jeudi, juin 20, 2024
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La liberté de presse en Iran parmi les plus bafouées au monde

Alors que le monde commémorait, vendredi 3 mai, la Journée internationale de la liberté de la presse, les conclusions de Reporters sans frontières (RSF) dans son dernier rapport sur la liberté des médias dans le monde à l’horizon 2024, donnent à réfléchir. Une fois de plus, l’Iran des mollahs se retrouve dans les abimes de la répression médiatique, occupant la 176e place parmi 180 pays étudiés, selon RSF.

Ce classement accablant place le régime iranien parmi les plus infames oppresseurs de la liberté de la presse au monde, notamment la Corée du Nord, l’Afghanistan, la Syrie et l’Érythrée.

La situation désastreuse des journalistes en Iran n’est pas un développement récent mais plutôt la sombre continuation d’un système de censure et d’intimidation de longue date. Sous couvert de maintenir l’ordre public et la sécurité nationale, le régime iranien a systématiquement ciblé les professionnels des médias, ce qui lui a valu le titre ignominieux d’être l’une des plus grandes prisons pour journalistes au monde. La politique d’« emprisonnement collectif » garantit que les voix dissidentes soient rapidement réduites au silence, les événements politiques influençant directement les conditions de travail périlleuses et la sécurité du personnel des médias.

Le rapport de RSF dresse un sombre tableau de la liberté des médias au Moyen-Orient, avec une baisse notable des classements à l’indice politique en 2024. Les autorités de la région, y compris le régime iranien, redoublent d’efforts pour resserrer leur emprise sur la circulation de l’information, et recourent à toute une série de tactiques répressives.

De la violence et des arrestations arbitraires à l’imposition de lois draconiennes et à la coercition financière, le régime utilise une approche multiforme pour étouffer la dissidence et contrôler le discours. Les journalistes sont confrontés à des lignes rouges de plus en plus restrictives, réduisant de fait leur capacité à couvrir des questions cruciales allant des conflits et de la corruption aux difficultés économiques, en passant par l’égalité des sexes et les droits des minorités.

La performance lamentable du régime iranien dans le classement de la liberté des médias n’est pas un phénomène nouveau. En 2023, le pays languissait à la 177ème position, soulignant l’érosion persistante des libertés de la presse sous le régime despotique.

Malgré la condamnation internationale et les efforts de sensibilisation, le régime iranien reste impassible, déterminé à écraser tout semblant de journalisme indépendant. La description constante du régime des mollahs par RSF comme « l’un des gouvernements les plus répressifs au monde » en termes de liberté de la presse rappelle brutalement les défis auxquels sont confrontés les journalistes opérant à l’intérieur des frontières iraniennes.