vendredi, décembre 2, 2022
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Les mollahs essaient de couvrir l’effondrement économique de l’Iran

Ces derniers jours, les responsables du régime iranien parlent de « miracle économique » ou de « percée ». Parallèlement, la population est aux prises avec la pauvreté, et les médias officiels reconnaissent la débâcle économique causé par le régime.

Abdolnasser Hemati, directeur de la Banque centrale d’Iran, a déclaré que le régime n’a « pas permis à ceux qui imposent des sanctions d’atteindre leur but ultime, qui était l’effondrement économique du pays ».

Dans le même temps, le taux d’inflation, les liquidités, l’indice de pauvreté et le taux de change du dollar de l’Iran augmentent, et le marché des changes du pays continue à diminuer.

Dans une interview accordée au quotidien officiel Arman-e Meli, Heydar Hossaini, un des économistes du régime, le 3 octobre, s’est moqué des récents propos de Hemati. « Lorsque le taux de change du dollar atteint 300 000 rials, et que les pièces d’or sont égales à 150 000 000, et lorsque les moyens de subsistance de la population sont extrêmement faibles ou n’existent pas, que signifie cette prévention de l’effondrement économique ? Que faut-il encore faire pour dire qu’il y a eu un effondrement économique ? Il serait avisé que le directeur de la Banque centrale et d’autres responsables fassent des efforts et définissent de nouveaux termes afin qu’ils puissent être utilisés dans la littérature économique. Selon les responsables économiques, quelle est la signification de la récession économique, de l’effondrement économique et de la crise économique ?

De même, le président du régime, Hassan Rohani, a récemment parlé de « miracle économique » et a même comparé l’économie iranienne à celle de l’Allemagne, affirmant que l’économie des mollahs est « meilleure » que celle de l’Allemagne.

A cet effet, le quotidien officiel Asia a écrit lundi : « Etant donné les statistiques et les réalités de l’économie de notre pays, cette question devrait être posée [par Rohani] : Quelle prouesse économique avons-nous accompli ? »

« Lorsque Rohani est devenu président, le taux de change du dollar était de 30 000 rials, mais il est maintenant de 300 000 rials. Cette hausse du taux de change indique que non seulement la situation économique de l’Iran est critique, mais aussi que la monnaie du pays, le « rial », a perdu de sa valeur. Selon les statistiques officielles, le produit intérieur brut (PIB) de l’Iran est estimé à 3,5 % avec l’exportation de pétrole et sans cette dernière, le PIB aurait été négatif de 1,7 %. La Banque centrale a pourtant annoncé que ces indices étaient respectivement négatifs de 2,8 % et de 0,6 % », peut-on lire dans l’article.

Démystifiant les allégations des mollahs qui accusent l’épidémie de Coronavirus d’être la cause de la récession économique en Iran, l’article ajoute : « L’économie iranienne était aux prises avec une énorme récession. Ainsi, aucune floraison économique n’a suivi cette épidémie dont nous pourrions conclure qu’elle avait conduit à une chute libre économique. » En d’autres termes, ce média officiel reconnaît que l’économie du régime s’était déjà effondrée.

Parallèlement, le quotidien officiel Eghtesad-e Saramad a rapporté mardi la « chute libre » de la bourse iranienne. « Hier, la bourse s’est échangée avec la chute des indices, de sorte que le principal indicateur de la bourse s’est terminé par une baisse de plus de 32.000 unités et les actions du troisième jour de bourse de la semaine en cours ont atteint 1.490.154 unités. Les détails des transactions boursières basés sur les statistiques enregistrées indiquent que tous les indices boursiers ont chuté hier, enregistrant une baisse moyenne de 1,61 %. »

Dans son édition en Persan, Radio France Internationale a publié le 2 octobre une interview de Freydoon Khavand, un économiste proche du régime.

Cet article cite le récent rapport de la « COFACE », une compagnie française d’assurance d’envergure mondiale. Dans son dernier rapport, la COFACE, qui est l’une des sociétés mondiales les plus réputées dans le domaine de l’assurance-crédit et de la prévision des « risques », classe l’Iran comme le premier pays au monde en termes de fragilité politique et sociale et d’apparition possible de troubles sociaux.

« La mise à jour annuelle de l’indice du risque politique de Coface, publiée dans ce baromètre, met en évidence une double tendance : d’une part, une diminution du risque de conflit au niveau mondial, mais d’autre part, une augmentation du risque de fragilité politique et sociale. L’Iran et la Turquie sont parmi les pays dont le niveau de risque social a le plus augmenté. L’Iran a renforcé sa position en tête de cet indicateur », peut-on lire dans le rapport.

Mentionnant ce rapport, RFI a cité les propos de M. Khavand : « Une évaluation de la conjoncture actuelle révèle que la situation économique du pays est complètement critique et au bord de l’effondrement. Le pouvoir d’achat de la population a chuté de façon spectaculaire. L’inflation débridée, la pauvreté et le chômage, l’instabilité économique, le manque de sécurité économique combiné à la réticence des investisseurs nationaux à dépenser dans la production, le manque d’interaction constructive avec le monde extérieur, sont quelques-uns des facteurs qui ont rendu l’économie du pays impuissante dans la situation actuelle. »

Comment l’effondrement économique de l’Iran affecte-t-il la population ?
L’effondrement de l’économie iranienne, le CNRI, l’OMPI, le Coronavirus, le Covid-19, le rial, le toman Alors que la population est aux prises avec à la fois la pauvreté et la crise du Covid-19, et au lieu de distribuer des masques au gens, les mollahs ont imposé une amende à ceux qui n’en portent pas. À cet effet, le Jahan-e Sanat, un média officiel, a écrit mardi : « Les pays qui ont réussi à cet effet ont d’abord renforcé l’infrastructure sanitaire de la population et ont ensuite imposé des amendes à ceux qui violaient les protocoles sanitaires. Actuellement, le salaire d’un travailleur est de 2.800.0000 rials, alors que le seuil de pauvreté est de 100.000.000 rials. La moitié de la population vit dans la pauvreté absolue. Une famille de quatre personnes à Téhéran ne peut se permettre d’acheter un masque jetable tous les jours. Pour promulguer de telles lois, le gouvernement et le ministère de la Santé doivent d’abord envisager l’achat de certains masques pour les pauvres, puis imposer des amendes.

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