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Iran/extrémisme : Texte du témoignage de Maryam Radjavi au Congrès américain – première partie

CNRI – Le 29 avril 2015, la Présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne, Maryam Radjavi, a soumis à la commission des Affaires étrangères de la Chambre des Représentants des Etats-Unis, sous-commission sur le terrorisme, la non-prolifération et le commerce, le témoignage suivant.

Première partie :

Monsieur le Président, distingués membres de la Commission, merci de me donner cette occasion de m’adresser à vous.

Aujourd’hui, l’extrémisme et l’intégrisme islamistes, sous le nom de Daech ou de groupes paramilitaires chiites, ont lancé une attaque brutale contre des territoires allant de l’Asie de l’Est jusqu’aux rives méridionales et orientales de la Méditerranée, n’épargnant ni les Etats-Unis ni l’Europe.

Depuis 36 ans, nous résistons à une tyrannie religieuse mue par l’intégrisme islamiste et nous nous battons pour la démocratie en Iran.

Avant d’entrer dans les détails, permettez-moi d’aborder brièvement quelques points :

1. L’extrémisme et l’intégrisme islamistes ont émergé comme une menace à la paix et la tranquillité régionales et mondiales après l’arrivée au pouvoir en Iran en 1979 de la dictature religieuse (fondée sur le principe du velayat-e faqih, ou pouvoir absolu du guide suprême religieux). Depuis lors, le régime de Téhéran a agi comme la force motrice et l’épicentre de ce phénomène inquiétant régional et mondial.

2. L’objectif principal de l’intégrisme islamiste est d’établir un empire islamique (ou califat) et d’appliquer les lois de la charia par la force. Il ne reconnaît aucune frontière ni de différence entre sunnites et chiites. Ce phénomène se caractérise principalement par l’agression et le penchant à la violence. C’est pourquoi rechercher des modérés parmi ses partisans est une illusion.

3. En 1993, nous avons publié un livre intitulé «L’intégrisme islamiste, la nouvelle menace mondiale » mettant en garde contre cette menace et identifiant Téhéran comme son épicentre. Nous avons réitéré que le régime des mollahs cherchait à se doter de la bombe atomique afin d’exporter son idéologie réactionnaire et garantir sa propre survie. Malheureusement, cette menace n’a pas été prise au sérieux. L’expérience de ces trois dernières décennies montre qu’en l’absence de politique de fermeté avec le régime de Téhéran, le monde devra faire face à des conséquences destructrices.

4. Malheureusement, l’incapacité de contrecarrer l’ingérence post-2003 du régime iranien en Irak, a permis à ce dernier d’occuper progressivement son voisin et de propulser la propagation de l’intégrisme de manière sans précédent. De même, les atrocités perpétrées par la Force Qods (des gardiens de la révolution) en Irak et en Syrie (pour soutenir les pantins de Téhéran, Bachar al-Assad et Nouri al-Maliki), et le massacre et l’exclusion des sunnites, doublés du silence de l’Occident, ont renforcé Daech.

5. Je répète que le régime des mollahs ne fait partie d’aucune solution alors que nous essayons de faire face à l’intégrisme islamiste ; c’est en fait le cœur du problème.

La solution déterminante à ce problème est un changement de régime par le peuple iranien et sa Résistance. Ce régime est extrêmement fragile et vulnérable. Comme on l’a vu pendant le soulèvement 2009, l’écrasante majorité du peuple iranien aspire à un changement fondamental, à savoir mettre fin à la théocratie et l’instauration de la démocratie.

La démonstration de force du régime est creuse et découle de la faiblesse de la politique occidentale. Elle vise à masquer l’incapacité sous-jacente des mollahs à répondre aux exigences de millions d’Iraniens au 21e siècle.

En raison du rôle central de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) en tant que mouvement musulman démocratique, la Résistance iranienne s’est établie comme l’antithèse de l’intégrisme islamiste.

Nous pouvons et nous devons vaincre l’intégrisme islamiste, chiite ou sunnite. La formation d’une coalition internationale et les mesures pratiques suivantes sont indispensables pour atteindre cet objectif :

a) Chasser totalement la Force Qods d’Irak et mettre fin à l’influence du régime iranien dans ce pays. Permettre une véritable participation des sunnites dans le partage du pouvoir et armer les tribus sunnites afin de leur permettre d’assurer la sécurité de leurs communautés ;
b) En Syrie, aider l’opposition modérée et la population à mettre fin à la tyrannie d’Assad et instaurer la démocratie dans ce pays ;
c) Reconnaître les aspirations du peuple iranien à renverser le régime des mollahs et à cesser l’inaction vis-à-vis des violations flagrantes des droits humains en Iran. Assurer la protection et la défense des droits des habitants du camp Liberty (membres de l’OMPI) en Irak ;
d) Promouvoir l’islam authentique, démocratique et tolérant pour contrer les interprétations intégristes de cette religion ; et
e) bloquer toutes les voies menant le régime iranien à se doter de l’arme nucléaire.

Monsieur le Président,

Le discours sur l’extrémisme islamiste qui est devenu une menace mondiale de longue date et qui a lancé un assaut de grande ampleur sur les acquis de la civilisation – ne peut être un simple exercice académique ou universitaire. Le but, ici, est plutôt de trouver une solution viable et pratique pour protéger l’humanité contre ce sinistre phénomène.

Avec la montée de Daech et l’escalade de la crise en Irak, en Syrie et au Yémen, l’extrémisme islamiste est devenu plus irritant ces derniers mois. Mais, pour le peuple iranien et sa résistance, il ne s’agit pas d’un danger inconnu. A la suite de l’effondrement de l’Union soviétique et de la première guerre du Golfe en 1991, la résistance avait prévenu que l’intégrisme islamiste était devenu la nouvelle menace mondiale. Malheureusement, cette menace n’a pas été prise au sérieux.

Aujourd’hui, les corps couverts de sang de jeunes écolières au Pakistan, l’enlèvement de femmes et de filles innocentes au Nigeria, la décapitation de jeunes sans défense et le déplacement forcé de dizaines de milliers de personnes en Irak et en Syrie, l’effroyable massacre des sunnites en Irak et leur enlèvement, leur déplacement et leur réinstallation forcée, les attaques terroristes à Paris et Copenhague, l’atroce persistance et l’escalade des exécutions en Iran, associée au massacre et à l’emprisonnement des minorités religieuses, ont tous profondément horrifié la conscience de l’humanité contemporaine.

Aujourd’hui, tout le monde au Moyen-Orient, en Europe et ailleurs dans le monde, est confronté à la plus grande menace de notre temps : le défi de l’extrémisme se faisant passer pour l’islam.

La question est de savoir quelle est la cause principale de la création et de la montée l’intégrisme islamiste et où se trouve son épicentre ? La variante chiite de l’intégrisme est-elle différente de la sunnite ? La propagation de cette tumeur maline était-elle inévitable ? Et enfin, ce phénomène funeste pourra-t-il être vaincu – et si oui – quelle est la stratégie pour le vaincre ?

Il est essentiel de répondre à ces questions, car elles peuvent servir de guide pour cerner la solution et adopter les politiques appropriées pour faire face à ce phénomène funeste.

La cause principale de l’émergence et de l’expansion de l’intégrisme

Le système du guide suprême que Khomeiny, le fondateur du régime iranien, a établi après avoir usurpé la direction d’une révolution populaire en Iran – rendue possible parce que le régime du chah avait réprimé les mouvements démocratiques et progressistes et emprisonné leurs dirigeants – a créé pour la première fois dans l’histoire contemporaine un Etat qui a fusionné le pouvoir politique avec l’autorité « religieuse » : une tyrannie médiévale cachée sous le voile de la religion.

Le but ultime et déclaré des intégristes est d’établir un califat islamique et d’appliquer les lois de la charia par la force. C’est le dénominateur commun et le point focal de toutes les variantes du fondamentalisme islamiste, chiite ou sunnite, qui rend leurs différences secondaires à la lumière de ce but commun. Khomeiny l’a surnommé “velayat-e motlaq-e faqih” (le régime du guide suprême absolu), soulignant que la préservation du pouvoir «islamique» l’emportait sur tout le reste.

Ce phénomène est nettement caractérisé par son agressivité et sa propension à la violence. Il ne reconnaît aucune frontière et sa survie repose sur l’expansion. Pour cette raison, dès le premier jour, le régime a recouru à des massacres, à la torture et à des exécutions quotidiennes, auxquels se sont ajoutées des lapidations, des énucléations des yeux et des amputations, qui continuent de nos jours. Parallèlement, il s’est mis à s’ingérer dans les affaires des autres pays.

Le système du guide suprême est incompatible avec le monde d’aujourd’hui, les besoins de la population et les événements contemporains. Il est incapable de résoudre les problèmes politiques, sociaux, économiques ou culturels du 21e siècle. Par conséquent, il compte uniquement sur la violence à l’état brut, sous le couvert de l’islam, pour prolonger son existence. Les mollahs veulent ramener le monde en arrière par la force pure, la violence et la tuerie, ce qui explique pourquoi ils commettent d’innombrables atrocités.

En Iran, les mollahs ont éliminé les femmes de la vie politique et sociale. Au moyen de la discrimination, la répression brutale et le voile obligatoire, ils ont essayé d’intimider et de terroriser la population. Sous la bannière de la « révolution culturelle », ils ont fermé toutes les universités pendant trois ans afin de mettre en place des entités d’enseignement totalement en ligne avec leurs lubies. Ils ont fermé tous les journaux qui critiquaient leur politique et interdit l’ensemble des organisations, partis et entités politiques d’opposition.

Les minorités ethniques ont été soumises à une répression et une discrimination sévères et les minorités religieuses ont été brutalement opprimées et privées de leurs droits fondamentaux. Cette conduite criminelle a rapidement été inscrite dans la Constitution et institutionnalisée dans le code pénal et le code civil et se poursuit aujourd’hui.

C’est précisément l’exemple que les intégristes chiites et sunnites suivent dans les autres pays. Ce système de gouvernance est en totale contradiction avec l’islam et les normes civilisées. Il est appelé « califat islamique » par des intégristes sunnites qui ont les mêmes caractéristiques et modus operandi. D’un point de vue juridique et religieux, ce système n’a pas la moindre capacité de changement de l’intérieur. Le régime élimine quiconque conteste le pouvoir absolu du clergé.

Comme il est stipulé dans sa Constitution, le régime des mollahs a formé le Corps des gardiens de la révolution pour protéger le système du guide suprême et l’étendre à d’autres parties du monde musulman . Il a également créé 75 organes répressifs pour enfermer et réprimer la population.

À ce jour, il a exécuté 120.000 opposants politiques, allant de fillettes de 13 ans à des personnes âgées, en passant par des femmes enceintes.

L’exportation de cette école de pensée médiévale, ou comme l’appelait Khomeiny, l’exportation de la révolution, est indispensable et inhérente au modus operandi du régime. Le dirigeant de la Résistance iranienne Massoud Radjavi a expliqué en plusieurs occasions la principale théorie qui sous-tend la politique de l’exportation de l’intégrisme : Incapable de guider l’énorme énergie libérée par la révolution antimonarchique pour la liberté, la démocratie et le développement, Khomeiny en a englouti une partie dans la guerre contre l’Irak et en a dirigé le reste hors du pays sous prétexte de «l’exportation de la révolution ».

En effet, l’existence d’une société extrêmement jeune et agitée qui avait renversé la dictature précédente rendait ce régime médiéval instable en permanence, ce qui l’a incité à exporter son idéologie rétrograde afin de contenir ses crises internes.

Dans la Constitution du régime iranien, l’exportation des crises, du terrorisme et de l’intégrisme a été codifiée dans les articles 3, 11 et 154 sous le couvert de «soutien sans relâche aux Mostazafan » (opprimés du monde) et de «l’unité du monde musulman ». Ils figurent au nombre des piliers de la politique étrangère du régime.

Pour Khomeiny, l’exportation de « la révolution islamique » en Irak et l’instauration d’un régime frère dans ce pays a été le premier point à l’ordre du jour, ouvrant la voie à un conflit qui a ensuite éclaté quand l’Irak a attaqué l’Iran en 1980. En essayant de dominer l’Irak dès 1979 puis en poursuivant la guerre antipatriotique Iran-Irak, avec le slogan de «libérer Qods [Jérusalem] via Karbala », le régime a cherché à exporter son idéologie médiévale dans le monde musulman. Par contre, la communauté internationale et le Conseil de sécurité des Nations Unies ont exigé la fin de la guerre et appelé à un cessez-le-feu. Khomeiny s’était rendu compte avec raison que l’Irak pouvait servir de tremplin pour s’étendre sur le monde arabe et musulman.

La carte ci-jointe, publiée par le Corps des gardiens de la révolution au milieu des années 1980, illustre le dessein de Khomeiny de transformer l’Irak en une passerelle pour dominer le monde musulman. Khomeiny a perdu cette guerre. Mais l’échec de la communauté internationale à saisir et à comprendre la nature et les intentions de ce régime et les politiques erronées qui en ont résulté pour traiter avec lui, ont permis aux successeurs de Khomeiny d’atteindre ce but. En regardant maintenant, vous pouvez voir que le régime a tenté exactement d’empiéter sur les pays qu’il avait l’intention de dominer dans les années 1980.

Khomeiny a accepté la défaite dans la guerre Iran-Irak en 1988. Pour éviter tout mouvement social, il a massacré plus de 30.000 prisonniers politiques en l’espace de quelques mois. La majorité des victimes appartenaient à l’OMPI, qui est paradoxalement un groupe musulman chiite.

Aujourd’hui, ces mêmes responsables du massacre de 1988 occupent des postes clés dans les organismes gouvernementaux, y compris au gouvernement de Hassan Rohani et au pouvoir judiciaire.

Parallèlement à la guerre en Irak, et surtout après, le régime iranien a alloué un énorme budget pour mettre en place les centres soi-disant culturels et éducatifs dans divers pays dans le but de propager son idéologie intégriste islamiste et recruter des partisans. Dans de nombreux pays, y compris au Liban, dans les territoires palestiniens, en Syrie, en Irak et au Yémen, il a formé, financé et armé des terroristes chiites comme sunnites.

Dès le début, le régime des mollahs a essayé de propager l’intégrisme en prenant en otage 52 Américains pendant 444 jours en 1979, en faisant sauter la caserne des Marines américains à Beyrouth en 1983, en créant le Hezbollah au Liban et le Conseil suprême de la révolution islamique en Irak (le groupe CSRI) ainsi qu’un certain nombre de groupes dans d’autres pays musulmans, et en prenant en otage des ressortissants occidentaux au Liban.

Ce n’est pas une politique limitée au passé. Ces dernières années, la politique d’ingérence dans les affaires des autres pays s’est plutôt intensifiée, prenant des dimensions nettement plus vastes et plus profondes. En tant que tel, ce phénomène, prenant à la fois une forme nouvelle et des dimensions plus larges, a émergé en utilisant le levier de la position culturelle et historique de l’Iran, un pays également doté d’une des plus grandes réserves de pétrole et de gaz au monde.

En réalité, l’Iran est devenu la capitale culturelle du monde musulman dès les premières décennies après l’avènement de l’islam, si bien que toute transformation ou changement en Iran a eu un impact collatéral sur le monde musulman au cours des quatorze derniers siècles. Cependant, après son arrivée au pouvoir, Khomeiny a fait prendre à l’Iran un chemin différent pour le transformer en épicentre de l’intégrisme. Il s’est proclamé parrain des extrémistes et intégristes islamistes et des terroristes au Moyen-Orient.

Ce n’est que via l’existence du régime du guide suprême en Iran que le fondamentalisme islamiste a pu se transformer en une nouvelle menace mondiale. Sans l’instrument de la puissance étatique dans un pays comme l’Iran, les forces réactionnaires n’auraient pu rassembler un tel potentiel ni la perspective d’émerger comme une force politique destructrice.

Cette transformation aurait été impossible sans le rôle central de l’Iran, un pays vaste et riche situé dans un endroit stratégique et connu pour son influence unique dans le monde musulman. Inversement, l’effondrement de cet épicentre conduira à l’isolement et à la défaite de cette menace funeste à travers le monde le rendant inopérant.

Dichotomie artificielle entre l’intégrisme chiite et sunnite

Contrairement aux réalités soulignées ci-dessus, Daech et les groupes intégristes sunnites n’entretiennent pas de lien perceptible et clair avec les mollahs de Téhéran, et sont hostiles dans plusieurs domaines ; par conséquent une dichotomie artificielle a été supposée entre intégristes sunnites et chiites. D’aucuns politiciens et commentateurs sont donc allés jusqu’à considérer le régime iranien comme un partenaire fiable dans la lutte contre Daech.

Or les dirigeants religieux de Téhéran utilisent en toute opportunité les groupes fondamentalistes sunnites et chiites à leurs propres fins. Ils commandent au Hezbollah du Liban et arment des groupes extrémistes sunnites dans les pays arabes. Ces vingt dernières années et à de nombreux moments importants, le régime iranien a fourni une aide énorme aux extrémistes sunnites comme Al-Qaïda. Dès 2001, Téhéran a offert un asile sûr aux dirigeants d’Al-Qaïda, facilitant plus tard leur passage en Irak, en Syrie et dans d’autres pays musulmans.

En février 2012, le guide suprême du régime Ali Khamenei a souligné que « la Révolution islamique a une obligation religieuse impérieuse d’aider les djihadistes sunnites et chiites ».

Le 4 juin 2014, trois jours seulement avant la prise de Mossoul par Daech, Khamenei a fait un discours public dans lequel il a dit : «Ne vous trompez pas. L’ennemi est l’Amérique. Les groupes takfiris sont juste des séditieux. » Dans le lexique du régime iranien, l’opposition loyale est qualifiée de séditieuse.

Plus important encore, sans la domination du régime iranien en Irak, sans la politique sectaire de son pantin de Premier ministre Nouri al-Maliki et sans le massacre de la population sunnite en Irak, et sans les 250.000 personnes massacrées en Syrie par le régime d’Assad et la Force Qods du régime iranien, Daech n’aurait jamais été en mesure de trouver un terreau aussi fertile pour émerger et s’étendre.

Dans son testament, Khomeiny a appelé au renversement de tous les gouvernements en place dans le monde musulman, suivi de l’éviction de leurs dirigeants et de l’instauration d’un « Etat islamique avec des républiques libres et indépendantes ». L’actuel guide suprême du régime, Khamenei, s’est autoproclamé source d’émulation pour les chiites et Guide suprême de tous les musulmans. En d’autres termes, en ce qui concerne la gouvernance, Khamenei se considère comme le maître de tous les musulmans.

La Force terroriste Qods, formée il y a un quart de siècle, est l’instrument de l’exportation de l’intégrisme vers les communautés chiites mais aussi sunnites.

Théoriquement parlant, l’intégrisme représente une vision pervertie de l’islam. Ce qui est présenté sous la bannière de ces deux aberrations de la foi musulmane, est essentiellement une seule et même chose. Les deux soulignent la misogynie et la discrimination religieuse. Les deux, contrairement aux versets coraniques, imposent la religion et les croyances par le recours à la force. Les deux s’appuient sur les lois du millénaire passé de la charia pour faire respecter les formes les plus violentes et inhumaines de châtiments. Les deux visent un califat réactionnaire, qui se traduit par le pouvoir cruel d’un tyran individuel. Les uns l’appellent le Velayat-e-Motlaq e faqih (le régime du guide suprême absolu) tandis que les autres s’y réfèrent comme un Califat. Bien sûr, il y a trente ans, Khomeiny avait dit clairement dans un discours public que «nous voulons un calife qui ampute, fouette et lapide à mort. »

Les intégristes chiites, cependant, sont plus dangereux que les sunnites parce qu’ils s’appuient sur une puissance régionale, à savoir la dictature religieuse au pouvoir en Iran. Regardez la situation en Irak et ce qui se passe là-bas au jour le jour. Les milices soi-disant chiites des mollahs agissent plus brutalement que leurs homologues sunnites, comme Daech. A long terme, elles constituent une menace beaucoup plus grande que leurs homologues sunnites à l’existence indépendante de l’Irak et à la paix, la sécurité et la stabilité régionales. Au moyen de ces milices, les mollahs ont fait de quatre pays arabes des théâtres de leur terrorisme et de leurs destructions.

 

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