samedi, janvier 28, 2023
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Iran : aucun signe d’avancée dans les négociations nucléaires avec l’AIEA

Avec Reuters – Lors de ses pourparlers de mardi avec l’Iran, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a demandé la coopération de ce pays pour pouvoir avancer sa longue et difficile enquête sur les activités atomiques de Téhéran, mais pour l’instant, aucun progrès dans ce domaine n’a été réalisé.

Un porte-parole de l’AIEA a confirmé que les deux parties se sont rencontrées à Téhéran, mais a précisé que pour l’instant, l’AIEA n’avait pas l’intention de publier une déclaration sur les négociations de mardi.

Les sources diplomatiques ont indiqué que l’AIEA et l’Iran avaient prévu de discuter à propos des demandes d’informations de l’AIEA sur les détonateurs qui peuvent, entre autres, être utilisés pour fabriquer un dispositif explosif nucléaire.

Ce rencontre était une occasion pour que l’Iran fasse avancer les choses sur cette question clé, avant le prochain rapport trimestriel de l’AIEA sur le programme nucléaire de ce pays. La discussion sur cette question fait partie de l’ordre de jour de la prochaine réunion, programmée pour début juin, du « Conseil des gouverneurs » (organe exécutif de l’AIEA, regroupant 35 pays).

Dans le cadre d’un accord de coopération signé entre les deux parties en novembre 2013, l’Iran devait prendre sept mesures de transparence avant le 15 mai afin d’aider à apaiser les inquiétudes de la communauté internationale à l’égard de son programme nucléaire. Certains pays occidentaux craignent que le programme nucléaire de l’Iran fasse partie d’un projet militaire.

L’AIEA a demandé à l’Iran que ce pays fournisse des informations sur ses activités dans le domaine très sensibles des détonateurs. Selon les diplomates, l’agence atomique de l’ONU attend  toujours les clarifications de Téhéran sur ce sujet.

La façon dont l’Iran répondra aux questions de l’AIEA sera un test décisif de ma volonté de ce pays à coopérer pour faire avancer l’enquête de l’agence de l’ONU sur ce que cette dernière appelle « les éventuelles dimensions militaires du programme nucléaire de l’Iran ».

Les négociations de l’AIEA avec l’Iran sont distinctes de celles qui sont en cours entre Téhéran et les six puissances mondiales (États-Unis, France, Allemagne, Royaume-Uni, Chine et Russie) dans le but de parvenir à un accord plus large et régler vers la fin de juillet prochain ce contentieux nucléaire vieux de dix ans.

Mais ces deux négociations parallèles sont complémentaires et sont toutes les deux concentrées sur les craintes de la communauté internationale que l’Iran cherche secrètement les moyens et les compétences pour assembler des armes nucléaires. La semaine dernière, l’Iran et les six puissances mondiales ont participé à une nouvelle ronde de négociations, mais n’ont guère progressé.

Les officiels américains disent que pour obtenir un succès diplomatique plus large, l’Iran doit tout d’abord entreprendre des actions pour dissiper les inquiétudes de l’AIEA. Mais puisque l’Iran a toujours nié toute volonté de fabriquer une bombe atomique, il sera difficile pour Téhéran d’admettre qu’il a eu des activités illicites dans le passé.

Les diplomates disent qu’à la fin du mois d’avril, l’Iran a fourni une explication sur ce que ce pays appelle « les applications civiles des détonateurs », mais l’AIEA a réclamé des preuves détaillées. Une réunion qui a eu lieu le 12 mai à Vienne n’a apparemment pas permis de résoudre complètement ce problème.

Les deux parties n’ont pas encore annoncé la conclusion d’un accord sur l’ordre du jour de la prochaine phase des négociations. L’AIEA veut accélérer son enquête sur les activités douteuse de l’Iran pouvant déboucher sur la fabrication d’une bombe atomique.

Traduit de l’anglais

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