
Lors d’une intervention à l’Université de Téhéran le 14 octobre, le président du régime théocratique, Hassan Rohani a reconnu la situation gravissime du pouvoir moribond en Iran et préconisé la « thérapie de l’espoir » comme solution aux crises inextricables du régime.
« Si un médecin dit à un patient qu’il est arrivé trop tard, que la situation est très critique et qu’il ne reste qu’à prier (Dieu), eh bien, c’est la fin pour le patient qui sera précipité dans sa tombe, a-t-il affirmé. Mais si le médecin affirme que ce n’est rien, beaucoup avaient la même maladie et ont guéris, bien que c’est un peu difficile mais il va y survivre, il ne faut pas s’inquiéter et il se tient à ses côtés… on pourra voir que la situation va s’améliorer de 20% … la thérapie de l’espoir est bonne, elle donne de l’espoir à la personne, elle lui dit qu’elle n’a pas de problème, qu’elle est vivante et que son problème se règlera.»
Qualifiant de rumeurs les crises persistantes et croissantes que connaît le pays, Rohani a déclaré : « Certaines rumeurs s’amplifient et se répandent dans le cyberespace et affectent tout le monde. C’est d’abord une guerre psychologique pour nous mettre sous pression. » Concernant la pression des protestations continues en Iran, il a ajouté : « Quand ils font 10, 12, 15 critiques dans le journal ou le cyberespace, je dis que c’est assez pour aujourd’hui et je le mets de côté. »
Craignant l’isolement croissant du régime et la fin de plusieurs décennies de politique de complaisance de la part des Occidentaux, il a affirmé : « A la Maison Blanche, les pires personnes sont réunies… Elles ont commencé avec la guerre psychologique. La guerre économique est l’objectif à moyen terme. La guerre pour montrer que le système n’est pas efficace est le troisième objectif et cherche à lui ôter sa légitimité… Le changement de régime s’obtient en lui ôtant sa légitimité« .
La présence de Rohani à l’Université de Téhéran a été marquée par une manifestation des étudiants. Ils ont protesté contre président du régime islamiste en scandant : « l’étudiant mourra, mais n’accepte pas l’humiliation » ; « cherté de la vie, chômage, Rohani doit répondre. »
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 14 octobre 2018

