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Des autorités irakiennes convoquées par la justice pour la commission de délits présumés contre les résidents du camp d’Achraf (Irak)

Communiqué de presse, Madrid (Espagne), 24 mars 2011

Le tribunal central d’instruction n° 4 de la Cour nationale d’Espagne dans une ordonnance rendue le 17 mars et devenue ferme le 23 mars, a convoqué deux officiels irakiens et deux militaires  pour la commission présumée de délits contre la communauté internationale au camp d’Achraf.

Les quatre, Ali Yeseri, haut responsable du bureau du Premier ministre Nouri Maliki et chef du Comité de fermeture du camp d’Achraf,  Sadq Mohammad Khazem, secrétaire du  Comité de fermeture du camp d’Achraf, le lieutenant-colonel Nezar, un des officiers en charge de la sécurité d’Achraf, et le lieutenant Haydar Azab Mashi, sont accusés de graves violations de la IVe Convention de Genève concernant les membres de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran, résidant actuellement au camp d’Achraf.

Le tribunal a déclaré que  « les susdits défendeurs se voient notifier le supplément de plainte et sont cités à comparaître devant ce tribunal pour  déposer le 31 mai à 10h00, et qui plus est se voir notifier qu’ils devront comparaître avec un avocat, et à défaut, il leur en sera attribué un d’office. »

Le tribunal a également jugé recevable la requête d’étendre la procédure pour couvrir « la poursuite et la gravité croissante des infractions de la IVe Convention de Genève examinées dans ces procédures, étant donné  une montée soutenue du niveau de torture mentale ressentie par les résidents d’Achraf, vu que depuis février 2010 toute la population est soumise au bruit de puissants haut-parleurs, qui les assaillent toute la journée et la plupart de la nuit avec des menaces de mauvais traitements et de mort ; à de graves restrictions en approvisionnement en médicaments, en équipement médical et sanitaire, en soins médicaux, en vivres, en énergie et carburant, et en matériels éducatifs et un déni total de liberté personnelle de mouvement. »

Les forces irakiennes ont attaqué le camp d’Achraf en juillet 2009, faisant onze morts et environ 500 blessés parmi les résidents. Les autorités irakiennes ont aussi imposé de sévères restrictions à Achraf, dont un déni de libre accès aux services médicaux qui a résulté dans des dommages permanents pour beaucoup de malades. De plus, aidés par les forces irakiennes, des agents d’un Etat voisin utilisent 240 haut-parleurs puissants pour menacer 24/24h les résidents de massacre et de destruction du camp.

Dr. Juan E. Garcés

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