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Iran : L’escalade des tensions au Moyen-Orient provoque l’effondrement de la bourse

Alors que les tensions politiques au Moyen-Orient augmentent, la bourse iranienne fait face à l’une de ses plus fortes baisses de ces dernières années. L’escalade du conflit au Moyen-Orient a gravement affecté l’économie iranienne, provoquant une volatilité importante sur ses marchés financiers. Le lundi 30 septembre, la Bourse de Téhéran (TSE) a connu une nouvelle chute, marquant le troisième jour consécutif de fortes pertes, aggravant encore la crise économique du pays.

L’indice principal du TSE a chuté de 6 366 points, clôturant à 2 131 605. L’indice à pondération égale a également chuté de manière significative de 860 points à 702 823. Plus de 800 milliards de tomans (environ 12,9 millions de dollars) ont été retirés du marché, ce qui constitue un coup dur pour les investisseurs.

Les tentatives des autorités iraniennes pour stabiliser le marché par des moyens artificiels, comme la limitation des fluctuations du cours des actions à 1 %, n’ont pas réussi à endiguer la vague d’effondrement du marché. Les investisseurs, tant nationaux qu’internationaux, sont de plus en plus méfiants quant à la capacité du régime à gérer la dissidence politique croissante au sein du pays. L’instabilité persistante du gouvernement iranien et son manque de transparence ont suscité une profonde méfiance parmi les investisseurs, qui retirent leurs fonds d’un régime qui semble plus vulnérable que jamais.

La situation est encore compliquée par la forte dépréciation de la monnaie iranienne, le rial, qui s’est négociée à 62 000 tomans le 2 octobre. L’inflation, aggravée par les sanctions et la mauvaise gestion économique interne, a aggravé les difficultés financières du pays, entraînant une hausse des prix de l’or et des transactions record sur les actifs liés à l’or.

Pendant ce temps, la panique concernant les pénuries de carburant s’est emparée des principales villes iraniennes. De longues files de voitures ont été signalées à Téhéran, Machhad, Ispahan et dans des villes plus petites comme Ilam et Shaf, alors que les craintes de nouvelles perturbations dans l’approvisionnement en carburant continuent de croître. Ces files d’attente, exacerbées par les récentes attaques de missiles contre Israël, reflètent la panique générale qui se répand dans tout le pays.