mercredi, décembre 7, 2022
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Des juristes arabes demandent à l’ONU de protéger les opposants réfugiés en Irak

CNRI – Des juristes arabes ont demandé aux Nations Unies de protéger les membres de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (Ompi – opposition démocratique au régime des mollahs) qui résident au camp Liberty près de Bagdad, a rapporté le quotidien arabe Asharq-Alawsat le 20 avril :

(Extraits) Mohammad al-Moussaoui, un militant irakien, a affirmé que Téhéran fait pression sur ces opposants iraniens et met en danger leur vie. Ces opposants au régime religieux de Téhéran ont cherché asile en Irak sous Saddam Hussein, mais selon Moussaouii qui est le directeur adjoint du Réseau Régional pour le Développement Démocratique et les Droits de l’Homme, lorsqu’un régime proche de l’Iran s’est emparé du pouvoir à Bagdad, il a rendu la présence des opposants iraniens en Irak « très difficile ».

 

Des partis, associations et institutions arabes des droits de l’homme ont appelé le HCR à ramener près de 3000 membres de l’OMPI au camp d’Achraf dans la province de Diyala près de la frontière iranienne, environ un an après leur transfert au camp Liberty qui est situé au nord de Bagdad et dépourvu des conditions de vie les plus élémentaires.

Près de 90 000 citoyens de pays arabes ont signé cette pétition.

Moussaoui, qui a également signé, a déclaré : « Nous appelons le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon à intervenir pour protéger les résidents du camp Liberty et prendre des mesures pour leur retour au camp d’Achraf. » Il a également affirmé au quotidien Asharq Alawsat : « L’Iran fait pression sur l’Irak afin de placer les résidents de Liberty dos au mur et de mettre leur vie en danger. »

Les signataires de la déclaration et de la pétition affirment : « Étant donné l’absence de sûreté et de sécurité au camp Liberty, il est nécessaire de ramener immédiatement les résidents au camp d’Achraf. »

Selon cette déclaration, distribuée par l’Union des Avocats pour les Études Démocratiques et Juridiques et dont une copie a été obtenue par Asharq Alawsat, 18 partis, associations et institutions civiles et sociales défendant les droits de l’homme ainsi que 88 883 citoyens de 13 pays arabes dont l’Égypte, la Syrie, la Libye, la Jordanie, le Maroc, la Palestine, le Koweït, le Qatar, la Tunisie, les Émirats Arabes Unis, le Liban, l’Algérie et le Yémen ont signé.

Il y a environ deux mois, le camp Liberty a été la cible d’attaques de roquettes de forces paramilitaires en Irak – que les signataires de la déclaration disent affiliées au régime iranien – qui ont fait huit morts et une centaine de blessés.

Moussaoui a affirmé à Asharq Alawsat  : « Il n’a pas été autorisé d’amener des équipements nécessaires comme des casques de protection et des gilets pare-balles dans le camp, dans le but d’infliger davantage de pertes, ce qui signifie que les responsables interdisent délibérément toutes les mesures de sécurité pour participer directement au massacre de l’OMPI en Irak par des agents iraniens affiliés au régime de Téhéran. »

Moussaoui a ajouté : « Le camp Liberty manque de fortifications de protection et ses résidents ont déjà été la cible d’attaques de roquettes par des paramilitaires affiliées au régime iranien. »

Concernant le timing de la déclaration et de l’appel des associations, institutions et personnalités arabes, Moussaoui a déclaré : « Le timing est lié à l’audition au Congrès du secrétaire d’État américain ; étant donné que les Américains maintiennent la situation sécuritaire de l’Irak sous observation, et particulièrement depuis qu’ils ont compris que l’attaque contre le camp Liberty était planifiée par l’Iran et qu’ils pensent que d’autres attaques sont susceptibles de se produire contre le camp, nous disons donc à la partie américaine que ces inquiétudes sont réelles et qu’il est nécessaire d’entreprendre des actions pour protéger les résidents de ce camp. »

Moussaoui a déclaré : « Actuellement, ils sont 3000 au camp Liberty, alors que sa surface est inférieure à 0,5 km². » Il a affirmé : « Les résidents du camp sont à l’intérieur de baraquements faciles à viser. Ils ne reçoivent de service d’aucune sorte. Ils sont sujets à des agressions et vivent continuellement sous la menace. »
Les ramener à Achraf – un camp où ils résidaient auparavant – visent à les protéger contre un massacre a-t-il ajouté, expliquant que : « La superficie d’Achraf est de 36 km² et après le transfert des habitants à Liberty, seule une centaine de personnes sont restées derrière pour surveiller le camp et empêcher la spoliation de leurs biens. »

« Nous appelons au retour des résidents au camp d’Achraf, parce qu’il y a des bâtiments solides et équipés que les résidents ont construits. »

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