vendredi, décembre 9, 2022
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« Effet domino » de la sortie des sociétés occidentales d’Iran

la sortie des sociétés occidentales d’Iran

La France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne ont officiellement demandé à être exemptées des sanctions américaines concernant l’Iran. Le 6 juin dernier, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a déclaré : « La France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et l’Union européenne ont demandé aux États-Unis à ce qu’ils n’appliquent pas leurs sanctions aux affaires faites avec l’Iran qui se sont conclues dans le cadre de la loi actuelle. »

Ces pays ont rendu leur demande dans une lettre à Steven Mnuchin, le secrétaire d’État américain au Trésor, ainsi qu’à Mike Pompeo, le ministre des Affaires étrangères.

Le Trésor américain a donné seulement 90 jours aux pays européens pour cesser totalement leurs activités commerciales avec l’Iran.

Alors que les sanctions potentielles contre ces pays ne sont pas encore entrées en vigueur, leurs entreprises ont déjà quitté l’Iran ; ce qui rend nul leur engagement envers l’accord nucléaire avec Téhéran.

Les médias français ont également rapporté « l’annulation de la livraison de la flotte aérienne à l’Iran. » Selon un contrat antérieur entre Boeing et HOMA (Coopération nationale des lignes aériennes iraniennes), 80 appareils devaient être livrés à l’Iran pendant les 10 prochaines années. Ce contrat valait plus de 16 milliards de dollars.

En plus de la déclaration de Boeing concernant son retrait de l’accord avec l’Iran, le constructeur automobile français PSA (Peugeot et Citroën) a également annoncé sa décision d’arrêter d’investir en Iran. Le représentant de l’association automobile française a également annulé son prochain voyage à Téhéran.

Alors que Trump rétrécit le champ d’action légal des sociétés américaines avec l’Iran, des dizaines de sociétés quittent rapidement les affaires avec les mollahs pour éviter des sanctions américaines qui sont prévues pour novembre prochain.

Dans un discours le 21 mai 2018 à la Heritage Fondation, Mike Pompeo a annoncé une liste de 12 points à laquelle il s’est référé comme étant des « prérequis de base » d’un nouvel accord avec l’Iran.

Il a qualifié l’accord de 2015 de « perdant » et a souligné « ses conséquences négatives majeures ». Il a ajouté que depuis la signature de cet accord en juillet 2015, le régime iranien n’avait fait qu’étendre son influence et ses activités déstabilisatrices au Moyen-Orient. Selon lui, le gouvernement iranien est le plus grand soutien au terrorisme dans le monde.

Pompeo a également souligné la pression de ces sanctions et a déclaré : « Après la mise en œuvre de nos sanctions, Téhéran luttera pour garder son économie en vie. Il devra alors faire un choix – lutter pour garder son économie à flots ou continuer à dilapider ses richesses pour soutenir le terrorisme et les groupes rebelles au Liban, en Syrie, en Irak, au Yémen et dans d’autres pays. »

Il a ajouté : « Les Américains espèrent que leur travail en matière de paix et de sécurité portera ses fruits pour les Iraniens qui souffrent depuis longtemps. Nous espérons que l’Iran redeviendra prospère et florissant comme pendant les décennies passées et comme il ne l’a jamais été. »

 

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