AccueilActualitésActualités: Iran RésistanceDes parlementaires américains voient dans un groupe d’opposants iraniens une opposition viable

Des parlementaires américains voient dans un groupe d’opposants iraniens une opposition viable

par Nicholas Vinocur

Reuters, Paris, 17 février – (original en anglais) Quatre membres de la Chambre des Représentants américaine ont rencontré une dirigeante de l’opposition iranienne dimanche et appelé le president Barack Obama à traiter son groupe comme une alternative au gouvernement de Téhéran, quatre mois après son retrait de la liste des organisations terroristes.

Le groupe bipartite a exhorté Obama à parler avec le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) basé à Paris, plutôt qu’avec Téhéran, après que la plus haute autorité iranienne ait rejeté une offre de discussions du Vice-président américain Joe Biden.

« L’Administration devrait parler avec les membres de l’opposition iranienne, comme l’a fait notre délégation aujourd’hui, au lieu de mener des discussions stériles avec les dirigeants iraniens », a estimé dans un communiqué la délégation de la commission des Affaires étrangères de la Chambre.

Biden a fait connaitre la volonté des USA de mener des discussions directes avec Téhéran pour essayer de sortir de l’impasse du long conflit entre l’Occident et l’Iran sur son programme nucléaire. L’Iran affirme enrichir de l’uranium uniquement pour obtenir de l’énergie pacifique, mais l’Occident craint qu’il ne soit en train de développer une bombe atomique.

Avec l’élection présidentielle en Iran en juin, les espoirs de voir des progrès sur cette question avant cette échéance sont limités.

REUNION A PARIS

La réunion dans un hôtel parisien marque la première fois où des membres du Congrès américain rencontrent la dirigeante du CNRI Maryam Radjavi depuis que le département d’Etat a retiré son groupe d’une liste d’organisations terroristes en septembre dernier.

Dana Rohrabacher (Rép-CA), président de la sous-commission sur l’Europe, l’Eurasie et les menaces émergentes, était au nombre des parlementaires américains qui ont appelé à ce retrait à la suite d’une attaque sanglante contre ses membres au camp d’Achraf en Irak en 2011.

Il a sommé le gouvernement irakien de s’expliquer sur son échec à protéger les opposants iraniens qui ont été la cible d’une nouvelle attaque le 9 février dans un camp près de Bagdad où quelque 400 réfugiés ont été déplacés.

« Les mollahs n’ont pu le faire à eux seuls, aussi nous savons que le premier ministre al-Maliki doit travailler avec la dictature des mollahs pour l’accomplir », a-t-il dit aux journalistes.

Les sources de la police irakienne ont dit que cinq personnes avaient été tuées quand des roquettes ont touché leur base dans l’ancien camp militaire américain « camp Liberty ». Le CNRI, connu aussi sous le nom d’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (Ompi), a dit que sept personnes avaient été tuées.

Rohrabacher a accusé le premier ministre irakien Nouri al-Maliki d’avoir autorisé des agents iraniens à lancer les attaques. Il a dit qu’il demandera une résolution au Congrès pour taxer l’Irak d’Etat parrain du terrorisme si une autre attaque se produit.
Maryam Radjavi, dont le groupe est une coalition de cinq groupes d’opposition en exil qui veut mettre fin au pouvoir des mollahs chiite en Iran, a estimé que l’attaque montrait que les habitants du camp étaient en danger et avait un besoin urgent d’être réinstallés ailleurs.

« Nous avons besoin d’une solution immédiate car une attaque similaire peut avoir lieu à tout moment », a-t-elle dit à la presse.

Mme Radjavi a dit que les solutions passaient par un retour des résidents à Achraf en attendant leur réinstallation dans des pays tiers et leur reconnaissance immédiate en tant que réfugiés par le Haut commissaire des Nations Unies pour les réfugiés.