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Des prisonniers politiques en Iran en grève de la faim depuis cinq jours

Des prisonniers politiques en Iran en grève de la faim depuis deux jours

CNRI – Un groupe de prisonniers politiques dans la tristement célèbre prison de Gohardacht (Rajai-Shahr) à Karaj, au nord-ouest de Téhéran, a entamé une grève de la faim jeudi et vendredi en solidarité avec les autres prisonniers politiques en grève de la faim en Iran.

Les prisonniers de Gohardacht ont annoncé dans une lettre ouverte que leur grève de la faim de cinq jours avait pour but de montrer leur solidarité avec les autres prisonniers politiques menant cet acte de protestation.

Leur lettre disait en partie : « Certains prisonniers politiques sont en grève de la faim depuis ces trois derniers mois pour obtenir gain de cause. Nasim Naghash-Zargaran (Maryam Naghash-Zargaran), Rasoul Hardani et Arzhang Davoudi sont parmi ceux qui ont fait la grève de la faim et sont dans un état critique, car ils ont chacun commencé leur grève il y a un bon moment. »

Libérez les prisonniers politiques en Iran

Les prisonniers politiques à Gohardacht ont déclaré qu’ils voulaient informer la communauté internationale sur l’état de ces prisonniers et être solidaires avec eux.

La lettre a ajouté : « Nous voulons que les gens soutiennent ces grévistes de la faim. Leur état est certainement critique. »

Maryam Naghash Zargaran, une chrétienne nouvellement convertie, a commencé sa grève de la faim le 5 juillet 2016, pour protester contre les conditions inhumaines dans la prison et pour demander une libération inconditionnelle. Elle a continué sa grève de la faim avec l’appui de son compatriote, le prisonnier politique Narges Mohammadi, qui protestait contre le refus du régime iranien qu’il a des contacts avec ses enfants.

Zargaran a été condamné par les tribunaux fantoches des mollahs à quatre ans de prison pour la sécurité nationale impliquant des rassemblements et collusions illégaux, mais elle n’a jamais été inculpée devant un tribunal de droit. Elle est retenue dans le secteur des femmes de la prison d’Evin depuis le 15 juillet 2013.

Le prisonnier politique Rasoul Hardani, souffrant de sclérose en plaques, est dans un état critique après avoir été en grève de la faim depuis début juillet. Cependant, le gardien de la prison de Gohardacht continue à empêcher son transfert à l’hôpital.

Hardani est en grève de la faim pour protester contre les autorités qui empêchent sa libération. Hardani était âgé de seulement 17 ans lors de son arrestation en 2000. Au cours de ces 15 ans derrière les barreaux, il a enduré des conditions difficiles dans les prisons du régime. Sa peine de prison a pris fin le 21 août 2015, mais les tortionnaires refusent de le libérer en dépit du fait que le bureau du coroner a émis une ordonnance déclarant qu’il ne peut pas tolérer les conditions de détention.

Le 17 Juillet, le prisonnier politique iranien Arzhang Davoodi a entamé une grève de la faim et a cessé de prendre ses médicaments pour protester contre la situation déplorable des autres détenus. M. Davoodi est incarcéré dans la sinistre prison de Gohardacht (Rajai Shahr) à Karaj, au nord-ouest de Téhéran.

Après avoir annoncé sa grève de la faim, Arzhang Davoodi a écrit une déclaration sur les conditions inhumaines des prisonniers et la corruption généralisée du régime : «Je n’arrêterai pas ma grève de la faim à moins que les conditions des prisonniers s’améliorent. La situation des prisonniers doit être mise en avant par les organes internationaux des droits de l’homme.

Le rapporteur spécial du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU doit insister pour être autorisé à visiter les prisons en Iran et pour se renseigner sur les conditions anormales et inhumaines. Les inventions et accusations des mollahs, les poursuites et la propagation de la corruption, de la toxicomanie et d’autres problèmes graves comme les maladies incurables doivent être révélés. »

Il s’adresse à Ahmed Shaheed, rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’Homme en Iran, et à tous les amateurs de droits de l’Homme dans tous les forums internationaux:

« Après des années d’emprisonnement et de charges illégales fabriquées par les mollahs, par cette action, je veux juste éveiller les consciences de tous les êtres humains sur les conditions inhumaines des prisonniers. Les gardiens de prison violents dans différentes prisons telles que Rajai Shahr (Gohardacht) ont fait des prisons un cimetière et un abattoir pour nos jeunes en important des marchandises et contrebandes, y compris des drogues. Ces drogues constituent de principales sources de revenus pour eux dans le système pénitentiaire et j’ai honte d’exprimer les conséquences de ces crimes et les conditions qui prévalent actuellement sur les prisonniers ».

Arzhang Davoodi, à la fin de sa déclaration, a ajouté: « à partir du dimanche 17 Juillet 2016, je ferai une grève des médicaments et une grève de la faim afin que le monde accorde une attention à la situation actuelle. Je sais déjà que je serai menacé et transféré en isolement cellulaire par le chef de la prison, Mohammad Mardani. »