’enrichissement de l’uranium et l’acceptation des inspections inopinées des sites nucléaires.
 
La semaine dernière, les pasdarans avaient affiché dans les rues de Téhéran un grand nombre de panneaux publicitaires antiaméricains mettant en cause la « sincérité » des USA. Ces panneaux contenaient des caricatures montrant les Américains participant aux négociations en bottes et uniformes militaires. Au bout de quelques jours, ils ont été enlevés des rues de la capitale, puis installés dans les artères d’autres grandes villes iraniennes