mardi, février 7, 2023
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Iran : identification de 2000 compagnies-écrans impliquées dans des infractions fiscales

Iran : identification de 2000 compagnies-écrans impliquées dans des infractions fiscales

CNRI – Le ministre suppléant iranien de l’Économie a annoncé l’identification de 2000 compagnies impliquées dans des infractions fiscales. Selon Seyyed Kamel Taqavinejad, le ministre suppléant iranien de l’Économie, un réseau d’infractions fiscales a été identifié à Karaj et dans l’est de la province de Téhéran. Deux mille compagnies font partie de ce réseau qui aurait été placé sur la liste noire des impôts. (Agence de presse des Pasdaran Fars – 7 mars)

Un des problèmes en Iran est la dépendance de l’économie iranienne des revenus du pétrole et c’est aussi l’inaptitude du gouvernement à collecter les taxes, notamment des institutions au pouvoir.

Le 16 janvier de cette année, Ali Tayyebnia, le ministre iranien de l’Économie a déclaré dans son discours à la Chambre des commerces : « Nous pensons tous qu’un des problèmes de notre économie est sa dépendance au pétrole et que notre inflation est due également à cette dépendance. Si nous voulons améliorer cette situation, nous devons mettre fin à notre dépendance avec une augmentation des impôts. »

Selon le ministre de l’Économie : « Les taxes ne sont pas collectées équitablement, la part des différentes sections n’est pas appropriée, de nombreuses exemptions de taxes sont illogiques dans le pays et toutes ces pressions sont appliquées sur des secteurs transparents de l’économie et de l’industrie. » Une grande partie de l’économie est sous le contrôle du principal centre des institutions au pouvoir comme Astan Quds Razavi et les gardiens de la révolution. De nombreuses compagnies dont Astan Quds Razavi et ces institutions sont les propriétaires, sont exemptées de taxes ou ne les payent pas sous différents prétextes.

Ali Tayyebnia a déclaré pendant la réunion : « Avec les décisions que nous avons prises dans le passé, nous avons mis une pression fiscale sur le secteur de la production sans garder en tête que cela mènerait à une pression active sur le secteur privé de l’économie du pays. »

Le ministre de l’Économie de Rohani a admis : « Si nous voulons empêcher l’évasion fiscale dans le pays, nous devons combattre le blanchiment d’argent tout en garder en tête qu’il y aura beaucoup de résistance et de bruit dans ce domaine. »

Ali Tayyebnia a donné un exemple choquant d’une barrière contre la transparence : « Je dois dire qu’à propos du plan des frontières complètes, ils ont versé de l’essence sur trois agents aux frontières pour les immoler, car ils étaient contre la transparence. »

 

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