
CNRI – 45 députés et législateurs britanniques ont fait savoir qu’ils soutenaient le mouvement international pour obtenir la justice pour les victimes du massacre de 1988 de prisonniers politiques en Iran, et ont demandé que les responsables de ces crimes contre l’humanité soient poursuivis en justice. Voici le texte complet de la déclaration :
DÉCLARATION SUR L’IRAN
Massacre de prisonniers politiques en Iran en 1988. Un nouvel enregistrement audio de l’Ayatollah Montazeri, l’ancien successeur de Khomeiny en 1988, révèle de nouvelles preuves sur le massacre de plus de 30 000 prisonniers politiques dans les prisons iraniennes pendant l’été 1988, dont des femmes et des enfants et tous les prisonniers politiques qui soutenaient le mouvement d’opposition de l’organisation des moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI).
Ce massacre a été mené à la suite d’une fatwa du guide suprême Khomeiny, qui avait ordonné que tous les prisonniers politiques loyaux à l’OMPI soient immédiatement exécutés.
Dans le nouvel enregistrement audio, Montazeri affirme que « ces exécutions ont été les plus gros crimes qui se sont passés en République islamique et que le monde ne nous pardonnera pas pour ce crime. »
Les abus des droits de l’Homme et les exécutions continuent aujourd’hui en Iran à cause de l’impunité dont jouissent les autorités du régime iranien durant ces trois décennies et demie.
Selon les survivants, ceux en charge des massacres sont impunis et actuellement à de hauts postes dans le gouvernement iranien, dont Mostafa Pourmohammadi, ministre de la Justice, et Hossein Ali Nayeri, chef de la Cour administrative pour les juges.
Dans leurs efforts pour mettre fin à des décennies d’atrocités, le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) et sa présidente-élue, Mme Maryam Radjavi, ont présenté un plan en 10 points pour l’avenir de l’Iran qui projette une république iranienne démocratique et laïque avec l’abolition de la peine de mort et de la torture, tout comme la mise en place de règles de loi et de respect de la charte des Nations Unies.
Nous demandons au gouvernement de reconnaitre et de condamner ce massacre brutal en tant que crime contre l’humanité et demande au Commissaire des droits de l’Homme de l’ONU, au Conseil des droits de l’Homme, à l’assemblée générale et au Conseil de sécurité d’ordonner une enquête et de trainer les responsables devant la justice.
Nous demandons également au gouvernement de soutenir les efforts de la population iranienne et du CNRI pour permettre de réaliser le plan en 10 points de Mme Radjavi en Iran.

