samedi, décembre 3, 2022
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Encore quatre ans de plus pour résoudre la crise en Iran – si nous avons de la chance

Par David Alton, membre de la Chambre britannique des Lords

The Hill, 19 novembre – Encore quatre ans ! Encore quatre ans ! Ce fut le chant que les fidèles d’Obama scandaient quand leur homme a remporté la victoire au début du mois. Cependant, tandis que les célébrations se poursuivaient tard dans la nuit, les analystes se demandaient quel impact quatre années de plus aurait sur les relations entre Téhéran et Washington.

Même si une bataille s’est beaucoup engagée sur les questions économiques, fiscales et  d’autres spécifiquement nationales, les Républicains ont fustigé Obama sur ses échecs internationaux. En fin de compte pas un facteur déterminant pour cette élection, il y a une claire préoccupation au sujet de la façon dont l’administration Obama a géré les relations avec Téhéran. Deux exemples précis pointés en permanence, sont le fait que cette administration a été faible dans son soutien aux soulèvements en Iran et, tout au long des quatre années, elle a marché sur des œufs avec le régime iranien sur ses ambitions nucléaires.

Nous ne devons pas oublier que le Président était arrivé au pouvoir avec le mantra : « A ceux qui s’accrochent au pouvoir par le biais de la corruption et de la fraude, et en bâillonnant les opinions dissidentes, sachez que vous êtes du mauvais côté de l’histoire, mais que nous vous tendrons la main si vous êtes prêts à desserrer votre poing ».Considéré pour être un message aux chefs de Téhéran de l’époque, le souci est que cette administration a tout simplement tendu la main à l’Iran et n’a rien reçu en retour.

En fait, il semble que les dirigeants de Téhéran aient décidé de répondre aux paroles du Président, quatre ans plus tard. Le Vice-président iranien Mohamad Reza Rahimi, a été cité par l’agence de presse du régime iranien, l’IRNA, disant que :  « Nous briserons les mains cupides d’Obama et nous réussirons à contourner les sanctions ». Si jamais des mots pouvaient  décrire la réponse du régime aux offres d’ouverture du Président,  alors ce seraient ces mots-là.

Quatre ans plus tard, Téhéran continue de diriger les Etats-Unis et ses partenaires internationaux sur un chemin joyeux, à l’issue duquel ce régime trouvera une arme nucléaire et la solidification de son avenir. Il y a cependant des points positifs qui découlent d’une telle réaction du régime. Ce dernier a été ébranlé par les sanctions internationales qui ralentissent les finances au niveau de la direction de Téhéran. Une grande partie de l’économie iranienne est contrôlée par les gardiens de la révolution, les partisans les plus loyaux du régime et ils commencent à être durement frappés par ces sanctions.

Tandis que le régime a été écrasé par les sanctions, il est clair que, même si elles peuvent ralentir ses ambitions nucléaires, elles ne les empêcheront pas. Il a en effet réalisé d’importants progrès nucléaires, non des moindres, dans le domaine crucial de l’enrichissement d’uranium au niveau exigé.

Le Président a tendu la main à Téhéran pendant quatre ans, quatre ans de trop. Comme avec ses prédécesseurs, il a vu Téhéran réagir avec mépris à ses avances amicales. Le régime vient à la table des négociations, ne propose rien et repart en ayant acquis encore plus de temps pour faire avancer son programme d’armes nucléaires.

Les partisans du Président attendrons quatre ans de plus, avec impatience, mais en réalité, il n’aura pas le luxe de ce temps pour traiter avec l’Iran. Le régime se rapproche d’une arme nucléaire. D’autre part, les mollahs engloutis dans une crise interne, ont intensifié la répression et les exécutions publiques. Plus de 450 personnes ont été pendues depuis le début de l’année. Ainsi, un changement de politique doit avoir lieu maintenant.

L’opposition de l’Iran qui a été retirée, il y a peu cette année, de la liste des organisations terroristes par la Secrétaire Clinton, s’est réunie à Paris le 17 novembre pour faire avancer ses idéaux. Bénéficiant d’un fort soutien parlementaire international et par des milliers de supporters iraniens, l’événement est considéré par beaucoup comme un nouveau départ pour le mouvement d’opposition iranien.

Les orateurs sous la houlette de Mme Radjavi ont déclaré au Président que le temps des négociations est terminé et qu’une politique de fermeté doit être adopté. Non pas une politique qui implique une intervention militaire, mais une politique qui tend la main de l’amitié au peuple iranien et à son mouvement d’opposition plutôt qu’aux dirigeants tyranniques de Téhéran.

Pour ma part je soutiendrai ce qui a été qualifié par l’opposition de troisième voie, ni la guerre, ni la complaisance, mais le soutien à l’aspiration du peuple iranien pour provoquer un changement de régime. C’est seulement de cette façon que nous pouvons conduire le monde vers un Iran nucléaire libre et un Iran qui soit démocratique, laïque et pluraliste. Empruntez le juste chemin, Président Obama et vous laisserez le souvenir d’un chef héroïque. Ne le faites pas et dans quatre ans, nous pourrions être tous assis ici à discuter d’un Iran doté d’une arme nucléaire.

Lord Alton est un membre éminent du Comité parlementaire britannique pour la liberté en Iran et membre de la Chambre britannique des Lords.

http://thehill.com/blogs/congress-blog/foreign-policy/268743-four-more-years-to-solve-iran-crisis-if-were-lucky

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