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Statistiques en Iran : Le taux de chômage a augmenté au printemps 2016

CNRI – Selon le Centre des statistiques, le taux de chômage en Iran au printemps 2016 par rapport au premier trimestre de l’année dernière a augmenté de près de 1,5 pourcent. Le chômage des jeunes est très répandu et concerne environ 25 pourcent d’entre eux.

Le ministre du Travail et des Affaires sociales du régime iranien, Ali Rabiei, avait averti il y a deux ans d’une hausse du nombre de chômeurs en Iran et avait souligné que si la croissance économique n’atteignait pas 7 pourcent par an, « nous serions incapables de freiner chômage.

Les sources officielles ont annoncé que la croissance économique de l’année dernière serait de 1% maximum. Ce fait et les rapports récents du Centre des statistiques de l’Iran et du Fonds monétaire international révèlent l’incapacité du gouvernement de Rohani de lutter contre le chômage.

Le jeudi 13 octobre, l’Agence de presse IRIB, rapportant les propos du Centre des statistiques, a indiqué que le taux de chômage du premier trimestre de cette année a été de 12,2 pourcent ce qui est de 1,4 pour cent plus élevé que celui du printemps de l’année dernière.

Le chômage d’un quart de jeunes

L’évaluation de l’emploi dans les différents secteurs économiques révèle également que les activités de fabrication ne constituent pas une contribution considérable afin de mettre en mouvement les moteurs bloqués de la croissance économique.

Selon le Centre des statistiques, au printemps de cette année, près de la moitié des employés du secteur adminitratif, 31,4 pourcent dans le secteur industriel et environ 19 pourcent dans le domaine de l’agriculture étaient actifs.

Au cours du premier trimestre de cette année, près de 25 pourcent des jeunes Iraniens âgés entre 15 à 29 ans értaient au chômage, et comparé à la même période l’an dernier, ce nombre a augmenté de 2,5 pourcent.

Les données du Centre des statistiques indiquent sur tous les indices que le taux de chômage est plus élevé chez les femmes que chez les hommes et aussi dans les zones urbaines que dans les zones rurales.

Le gouvernement d’Hassan Rohani avait espéré après l’accord nucléaire et la mise en œuvre du plan global d’action conjoint (JCPOA), rapidement donner e l’essor à sa situation économique et préparer le terrain pour l’emploi, mais sur le terrain les faits prouvent le contraire.

La hausse du chômage au sein du 11ème gouvernement (celui de Rohani)

Apparemment, environ 9 mois après la mise en œuvre de JCPOA, l’économie est toujours engagée dans les conséquences des sanctions paralysantes et la mauvaise gestion du gouvernement précédent, et la prospérité économique n’a été atteinte ni à l’échelle ni à la vitesse à laquelle les fonctionnaires du 11e gouvernement (de Rohani) l’avaient espéré.

Le Fonds monétaire international a déclaré, dans un rapport publié la semaine dernière, que la position de l’Iran en termes de taux de chômage a diminué de trois places par rapport à l’année dernière. En outre, les estimations de cet organisme international montrent que l’Iran, au début du 11e gouvernement, se trouvait au 29e rang parmi les pays du monde en termes de chômage et, après une baisse au cours des trois dernières années et demie, il a chuté à la 22e place.

Le Fonds monétaire international a estimé que le taux de chômage en Iran cette année est légèrement inférieur à 11,3 pourcent, ce qui est près d’1 pourcent de moins que l’indice fourni par le Centre des statistiques de l’Iran.

Si l’on extrapole les statistiques fournies par le Centre des statistiques de l’Iran sur le taux de chômage en Iran, la République islamique serait classée le 16e pays au monde avec le plus grand nombre de chômeurs.