jeudi, juin 20, 2024
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Sarvi Tchitsaz : le statut et l’égalité des femmes est un point central de notre résistance en Iran depuis 37 ans

Mardi dernier s’est tenue une conférence à l’Assemblée nationale par le Comité parlementaire pour un Iran démocratique (CPID) pour faire le bilan de cinq mois d’un soulèvement héroïque par le peuple iranien et aborder la question de l’alternative démocratique au régime dictatorial. Plusieurs députés et personnalités sont intervenus à cet événements qui s’est tenu à la salle Colbert du parlement, auquel est intervenu également Maryam Radjavi, la présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne. La modératrice de la réunion était la députée Cécile Rilhac, présidente du CPID. Dans son intervention, Sarvi Tchitsaz, responsable de la Commission des Femmes du CNRI, a déclaré :

« C’est un plaisir d’être avec vous aujourd’hui et je remercie les organisateurs de cette conférence. En tant que membre de la résistance iranienne, je voudrais vous parler du rôle des femmes dans le soulèvement actuel. Tout le monde sait que la répression des femmes a déclenché la dernière révolte en Iran et que les femmes sont en première ligne depuis le début.

Le monde entier admire les femmes iraniennes pour leur courage dans le soulèvement contre l’apartheid sexuel. Ce n’est pas un phénomène soudain, il y a une histoire derrière. D’ailleurs, l’objectif des femmes iraniennes n’est pas de demander au régime tel ou tel droit. Elles veulent changer le régime misogyne de mullah dans sa totalité.

En fait, le statut et l’égalité des femmes est un point central de notre résistance en Iran depuis 37 ans.

En 1985m dans son bilan annuel de la lutte contre le régime clérical, l’organisation des Moudjahidine du peuple, la principale force du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI)m tire la conclusion que pour lutter contre un régime misogyne, le mouvement de résistance doit avoir des opinions complètement opposées au régime, reconnaître le véritable statut des femmes, en particulier à la direction politique, et mettre en pratique cette égalité totale.

Par conséquent, une femme (Maryam Radjavi) est devenue la secrétaire générale de l’organisation. Briser ce vieux tabou a été le début d’une énorme transformation dans les relations internes des Moudjahidine du peuple d’Iran, OMPI.

Sous la direction de Maryam Radjavi, une génération de femmes est arrivée aux responsabilités à tous les niveaux du mouvement et, pendant ces années, elles ont joué leur rôle de leadership dans les conditions les plus difficiles.

Cette place des femmes dans la résistance iranienne ne concerne pas quelques cas isolés. Elles ont inspiré les Iraniennes à croire qu’elles peuvent et doivent jouer elles aussi leur rôle historique contre ce régime.

En outre, plus de 50 % des membres de notre parlement en exil sont des femmes.

Le CNRI est le seul mouvement en Iran qui, dès le début, a proposé un plan et publié un programme sur toutes les questions fondamentales de l’Iran. Il a adopté le plan sur les libertés et les droits des femmes il y a 35 ans.

C’est en raison de cette histoire que les femmes iraniennes sont aujourd’hui la force motrice, l’avant-garde et, comme le reconnait le régime lui-même, les leaders du soulèvement actuel.

Par manque de temps, je ne suis pas entrée dans les détails des luttes et des sacrifices des femmes de la résistance dans les prisons et les salles de torture du régime, où elles ont souffert les plus terribles tortures physiques et mentales pendant quatre décennies. Mais elles ont tenu bon.

Je voudrais souligner que le désir des femmes iraniennes est l’égalité complète avec les hommes, mais elles savent très bien qu’elles n’obtiendront la liberté vestimentaire, l’égalité, et tous leurs droits sociaux, économiques et politiques qu’avec la chute de ce régime.

C’est pour cette raison que dès le premier jour du soulèvement, elles ont scandé « A bas le dictateur » et « A bas Khamenei » et qu’elles ont crié « avec hijab ou sans hijab, en avant vers la révolution ». Oui, le désir des Iraniennes est de renverser le régime misogyne des mollahs.

Maryam Radjavi, en tant que femme musulmane, a toujours insisté : « Non au hijab obligatoire, non à la religion obligatoire et non au gouvrnement obligatoire ».

Pour finir, je vous appelle toutes et tous à vous tenir aux côtés de notre peuple en solidarité avec la révolution démocratique d’Iran, comme vous l’avez toujours fait. Il faut reconnaitre le droit des femmes et des hommes d’Iran à résister à ce régime brutal et à se défendre. Je vous remercie.”