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Alors que les sanctions snapback se profilent, les fanfaronnades de Téhéran révèlent un régime en panique

Alors que les sanctions snapback se profilent, les fanfaronnades de Téhéran révèlent un régime en panique

Alors que les puissances européennes évoquent une possible reconduction de toutes les sanctions de l’ONU, le régime iranien a déchaîné un torrent de menaces, projetant une image de défiance. Cependant, cette posture agressive masque la panique de Téhéran. Une analyse des discussions internes du régime et des médias d’État révèle un leadership terrifié par une nouvelle pression internationale, hanté par sa propre insuffisance stratégique et convaincu que l’objectif ultime de l’Occident est son renversement.

Une façade de bravade
La réponse publique du régime a pris la forme d’une campagne d’intimidation soigneusement orchestrée. Le président de la Commission juridique et judiciaire du Parlement a averti les trois signataires européens de l’accord nucléaire de 2015 que l’activation du mécanisme de retour à l’ordre initial aurait des conséquences négatives majeures, à commencer par l’échec de tout processus de négociation. Le porte-parole de la Commission de sécurité du Parlement a fait écho à cette déclaration, déclarant sans ambages : « Si le mécanisme de retour à l’ordre initial est activé, nous nous retirerons du TNP.»

Cette rhétorique s’est transformée en menaces militaires manifestes. Hossein Shariatmadari, porte-parole du Guide suprême Ali Khamenei, a publiquement interrogé : « Maintenant que la troïka européenne cherche à activer le mécanisme de déclenchement, pourquoi ne pas utiliser l’effet de levier de la fermeture du détroit d’Ormuz ?» Le député Esmail Kowsari a quant à lui affirmé que les préparatifs militaires pour cette action étaient « terminés », bien qu’aucune décision finale n’ait été prise.

L’agence de presse Tasnim du CGRI a détaillé un « programme de représailles », comprenant l’enrichissement de l’uranium de 60 % à 90 % et la restriction drastique des inspections de l’AIEA.

Les médias d’État révèlent la peur du régime
Les informations les plus révélatrices proviennent toutefois de la télévision d’État du régime. Dans une émission remarquablement franche du 15 juillet 2025, l’analyste du régime, Fouad Izadi, a dissipé la façade de confiance. « L’activation du mécanisme de snapback n’est pas une bonne chose pour nous », a-t-il admis. « Le retour des sanctions par ce biais n’est pas une bonne chose. »

Izadi a ensuite mis à nu la paranoïa profonde du régime, présentant toute pression internationale comme une menace existentielle. « Quand on s’en prend à la télévision d’État… on cherche à renverser le gouvernement », a-t-il déclaré, ajoutant : « Leur travail n’est pas terminé… leur objectif est le renversement du gouvernement iranien. » Il a avoué des échecs stratégiques rédhibitoires, déplorant une « erreur d’analyse » passée qui a conduit le pays à être « surpris » par une attaque survenue « en pleine négociation ». Il a admis que les dirigeants avaient commis une erreur en ignorant les avertissements de Khamenei selon lesquels l’Occident n’était pas digne de confiance.

Plus révélateur encore, Izadi a reconnu que les efforts diplomatiques du régime sous la direction de son nouveau président, Massoud Pezeshkian, étaient contre-productifs. « Chaque fois que le président iranien dit vouloir négocier », a-t-il expliqué, « la traduction pour Trump… est qu’ils ne veulent pas se défendre… En réalité, vous exportez de la faiblesse.»

Un moment pour la détermination internationale
Le contraste entre les menaces bruyantes du régime et ses aveux privés ne pourrait être plus frappant. Les fanfaronnades concernant l’enrichissement à 90 % et la fermeture du détroit d’Ormuz sont les manœuvres désespérées d’un gouvernement qui admet ouvertement que des sanctions rapides seraient un coup dévastateur. Leur jeu de reproches internes et la crainte d’être « surpris » à nouveau soulignent non pas la force du régime, mais sa profonde fragilité et son incompétence.

La communauté internationale ne doit pas se laisser intimider. L’analyse du régime lui-même montre qu’il agit en désespoir de cause. L’heure est à la résolution. Une politique de fermeté, incluant le rétablissement complet de toutes les sanctions de l’ONU, est la voie la plus efficace pour contrer ses activités malveillantes. Ces menaces doivent être perçues pour ce qu’elles sont : les cris frénétiques d’une théocratie corrompue, terrifiée par sa propre disparition et par les aspirations démocratiques du peuple iranien.