dimanche, décembre 4, 2022
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Il est temps pour les États-Unis d’ôter les chaînes des opposants iraniens

Par David Amess, chroniqueur extérieur de UPI

UPI, 22 aout, Londres – Depuis que les Nations Unies ont passé un accord avec le gouvernement irakien concernant les 3400 opposants iraniens du camp d’Achraf au nord de Bagdad, la situation est celle du donnant-donnant – les opposants donnant et les Irakiens prenant.

Le projet originel était de transférer les membres de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) au camp Liberty, une ancienne base militaire américaine plus proche de Bagdad, où ils seraient contrôlés par l’organisme pour les réfugiés de l’ONU pour être transférés vers d’autres pays.

En dépit des craintes, la dirigeante de la Résistance iranienne, Maryam Radjavi, a convaincu les résidents d’Achraf de commencer le transfert, et plus des deux tiers d’entre l’ont donc fait.

Mais les Irakiens ont échoué à tenir leur promesse de fournir les infrastructures humanitaires – en fait, Liberty est une appellation impropre ; le camp ressemble davantage à un centre de détention – et les Nations Unies ont échoué à obtenir ne serait-ce que pour un seul individu le statut de réfugié et son transfert.

Dans le même temps, le département d’État américain a utilisé cette impasse pour faire du chantage avec l’OMPI : soit transférer tout le monde au camp Liberty, soit faire face à un renouvellement de son statut sur la liste des organisations terroristes étrangères. Le département d’État a formulé une menace voilée lorsque le transfert à Liberty s’est bloqué en raison de l’échec des Irakiens à fournir l’électricité, l’eau courante, les structures d’évacuation des eaux usées et tout ce qui ressemble à des conditions de vie décentes.

Malgré tout, Maryam Radjavi, en tant que Présidente élue du Conseil national de la résistance iranienne, s’est mise en quatre. Elle a annoncé que dans un geste de bonne volonté, un sixième convoi de 400 résidents quitterait Achraf pour Liberty jeudi.

Que doit encore faire l’OMPI avant que les États-Unis ne se montrent à la hauteur de leurs engagements ?

Deux questions sont au premier plan :

Un effort réel doit être fait pour résoudre les questions humanitaires restant à Liberty qui affectent la santé et le bien-être des résidents, tout comme leur sûreté et leur sécurité jusqu’à leur réinstallation dans des pays tiers hors d’Irak.

Retirer l’OMPI de la liste noire américaine comme cela a été sous-entendu par la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton le 29 février, reconnaître que la décision de la cour d’appel américaine exige de la secrétaire d’État de prendre une décision sur la désignation terroriste de l’OMPI avant le 1er octobre.

Cette dernière action devrait dissiper le blocage qui existe depuis que le gouvernement du premier ministre irakien Nouri al-Maliki, agissant sur ordre de ses amis au pouvoir à Téhéran, a repris en main le contrôle d’Achraf lorsque les troupes américaines se sont retirées.

Dans le temps qui s’en est suivi, il y a eu deux attaques armées contre le camp par les forces irakiennes, causant la mort de 49 résidents et faisant un autre millier de blessés. L’excuse de Maliki a été que l’OMPI est une organisation terroriste, comme cela est démontré par son inscription sur la liste noire américaine.

Sans cette désignation, Maliki n’aura plus d’excuse pour sa manière de traiter les résidents d’Achraf et de Liberty.

Pour résoudre cette situation, la voie est donc claire : La Résistance iranienne a rempli sa part du marché – et considérablement davantage. Il est temps pour les autres participants de se manifester.

Les États-Unis doivent tenir leur parole de considérer le transfert au camp Liberty comme un geste favorable et enlever immédiatement l’OMPI de la liste noire, tout comme ils doivent travailler avec les Nations Unies pour garantir des conditions humanitaires au camp Liberty.

Les Irakiens doivent rendre les conditions plus vivables au camp Liberty, et les Nations Unies ainsi que les États-Unis doivent faire tout ce qui est nécessaire pour s’assurer que cela se fait, et rapidement, notamment parce que de nouveaux résidents arriveront bientôt et que les conditions vont empirer à moins de faire quelque chose.

Les Nations Unies doivent tenir leur parole de garantir des structures humanitaires pour ceux qui sont au camp Liberty, et devraient commencer – et ensuite accélérer – le processus de transfert des membres de l’OMPI hors d’Irak.

Et l’Union européenne devrait commencer à accueillir ces opposants en tant que réfugiés. Le retrait de la liste par les États-Unis devrait le faciliter et supprimer un obstacle majeur.

Une fois débarrassée de l’étiquette de terroriste et hors des griffes des marionnettes des mollahs à Bagdad, la Résistance iranienne sera en mesure de consacrer avec plus d’ardeur à la libération de sa patrie.

Secrétaire d’État Clinton : Prenez votre stylo et signer l’ordre de retrait de la liste.

(David Amess, député conservateur britannique pour la circonscription de Southend West, est un membre éminent du Comité parlementaire britannique pour la liberté de l’Iran.)

(Les articles du « Point de vue extérieur » de UPI sont écrits par des collaborateurs externes spécialisés dans tout un éventail de questions importantes. Les opinions exprimées ne reflètent pas nécessairement celles de l’UPI. Dans l’intérêt de créer un forum ouvert, les suggestions originales sont les bienvenues.)

 

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