dimanche, janvier 29, 2023
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Iran: angoisse face à la perspective de la hausse de l’essence – (Reuters)

CNRI – En Iran, la décision du gouvernement Rohani pour mettre en oeuvre la deuxième phase d’un plan économique visant à supprimer les subsides, a plongé la population dans l’angoisse, a rapporté Reuters.

Cité par l’agence, un diplomate occidental à Téhéran affirme que « l’annonce de la décision du gouvernement Rohani de supprimer les subsides a semé l’angoisse parmi la population iranienne, des fonctionnaires jusqu’aux commerçants et même les religieux. Certains ont commencé à faire des réserves de nourriture ».

Selon le diplomate :  » la suppression des subsides va ajouter aux pressions qui pèsent déjà lourdement sur la population. Cette décision aura un impact négatif sur l’inflation déjà élevée et sur le prix des produits alimentaires. »

Dans son analyse du 27 mars, Reuters relève : « l’augmentation du prix de l’essence en Iran est une épreuve importante pour Rohani. S’il ne parvient pas à mettre en oeuvre correctement le plan de suppression des subsides, son gouvernement aura à faire face à une situation périlleuse. »

Deuxième phase de la réforme économique

Les automobilistes iraniens payent actuellement 7000 rials chaque litre d’essence ($0.28). En 2010, lorsque le gouvernement Ahmadinejad a initié la première phase de la réduction des subsides, on a vu une nette grimpé de l’inflation. Le Parlement a alors bloqué en 2012 la mise en oeuvre de la deuxième phase de sa réforme économique. Le prix de l’électricité et du gaz pour les foyers avait triplé durant la première phase.

 » Nous nous démenons déjà avec tant de problèmes économiques. Nous essayons de rentrer tard à la maison pour ne pas voir les enfants, car en tant que père je n’ai pas les moyens de pourvoir à leurs besoins les plus élémentaires », déplore l’enseignant iranien Ahmad Hashemi.

 » Nous sommes en train d’acheter du riz et de l’huile de cuisson, parce que dès lors que les subsides seront abolis, il y aura une flambée des prix », a pour sa part expliquée Ali Alemi, un fonctionnaire résidant dans la ville sainte de Qom.

Selon Reuters, le mécontentement social aura comme conséquence d’affaiblir Rohani, qui doit composer avec les durs du régime qui désapprouvent ses choix économiques.

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