CNRI – Un prisonnier politique iranien a été déplacé dans un pavillon pour détenus dangereux de la prison de Gohardacht à Karadj, au nord-ouest de Téhéran. Ali-Akbar Baghani, enseignant emprisonné, a été transféré de la section des prisonniers politiques (Hall 12), vers le pavillon 2 de la prison de Gohardacht, où sont détenus les criminels « ordinaires », dimanche dernier.
Aucune raison officielle n’a été communiquée pour expliquer son transfert, mais il semblerait que le ministère de l’Intelligence et de la Sécurité du régime (VEVAK) a ainsi l’intention de faire pression sur lui.
Depuis qu’Hassan Rohani a pris ses fonctions il y a deux ans, la situation des Droits de l’Homme en Iran s’est largement détériorée.
Au début de l’année, Ahmad Shaheed, Rapporteur spécial des Nations Unies au sujet des Droits de l’Homme, notait dans l’un de ses rapports, que « la situation globale en matière de Droits de l’Homme avait empiré au cours du mandat de Rohani ».
Les Iraniens prévoient de se rassembler devant la siège des Nations Unies à New York le 28 septembre prochain, pour dénoncer la visite du Président Hassan Rohani des mollahs à l’Assemblée générale de l’ONU.
Le rassemblement, organisé par l’Organisation des Communautés irano-américaines (OIAC), a pour but de pousser la communauté internationale à rendre le régime de Téhéran responsable du triste record du pays en matière de Droits de l’Homme.
Le régime des mollahs en Iran continue d’exécuter plus de ses citoyens que n’importe quel autre Etat membre de l’ONU, proportionnellement à leur population. Environ 2000 personnes ont été exécutées sous Rohani au cours des deux dernières années.

