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L’Iran reste sur la liste noire du GAFI ; risques de financement du terrorisme et de blanchiment d’argent

L’Iran reste sur la liste noire du GAFI ; risques de financement du terrorisme et de blanchiment d’argent

Le Groupe d’action financière (GAFI) a de nouveau confirmé le statut du régime iranien sur sa liste noire des « juridictions à haut risque », soulignant les inquiétudes mondiales croissantes concernant les lacunes persistantes de Téhéran dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Le GAFI, un organisme international créé pour superviser les normes financières, a vivement exhorté les pays à appliquer des contre-mesures strictes contre l’Iran, qu’il considère comme un risque majeur pour le système financier mondial. L’organisation a souligné que ce statut de liste noire ne sera pas levé tant que l’Iran n’aura pas pleinement mis en œuvre des mesures visant à freiner le financement du terrorisme, notamment en ratifiant des conventions essentielles telles que la Convention de Palerme et la Convention pour la répression du financement du terrorisme.

Depuis 2016, le régime iranien s’est engagé à remédier à ses vulnérabilités financières stratégiques, mais selon le GAFI, « l’échec de l’Iran à mettre en œuvre les conventions de Palerme et de lutte contre le financement du terrorisme conformément aux normes du GAFI » a bloqué les progrès. Cette inaction prolongée, affirme le GAFI, « constitue un risque croissant pour la finance internationale ».

Dans sa récente déclaration, le GAFI a réitéré : « Les pays devraient exiger un examen de surveillance accru pour les succursales et filiales d’institutions financières basées en Iran ; introduire des mécanismes de déclaration renforcés des transactions financières ; et imposer des exigences d’audit rigoureuses aux groupes financiers ayant des filiales en Iran ».

L’appel du GAFI aux pays de rester prudents à l’égard des transactions iraniennes renforce son mandat de 2020, qui demande à l’Iran d’adopter des réformes globales. Il s’agit notamment de supprimer les exemptions légales qui empêchent la classification de certains groupes soutenus par l’Iran comme entités terroristes et de veiller à ce que ses systèmes financiers mettent en œuvre une diligence raisonnable stricte à l’égard de la clientèle.

Cette décision a un impact sur l’accès de l’Iran aux canaux bancaires internationaux, car il est désormais conseillé aux institutions mondiales de rompre leurs liens financiers pour réduire leur exposition aux risques associés à l’Iran. Le GAFI a déclaré que cette inscription sur la liste noire met en évidence le « risque de financement du terrorisme émanant de l’Iran ». L’agence internationale a également noté que des « contre-mesures efficaces » devraient être appliquées jusqu’à ce que Téhéran remédie aux « graves lacunes identifiées dans son plan d’action », un document bloqué dans le système politique iranien depuis des années.

Le GAFI a réitéré sa position selon laquelle le régime iranien doit se conformer pleinement aux normes du GAFI : « Si l’Iran ratifie les conventions de Palerme et de lutte contre le financement du terrorisme conformément aux normes du GAFI, le GAFI décidera des prochaines étapes. » D’ici là, a souligné le GAFI, l’Iran « restera sur la liste des juridictions à haut risque », car la position du pays continue de menacer « le système financier international ».