samedi, décembre 3, 2022

Iran – Au Bourget par milliers

Au Bourget par milliersMoudjahidins du Peuple

Des milliers d’opposants iraniens venus de toute l’Europe occidentale se sont rendus au Bourget à l’appel du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) d’Auvers-sur-Oise

L’Echos le Régional – 19 juillet 2006
Cette fois, le stade municipal d’Auvers-sur-Oise aurait été trop petit.  Des milliers d’opposants iraniens venus de toute l’Europe occidentale se sont rendus l’autre samedi au Bourget, à l’appel du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), dont le siège est à Auvers-sur-Oise.

Selon les organisateurs, quelques 30 000 participants dont de nombreux venus en car d’Allemagne ou des Pays Bas, ont été accueillis dans la journée. 10 000 autres devaient s’y ajouter dans la soirée.

Des elus sont venus soutenir le CNRI40 000 participants

"Les Iraniens sont profondément opposés à l’acquisition par les mollahs de la bombe atomique", a affirmé Maryam Radjavi, leader du CNRI, devant ses partisans qui lui ont réservé une longue ovation et ont scandé "Iran, Iran, Maryam, Maryam".

"La solution à la crise nucléaire pour neutraliser la menace de guerre, c’est le changement démocratique en Iran qu’amènera son mouvement, dont la composante principale sont les Moudjahidine du peuple" a ajouté l’oratrice.

L’organisation est classée terroriste par l’Union européenne et le département d’Etat américain. La justice française vient toutefois d’annuler les restrictions dont elle faisait l’objet.

"La course effrénée des mollahs aux armes de destruction massive entre dans le cadre d’une stratégie destructrice, dont l’autre facette est le terrorisme et l’ingérence dans le affaires irakiennes", a poursuivi Mme Radjavi, qui a rendu hommage à la cité d’Achraf, où sont retranchés, selon elle des Moudjahidine du peuple sur le territoire irakien.

Plusieurs élus locaux français et personnalités venus de différents pays étaient présents à la tribune du Parc des Expositions pour soutenir le mouvement. " comment ne pas être à vos côtés alors que vous soutenez les droits de l’Homme?", s’est exclamée l’ancien Premier ministre socialiste français Edith Cresson, qui s’est réjouie que "la qualité de l’action du CNRI soit aujourd’hui reconnue".

Dans un long discours en persan et en français devant une foule électrisée, Maryam Radjavi a inscrit son mouvement dans la ligné de la "révolution constitutionnelle" de 1906 en Iran, dont elle fêtait le centenaire ainsi que celui de 25 ans de résistance à la république des mollahs.

La présidente de la République élue de la Résistance iranienne, dont le discours a duré 90 minutes a été constamment interrompue par les applaudissements nourris.

Mme Radjavi a ajouté : "Nous ne voulons ni argent, ni armes à l’Occident, mais nous voulons qu’il reste neutre dans la lutte de la nation iranienne pour le changement et qu’il supprime l’étiquette terroriste des Moudjahidine du peuple d’Iran et reconnaisse le droit du peuple iranien à la Résistance."

Le droit du peuple iranien à la Résistance

Evoquant le paquet de mesures incitatives et les négociations des membres permanents du Conseil de sécurité avec le régime, Mme Radjavi a souligné : "Si par les négociations vous pouvez obliger ce régime sauvage à reculer de la répression, du terrorisme et de la bombe atomique, alors nous nous en réjouissons. A condition que vous ne bradiez pas les droits de l’homme et les droits du peuple iranien. Mais les 25 années passées ont montré que les négociations avec ce régime n’ont pas abouti et n’aboutirons pas."

La présidente de la République élue de la Résistance iranienne a développé dans ce meeting historique son programme pour l’Iran de demain en quatorze points et a dit : "Nous voulons une république pluraliste, fondée sur la séparation de la religion et de l’Etat, dans laquelle toutes les libertés individuelles, politiques et sociales et l’égalité entre les hommes et les femmes soient garanties dans tous les domaines. Nous défendons l’abolition de la peine de mort et souhaitons la paix, la coexistence pacifique, et le rétablissement des relations diplomatiques avec tous les pays. Nous voulons un Iran non nucléaire et dépourvu des armes de destructions massif."

Des personnalités de toute l’Europe sont intervenues à la tribune pour défendre la troisième voie propose par Mme Radjavi. Mme Edith Cresson ancien premier ministre français, des maires de plusieurs villes de France et de nombreux  parlementaires, Sid Ahmed Ghozali ancien premier ministre algérien, Lord Slynn of Hadley ancien juge de la cour européenne de justice, Lord Russel Johnston ancien président de l’Assemblé parlementaire du Conseil de l’Europe, et des délégations parlementaires de la Grande Bretagne, d’Allemagne, d’Italie, de Suède, de Norvège, du Danemark, du parlement européen, du Canada, d’Australie ont pris la parole.

De nombreux membres du Congrès américain ont envoyé des messages de solidarité à ce grand meeting d’Iraniens pour un changement démocratique en Iran comme la seule solution pour empêcher une guerre.

Plusieurs dizaines de Français qui soutiennent le CNRI et habitent pour la plupart à Auvers-sur-Oise ou dans les communes voisines étaient présents.

C’est à Auvers-sur-Oise que 17 membres de la direction du CNRI avaient été arrêtés en 2003 lors d’une opération qui avait mobilisé un très grand nombre depoliciers.

Ces arrestations avaient suscité un mouvement de solidarité local pour venir en aide aux opposants iraniens.

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe