mercredi, février 8, 2023
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Des parlementaires européens désirent l’adoption d’une position plus ferme contre l’Iran

Des parlementaires européens désirent l’adoption d’une position plus ferme contre l’IranDe Gabriele Parussini

Bloomberg – Treize membres du Parlement européen, dont le vice-président, ont déclaré que l’Europe devait raffermir sa position vis-à-vis de l’Iran et soutenir un changement de régime dans ce pays.

« Au Parlement européen, nous soutenons totalement l’option qui consiste à donner une chance démocratique au peuple iranien », a affirmé Alejo Vidal-Quadras Roca, premier vice-président du parlement de l’UE, lors d’un meeting aujourd’hui avec les dirigeants de l’opposition iranienne exilée à Auvers-sur-Oise, à l’ouest de Paris. « Le temps est venu pour l’UE de changer sa politique vis-à-vis du régime. L’Iran a franchi les limites. »

Vidal-Quadras Roca a dirigé une délégation de parlementaires européens à un meeting avec Maryam Radjavi, présidente du Conseil national de la Résistance iranienne, ou CNRI, organisation regroupant les mouvements de résistance contre le régime de ce pays.

La communauté internationale tente d’empêcher l’Iran de se procurer des armes nucléaires, après que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad ait annoncé le 11 avril que son pays avait produit suffisamment d’uranium enrichi pour alimenter un réacteur nucléaire. Cette déclaration est survenue après que le Conseil de Sécurité ait demandé à l’Iran de mettre fin à son programme nucléaire avant la fin du mois.

A la réunion aujourd’hui à Moscou portant sur la question nucléaire iranienne, les hauts responsables sont tombés d’accord sur le fait que la République islamique devait faire face à une action internationale pour avoir défié les Nations Unies en enrichissant de l’uranium. Une majorité de la délégation a admis que des sanctions contre l’Iran étaient nécessaires, sans pour autant déterminer lesquelles, selon Nicholas Burns, sous-secrétaire d’Etat américain pour les affaires politiques.

L’Agence internationale de l’énergie atomique de l’ONU prépare un rapport pour le conseil qui comportera une évaluation des risques que l’Iran ait produit une quantité d’uranium enrichie suffisante pour alimenter un réacteur, comme le pays le prétend.

« Des négociations supplémentaires, un autre délai et le gaspillage de temps ne sont pas une façon d’empêcher une guerre », a affirmé Radjavi. « Le temps vient à manquer. Des sanctions appropriées doivent être imposées contre le régime afin d’empêcher une catastrophe de se produire, celle où les mollahs obtiendront l’arme nucléaire. »