vendredi, décembre 2, 2022
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Iran-GB : Le régime iranien intensifie sa campagne de désinformation contre l’OMPI, selon Lord Alton

ImageCNRI, 4 décembre – Parmi les orateurs de premier plan qui ont pris la parole lors du « SYMPOSIUM DE PARLEMENTAIRES ET DE JURISTES » à la Chambre des Lords le 29 novembre, se trouvait Lord Alton of Liverpool, ancien whip en chef du parti Libéral. En tant que cible du ministère des Renseignements du régime religieux, il a déclaré : « Ayant participé aux activités de la Résistance iranienne pendant 25 années, j’ai beaucoup appris sur cette campagne de désinformation et sur les tentatives du gouvernement iranien pour discréditer l’OMPI ». Il a ensuite donné plus de détails sur son expérience personnelle.

Voici des extraits de son discours traitant de différents thèmes :
Cela fait 25 ans maintenant qu’un groupe d’intellectuels iraniens s’est adressé à moi pour me demander comment organiser une conférence du parti et un meeting pour la Résistance iranienne. Tout au long de ces années, j’ai essayé de rester fidèle à cette cause qui me tient à cœur et je n’ai personnellement jamais compris comment un gouvernement pouvait proscrire une organisation qui défend les valeurs démocratiques et qui lutte pour la liberté et l’égalité en Iran depuis 25 ans et, en même temps, que ce gouvernement fasse des affaires avec un Etat qui répand la terreur dans le monde entier. Il y a un parallèle que je fais souvent et qui est celui de faire des affaires avec les bons, je fais allusion ici à la résistance française durant la seconde Guerre Mondiale.
Je ne comprends pas pourquoi nous avons poursuivi cette politique. Mais je crois que, ces derniers mois, notre gouvernement a commencé à la remettre en question. J’ai été particulièrement touché et heureux d’entendre autant de collègues des deux Chambres du Parlement, ainsi que d’éminents avocats.
Nous nous étions rassemblés cette année à Church House, avec une grande émotion, car certains d’entre vous se rappelleront du 7 juillet où des bombes ont explosé dans cette même ville. C’était dans ce contexte que nous considérions la nature de la terreur. Pas plus tard qu’hier, Tony et moi nous nous trouvions dans cette salle pour parler de la situation en Birmanie. J’aimerais faire une seule comparaison. Nous évoquions la situation critique des minorités ethniques dans ce pays, mais également l’assignation à résidence permanente de Dor Aung San Su Kyi depuis dix ans et la décision de la junte militaire birmane de renouveler cette assignation à résidence pour une période prolongée.
Le parallèle que nous pouvons établir entre Dor Aung San Su Kyi et Maryam Radjavi, que j’ai eu le privilège de rencontrer à différentes occasions, est on ne peut plus évident. Ce sont deux femmes extraordinaires et nous avons entendu plusieurs de mes collègues aujourd’hui, comme la Baronnesse Harris, parler de la situation lamentable des femmes en Iran. Qui d’autre que cette figure emblématique de Maryam Radjavi pour représenter à mon avis, aux côtés de Dor Aung San Su Kyi, deux des plus grandes femmes de ce monde. Elle devrait être reconnue par les autorités mondiales comme l’a justement été Dor Aung San Su Kyi. Je voudrais voir Maryam Radjavi recevoir le prix Nobel de la paix pour tout ce qu’elle a fait pour les femmes iraniennes pendant toutes ces années.
Il y a deux questions que j’aimerais vous poser brièvement en raison du nombre important d’illustres personnes qui vont prendre la parole aujourd’hui.  Elles concernent la prolifération atomique qui se prépare face au programme nucléaire des mollahs et la diffamation continue contre de l’OMPI.
La manière avec laquelle l’Occident a fait face à la menace posée par le programme d’armes nucléaires du régime iranien illustre le danger de la complaisance ; beaucoup d’entre nous croyaient qu’il serait définitivement écarté lorsque Lord Renton est arrivé à la Chambre des Communes en 1945.
Après avoir donné du fil à retordre aux 3 Européens pendant quelques années, le négociateur nucléaire des mollahs a admis ouvertement des progrès dans le domaine nucléaire réalisés par les mollahs pendant les négociations. Pendant ce temps, ils ont également violé tous les accords conclus avec les 3 Européens, le dernier en date étant les 37 tonnes de minerai d’uranium alimentant l’usine de conversion d’Ispahan. Maintenant les mollahs déclarent qu’ils vont rajouter encore 50 tonnes, c’est-à-dire suffisamment d’uranium hautement enrichi pour fabriquer jusqu’à 10 bombes atomiques.
L’idée, comme d’autres l’ont exprimé, d’un État soutenant activement le terrorisme et possédant les armes les plus dangereuses du monde est réellement terrifiante. Depuis que le Conseil national de la Résistance iranienne a révélé le programme nucléaire des mollahs en août 2002, parce que ce sont eux qui ont révélé son existence et non la CIA ou d’autres agences de renseignements, la communauté internationale fait face à cette menace très sérieuse. Au lieu d’adopter une politique ferme vis-à-vis du régime iranien, les 3 Européens ont fait aux mollahs concession sur concession dans l’espoir aveugle qu’ils se réveillent un jour, se repentent de leurs méfaits et décident d’abandonner leur programme d’armes nucléaires pour lequel ils ont dépensé des milliards de dollars et qu’ils considèrent comme leur seul moyen de survie. Les 3 Européens sont même allés jusqu’à promettre de proscrire de manière continuelle l’OMPI si les mollahs acceptaient de se soumettre à leurs obligations nucléaires. La mauvaise affaire ! Il est totalement inexcusable d’attendre plus longtemps pour renvoyer le dossier nucléaire du régime iranien devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies, alors que la menace posée par le régime continue de s’intensifier, augmentant ainsi la probabilité d’un conflit militaire inouï dans la région.
La campagne de désinformation des mollahs

La promesse faite par les 3 Européens souligne la façon dont l’Occident se sert de l’OMPI comme d’un jouet dans les négociations avec les mollahs et m’amène à la campagne de désinformation sophistiquée du régime contre l’OMPI. Comme mes collègues, j’ai reçu ces jours derniers un nombre important de brochures de la part de l’arme de propagande du régime, essayant de discréditer l’OMPI.
Ayant pris part aux activités de la Résistance iranienne pendant ces 25 années, j’ai beaucoup appris à propos de cette campagne de désinformation et des tentatives du régime iranien pour discréditer l’OMPI. Une des accusations que j’ai personnellement suivie concernait le meurtre épouvantable de trois leaders anglicans en Iran en 1994. On nous a raconté que trois femmes avaient publiquement avoué avoir reçu des ordres de l’OMPI pour assassiner les trois prêtres anglicans. Plusieurs années plus tard, cependant, d’anciens responsables des services de renseignements du régime iranien ont révélé à la presse du pays que ces prêtres avaient été assassinés par des agents du ministère des Renseignements et de la Sécurité et que toutes les accusations relatives à l’implication de l’OMPI dans les meurtres avaient été inventées pour discréditer délibérément le mouvement. C’est un exemple sordide de ce à quoi nous avons affaire ici aujourd’hui.
La raison pour laquelle je m’attarde sur ce problème, c’est que le régime iranien et ses agents ont récemment intensifié leur campagne de désinformation contre l’OMPI en plein cœur de l’Europe. Un exemple récent de ce phénomène, c’est lorsqu’en mai dernier, Human Rights Watch, une organisation que j’admire beaucoup, s’est fait duper et a été amenée à écrire un rapport accusant l’OMPI de violation des droits humains en Irak. Le rapport se basait sur quelques interviews téléphoniques avec des personnes affirmant être d’anciens membres de l’OMPI. De plus, HRW n’a pas donné la possibilité à l’OMPI de répondre à ces accusations et elle ne s’est pas non plus rendue en Irak et au camp Achraf, lieu des crimes présumés.
Le rapport a provoqué la colère de beaucoup et une délégation du Parlement européen a visité le camp de l’OMPI et a mené une enquête indépendante sur les allégations. Beaucoup d’entre vous auront sûrement lu l’excellent rapport rédigé par notre collègue Lord Slynn au sujet du camp. Ses conclusions, publiées dans un livre, affirment que des agents du ministère des Renseignements du régime iranien ont dupé HRW et l’ont amené à écrire un rapport contenant des accusations montées de toutes pièces contre l’OMPI.
 
Encore plus récemment, mesdames et messieurs, des agents du régime iranien, se servant d’organisations et de sites Internet bien connu, tels qu’Iran-Interlink, ont tenté de tenir une conférence de presse à Londres afin d’accuser à tort l’OMPI d’être l’armée privée de Saddam Hussein. Dans une déclaration intitulée « Des facilités mises à la disposition du régime des mollahs à Londres », Win Griffiths, ancien membre travailliste du Parlement pour Bridgend et fidèle partisan de la résistance iranienne, a exprimé son « inquiétude face aux activités de Massoud Khodabandeh et de sa femme, Anne, qui essaient de détourner l’attention des pratiques dangereuses du régime des mollahs et des activités du régime iranien dans les pays démocratiques comme le Royaume Uni ».
Lors de la conférence de presse grotesque à laquelle une poignée d’individus ont assisté, les orateurs auraient fait l’éloge du Hezbollah et du nouveau président de l’Iran, dont nous venons d’entendre parler, ainsi que l’apologie d’Osama ben Laden. Par conséquent, il appartient à notre gouvernement et aux gouvernements européens de mener l’enquête sur ces individus et d’empêcher leurs activités pour le compte de ce régime en Europe.
Enfin, je suis ravi d’apprendre que 1300 avocats britanniques ont signé une déclaration demandant la fin de la proscription de l’OMPI. Je suis de tout cœur avec eux.
Comme vous l’avez peut-être appris, j’ai insisté en pleine séance du Parlement pour que le gouvernement me dise pourquoi l’OMPI demeurait proscrite alors que le président iranien a demandé à ce qu’un autre État soit rayé de la carte. Le représentant du gouvernement a rétorqué qu’ils avaient de bonnes raisons pour cette proscription et qu’il m’en ferait part. J’attends toujours. Combien de temps devrons nous attendre avant que notre gouvernement change sa position et stoppe sa politique de complaisance des années 1930 ? Nous avons déjà attendu trop longtemps.

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