
Les sociétés Movahed et Nouri sont les principaux centres de construction de missiles capable de transporter des ogives nucléaires
Le Guide suprême du régime iranien, Ali Khamenei, dont l’autorité a été gravement fragilisée par l’accord sur le nucléaire et le simulacre d’élections du mois dernier, tente désespérément de revigorer son régime par une démonstration de force balistique. Il a déclaré le 30 mars : « Aujourd’hui est le temps des missiles et de la diplomatie à la fois ».
Les missiles dont Khamenei parle sont à capacité nucléaires, testés le mois dernier en Iran.
Se référant à cette démonstration de force, Khamenei a attaqué ses rivaux de manière sans précédent : « Ceux qui affirment que l’avenir est dans les négociations, et non pas dans les missiles, sont soit ignorants, soit des traîtres ».
Ces remarques la volonté résolue de Khamenei de continuer les projets balistiques et nucléaires en violation des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, et que la diplomatie et les négociations sont simplement une couverture pour faire avancer ces projets. Il tente également de masquer les crises internes du régime et avoir la haute main dans les luttes intestines du pouvoir.
Ceci en dépit du fait que Rohani a été parfaitement en phase avec Khamenei dans ces projets. Le 31 décembre 2015, soixante-dix jours avant le récent test balistique, Rohani a écrit dans une directive à son ministre de la Défense : « Le programme pour produire tous les types de missiles nécessaires pour les forces armées doit se poursuivre avec sérieux et rapidité. » Il a ajouté que le régime « n’a jamais négocié au sujet de son programme de missiles avec personne et ne doit accepter aucune restriction dans ce domaine ». Il a également indiqué que durant les deux années de sa présidence, l’arsenal militaire du régime a augmenté de 80 % par rapport à il y a une décennie. Cela signifie qu’en moyenne, et sans tenir compte de l’inflation, les dépenses en armement ont été multipliées par cinq en Iran.
Le 5 janvier 2016, le président du parlement Ali Larijani, en visite à une base de missiles des Pasdaran, a souligné : « il y aura une aide supplémentaire du Parlement pour les fonds de missiles dans le budget ».
Selon les informations obtenues par la Résistance à l’intérieur du régime, une part importante des fonds libérés depuis l’accord nucléaire, a été utilisé pour les projets d’armement, le bellicisme régional et l’achat d’armes pour l’armée de Bachar Assad.
Les deux sociétés, Nouri Industries et Movahed Industries, qui ont été ajouté à la liste noire du Trésor américain le 24 mars 2016, sont affiliés au « Hemmat Industrial Group », impliqué dans la construction de missiles capables de transporter des ogives nucléaires.
Le « Nouri Industries », avec le code 8500, fabrique des ogives nucléaires. Son président, l’ingénieur Naimi, travaille avec le Dr Mehdi Naqian Fesharaki dans la conception d’ogives nucléaires. L’homme chargé de la recherche est l’ingénieur Aram. Des experts nord-coréens sont également présents dans ce projet et ont grandement contribué à son avancement. La Résistance iranienne avait révélé les activités de Nouri Industries le 20 février 2008 dans une conférence de presse à Bruxelles.
Le « Movahed Industries », avec le code 7500, fabrique la partie centrale des missiles Chahab-3 et Ghadr et c’est là ou s’opère l’assemblage finale des parties de missile. Il est situé dans le plus grand tunnel du complexe Khojir situé dans les montagnes de Barjamali. Ce tunnel est plus d’un kilomètre de long et 12 mètres de diamètre, avec des embranchements de six tunnels de 500 mètres chacune. Dans ces tunnels il y a diverses installations et ateliers d’assemblage de missiles, alors que d’autres sections sont utilisées pour les stocker. La Résistance iranienne a révélé pour la première fois les activités illicites de « Movahed Industries » le 21 novembre 2005.
Le 29 mars, dans une lettre adressée au Secrétaire général de l’ONU, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne ont estimé que les essais de missiles du régime iranien sont une violation des résolutions du Conseil de sécurité et ont appelé à une réunion du Conseil à ce sujet.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 30 mars 2016

