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Iran : en défense de ceux dont le seul crime est de se battre pour la liberté de leur peuple

Paris, 9 octobre 2010CNRI –  Le 9 octobre une grande manifestation se déroulait à Paris contre la peine de mort en Iran, en faveur des prisonniers politique condamnés à mort, particulièrement ceux pour délit de parenté avec des Moudjahidine du peuple d’Iran, la principale opposition démocratique au régime des mollahs. Un cortège serré, de couleur mauve, a serpenté de la Bastille à la République, deux hauts lieux symboliques de la démocratie, vers laquelle tendent les Iraniens. Juste avant le départ, des personnalités chaleureusement applaudies par les manifestants ont pris la parole, pour rendre un témoignage vibrant de leur soutien. En voici des extraits :

Jean-Pierre Béquet« Il faut mobiliser les consciences », Jean-Pierre Béquet, maire d’Auvers-sur-Oise

Je suis bien sûr à vos côtés aujourd’hui comme bien souvent, pour dire qu’il y a danger et urgence, pour dire qu’il faut mobiliser les consciences. Aujourd’hui nous le savons, beaucoup sont menacés directement en Iran, ceux qui sont dans les prisons, dans les couloirs de la mort. Ceux qui peut-être dans quelques jours seront exécutés et puis, tous nos amis d’Achraf, les quelques milliers de combattants réunis à Achraf dont on ne sait pas le sort qui peut leur être réservé, cela suppose donc la mobilisation de toutes et de tous. Il est nécessaire d’être fortement mobilisé. Il en va bien sûr de l’Iran et des Iraniens. Mais il en va bien au-delà, dans le monde, de la liberté et du respect des droits de l’homme. Je suis donc fier d’être à vos côtés.

Pierre Bercis« Cela fait longtemps que nous réclamons que les dirigeants iraniens soient jugés », Pierre Bercis, président des Nouveaux Droits de l’Homme

Nous nous trouvons rassemblés une fois de plus toujours avec les mêmes revendications, dénoncer les tortures, dénoncer l’application aveugle de la peine de mort. C’est demain la journée internationale contre la peine de mort. On sait que la peine de mort régresse partout à travers le monde, mais malheureusement pas dans certains pays, comme l’Iran en particulier. Et surtout, souvent la peine de mort est appliquée pour des droits communs, des criminels  ordinaires. Mais en Iran, la spécificité, c’est que c’est en particulier pour des militants politiques, des militants démocrates. Je pense qu’il faut aller plus loin. La démocratie à travers le monde, même si elle avance lentement, elle avance par le droit. Le stade suprême du droit, ce sont les droits de l’homme. Depuis des années maintenant le droit progresse, notamment avec la création de la cour pénale internationale, et puis des cours spécifiques pour juger les dirigeants de pays qui sont des assassins. Cela fait longtemps que nous réclamons que les dirigeants iraniens soient jugés. Il faut s’y préparer. Il faut que des organisations comme l’OMPI, qui a toujours été constante dans son combat, non seulement se défasse de ces accusations imbéciles d’être une organisation terroriste, mais en plus dresse les liste des assassins.

Renée Le Mignot«Avec le fascisme on ne négocie pas », Renée le Mignot, vice-présidente du MRAP

Le MRAP qui est un des membres fondateurs de la coalition mondiale contre la peine de mort, y est évidemment opposé en tout lieu et en toute circonstance. Quand on sait qu’en Iran on exécute l’opposant, le manifestant, l’étudiant, le journaliste, on exécute celui ou celle dont le seul « crime » est d’avoir un membre de sa famille qui résiste à Achraf, et bien cela porte un nom, cela s’appelle le fascisme. Et avec le fascisme on ne négocie pas ! Cette recrudescence d’exécutions a pour seul but de maintenir au pouvoir un régime qui ne tient que par la terreur et qui finira comme toutes les dictatures par s’effondrer et jusqu’à ce jour-là le MRAP sera à vos côtés.

Jean-Pierre Brard« Ceux dont le seul crime est de se battre pour la liberté de leur peuple », Jean-Pierre Brard, député, président du Comité parlementaire pour un Iran laïc et démocratique

Je suis là au nom du comité parlementaire qui réunit les députés et les sénateurs et qui sont solidaires du combat du peuple iranien et des Moudjahidine du peuple pour un Iran laïc et démocratique. Nous sommes ici dans un haut lieu symbolique, sur la place de l Bastille qui vit le combat initiateur du peuple français pour renverser le régime féodal et qui accomplit le premier acte le 14 juillet 1789. Donc nous sommes dans ce lieu symbolique, à la veille de la journée internationale contre la peine de mort. Il faut se mobiliser en faveur de tous ceux qui sont menacés. Il ne faut pas avoir l’indignation sélective. Les droits de l’homme et de la femme sont indivisibles où que la question soit posée. Et quand il y a un problème pour les droits de l’homme en Chine, pourquoi ne pas s’intéresser quand il y a des menaces d’exécutions en Iran ?
Je salue particulièrement la présence de la sœur de Farah Vazehan, qui se prénomme Homeira, et Farah Vazehan, elle est là derrière moi sur cette photo, près du nœud coulant. Elle a été condamnée à mort. Pourquoi ? Parce qu’elle a de la famille au camp d’Achraf. Dans la meilleure tradition, ou la pire, des nazis, on pratique les otages, on assassine les proches pour faire pression. Healà ! le cas de Farah Vazehan n’est le seule. Je veux citer Sakineh Mohammadi, Jafar kazemi, Ahmad et Mohsen Daneshpour-Moghadam, Abdol-Reza Ghanbari, Mohammad-Ali Hadj Agha’i, Mohammad-Ali Saremi, Javad Lari, et la liste est encore longue, de ceux dont le seul crime c’est de se battre pour la liberté de leur peuple. Ils se lèvent face au régime tyrannique du fascisme religieux qui condamne hommes, femmes, enfants, jeunes, vieux, à la mort, dans les conditions les plus infamantes.
La peine de mort, c’est toujours la peine de mort. Mais c’est vrai, on y ajoute les raffinements de la barbarie. Rappelez-vous la révolution française qui a eu le souci d’humaniser le châtiment suprême. Nous, nous sommes contre toutes les formes d’exécution et il n’y a pas de forme de ce point de vue dans les conditions du 21e siècle qui soit plus humaines que d’autres dans la mesure où on enlève le droit à la vie.
Les pays occidentaux doivent sortir de leur complaisance. Nous Français avons une responsabilité particulière, parce que notre gouvernement s’est acharné particulièrement contre les Moudjahidine du peuple. Que ce soit à l’occasion de cette descente de police indigne de 2003 à Auvers, de l’incarcération d’un certain nombre de dirigeants de l’OMPI, dont Mme Radjavi. Où en est le procès aujourd’hui ? Il n’a jamais eu lieu ? Pourquoi ? Parce qu’il n’y a rien dans le dossier.
La cour européenne s’étant prononcée autrement que par des mouvements de menton, c’est à nous de créer dans notre diversité le rapport de force pour amener le gouvernement à prendre clairement position. C’est la seule façon digne d’être solidaire du peuple courageux d’Iran. C’est ce à quoi il faut s’engager. Le meilleur moyen de contribuer à la libération du peuple d’Iran, c’est de soutenir les forces de la résistance iranienne, et en particulier les Moudjahidine du peuple dans leurs efforts incessants, constants, courageux.
En cette veille de journée internationale contre la peine de mort, à bas la peine de mort, vive le peuple héroïque d’Iran, vive la démocratie et la justice, vive la libération de l’Iran !

 

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