
Le guide suprême du régime iranien, Ali Khamenei, a déclaré l’année perse 1404 (débutant en mars 2025) « Année de la Production Nationale » et a affirmé que le « développement » la compléterait. Pourtant, cinq mois plus tard, le président du régime, Massoud Pezeshkian, a efficacement démenti ce slogan de propagande en admettant : « Je ne veux absolument pas de développement. D’abord, le pain du peuple. »
Selon le site web officiel Fararu (24 août 2025), Pezeshkian, lors d’une réunion avec des responsables de médias, a été contraint de dénoncer le réseau parasitaire d’institutions du régime : « Nous avons d’innombrables institutions et fondations qui ne produisent rien, et nous leur donnons de l’argent. Pourquoi devrions-nous les payer alors que nous ne pouvons pas subvenir aux besoins de la population ?»
Cet aveu rare met en lumière le cœur de la catastrophe économique et sociale iranienne : les ressources sont systématiquement pillées par des fondations et institutions affiliées au régime, tandis que des millions d’Iraniens luttent pour leur survie.
« Les ressources sont dépensées à d’autres fins »
Pezeshkian lui-même a reconnu la dure réalité : « Les ressources financières sont dépensées à d’autres fins.»
Cela fait écho aux cris de la société iranienne depuis deux décennies : la richesse nationale est détournée vers des fondations corrompues, l’establishment religieux et le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), plutôt que vers le peuple. Le soulèvement de novembre 2019 a été alimenté précisément par le vol de ressources par le régime pour alimenter ces réseaux parasitaires.
Déconstruire le slogan de Khamenei
Dans ses propos, Pezeshkian a même contredit le discours de Khamenei sur « l’Année de la production nationale » : « Le développement ne sera pas possible sans répondre aux besoins fondamentaux. Résoudre ces problèmes n’est pas simple.»
Il a ainsi jeté un froid sur la propagande officielle du régime, révélant la vacuité de ses slogans et son incapacité à faire face à la crise économique croissante de l’Iran.
Les médias du régime ont été contraints de mettre en lumière cette réalité. Le quotidien d’État Ettela’at (24 août 2025) a pointé du doigt l’une des institutions répressives et corrompues du régime : « Monsieur le Président ! Commencez par le Siège de l’Enjonction du Bien et de l’Interdiction du Mal. Quelle est sa véritable fonction ? Quel est son résultat ? Si la vertu peut être promue dans une mosquée, pourquoi devrait-elle bénéficier d’un budget de 123 milliards de tomans ?»
Le même journal est allé plus loin, se moquant des slogans creux du régime : « Nous sommes passés des préoccupations de développement à celles de subsistance. Nous dépensons l’argent du pain des citoyens pour des organisations dont le poids politique et culturel dans la société ne dépasse pas 25 %.»
Aveux de défaite
Ces aveux forcés des responsables du régime et des médias reflètent une réalité plus profonde : malgré des budgets, des fondations et une propagande colossaux, le régime n’a pas réussi à imposer son « mode de vie » idéologique à la société. Comme l’a admis Ettela’at : « Le mouvement Mahsa de 2022 et les élections de 2024 auraient dû montrer clairement que la plupart des gens n’accepteront pas le mode de vie que le régime veut imposer. Aucun budget ni aucune propagande ne pourront changer cela. »
Un système fondé sur le pillage, pas sur le développement
Ces déclarations révèlent ce que le peuple iranien sait depuis longtemps : le régime ne s’intéresse ni au développement ni à la satisfaction des besoins de la population. Au contraire, il a bâti un système oligarchique de vol et de privilèges pour les fondations du Guide suprême, l’establishment religieux et le vaste empire économique du CGRI.
La soi-disant « Année de la production nationale » n’est rien d’autre qu’un prétexte au pillage. Le véritable résultat est une aggravation de la pauvreté, une inflation galopante et un fossé social grandissant entre les Iraniens ordinaires et les élites du régime. Ces aveux de Pezeshkian et des médias du régime ne font que confirmer que le système ne peut se réformer tout seul et que sa chute est inévitable.

