vendredi, janvier 27, 2023
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Il ne peut y avoir de démocratie là où il y a des peine de mort – le député Deghuilhem

CNRI – Le député Pascal Deguilhem participait le 6 mai à une conférence organisée par le Comité parlementaire pour un Iran démocratique (CPID). Il s’est interrogé sur les moyens d’accompagner la résistance et la jeunesse iranienne pour réaliser ses aspirations de liberté. Voici le texte de son intervention à la salle Victor Hugo de l’A.N.:

Je tenais à dire quelques mots sur la question des libertés. Si nous n’avons ni la prétention, ni la vocation de vouloir porter un message universel partout, mais quand même, sur la question des exécutions nous ne pouvons pas transiger et leur nombre va en croissant en Iran. Je crois que dans notre démocratie il y a une constante, c’est de refuser partout dans le monde que se perpétuent encore des exécutions. Quelles qu’aient été les crimes commis, les exécutions sont une atteinte effroyable à la démocratie. Il ne peut y avoir de démocratie là où il y a des peine de mort.

Effectivement, quand on voit que malgré le visage qu’a voulu offrir au monde le nouveau président Rohani – nous-mêmes d’ailleurs avons pu émettre à un moment donné quelques suppositions  puisque finalement le visage était suffisamment travaillé et avenant vis-à-vis de l’extérieur pour qu’on puisse se tromper sur la nature réelle du pouvoir iranien. En réalité il n’en est rien. On voit bien dans le traitement qui est fait aux prisonniers politiques iraniens. Puisqu’on a terminé sur des mots à la résistance jusqu’au bout, bien entendu nous voudrions voir le bout de ces épreuves. Puisque cela signifierait qu’enfin le combat pour les libertés aurait triomphé en Iran.

Eh bien oui, je crois que le nouveau pouvoir iranien a eu cette capacité de vouloir tromper l’opinion. Il n’en est rien. A l’extérieur, le soutien non dissimulé pour le régime de Bachar Al-Assad est suffisamment significatif. Et puis les attaques incessantes et renouvelé sur les réfugiés du camp Liberty font qu’on ne peut pas, nous parlementaires français, accepter cette situation. Donc il faut sans arrêt la réaffirmer, et on va accompagner vos efforts pour la révéler au monde. Certes, c’est auprès des organisations internationales, l’organisation des Nations unies. Par nos voix nous pouvons rassembler, faire réfléchir. Et si nous pouvons aussi en même temps suggérer à notre diplomatie d’être encore plus actif sur ce terrain-là. Je crois qu’il est de notre responsabilité, de notre honneur d’agir sur ce terrain-là et accompagner la résistance extérieure de votre pays mais aussi soutenir la résistance à l’intérieur.

J’ai une pensée particulière pour la jeunesse iranienne. C’est un pays où il y a énormément de jeunes, qui sont en attente, qui sont privées de beaucoup trop de choses, la liberté étant bien sûr la première chose, mais privée de quantités d’aspirations, de quantités de rêves. Eh bien nous avons bien entendu la responsabilité de redonner aussi une part de rêve aux jeunes Iraniens.

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