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Déclaration de la conférence américano-européenne au Parlement Européen

7 février 2012 – Une conférence américano-européenne s’est tenue à l’invitation de l’intergroupe des Amis d’un Iran libre au Parlement Européen le 7 février, en rapport avec la situation politique actuelle en Iran et dans la région, et la nécessité de protéger les résidents d’Achraf, membres de l’opposition iranienne. La conférence était présidée par Jim Higgins, membre du Bureau du Parlement Européen. Des dizaines de parlementaires de l’Union Européenne, dont Alejo Vidal-Quadras, Vice-président du Parlement Européen, Struan Stevenson, chef de la Délégation pour les Relations avec l’Irak au Parlement, ainsi que de nombreuses et prestigieuses personnalités américaines telles que Howard Dean, ancien candidat aux présidentielles américaines et Président du Parti Démocrate, le Sénateur Robert Torricelli, l’ancien Congressman américain Patrick Kennedy ainsi que John Burton, ancien Premier Ministre de l’Irlande ont pris la parole lors de cet événement. La Présidente élue de la Résistance iranienne, Madame Maryam Rajavi, était l’intervenante principale de l’événement. Les participants ont souligné les points suivants :

1. Tandis que le soulèvement en Syrie a placé le dictateur de ce pays au seuil de l’effondrement et que la vague dans la région tourne rapidement contre le régime iranien et son gouvernement fantoche en Irak, le dirigeant du régime iranien, Khameneï, a déclaré la guerre contre la communauté internationale le vendredi 3 février lors de la rencontre de la prière du vendredi de Téhéran en annonçant que son régime, au mépris de toutes les sanctions internationales, continuera son programme d’armes nucléaires et son ingérence dans la région, et incitera à établir des régimes islamiques dans la région. Il a encore une fois appelé à la destruction d’Israël et prétendu que les États-Unis étaient au seuil de l’effondrement.
2. Une telle affectation ne provient pas d’une position de pouvoir mais reflète la profondeur de la crise et de la faiblesse du régime iranien qui l’empêche de faire preuve d’une quelconque flexibilité. Tout compromis de la part de ce régime équivaut à sa chute accélérée et son implosion. Khameneï a menacé ses adversaires internes de se soumettre à la volonté de son Conseil des Gardiens tandis que la société iranienne bouillonne de contestations et que les crises économiques engloutissent le régime. Son objectif est d’empêcher encore une autre série de soulèvements internes à la veille de la parodie des élections parlementaires du régime. Le Conseil des Gardiens est constitué de membres directement ou indirectement nommés par Khameneï lui-même.
3. Le régime iranien veut à tout prix l’élimination des résidents d’Achraf, membres de la principale opposition iranienne, avant que la vague des changements n’atteigne l’Irak et l’Iran depuis la Syrie, afin qu’il puisse affronter ce défi plus aisément. Le régime sait très bien que le mouvement de la Résistance iranienne représente la principale force qui peut mener et transformer l’énorme contestation à l’intérieur de la société iranienne vers un changement fondamental pour la démocratie.
4. L’expérience des soulèvements de 2009 et 2011 a montré que les anciens membres de ce régime qui se présentent désormais comme le mouvement Vert n’ont jamais eu la capacité politique ni le courage moral de mener le soulèvement du peuple et en réalité ont rendu service au régime de Khameneï pour réprimer et étouffer la contestation en semant des grains de désespoir parmi le peuple. Ils cherchent à maintenir l’actuelle structure et constitution du régime sans payer le moindre prix et à s’implanter au sein des institutions du pouvoir.
5. La conférence du 7 février a convenu que la communauté internationale, en particulier l’UE et les États-Unis, devrait reconnaître la Résistance iranienne et sa Présidente élue comme l’opposition légitime et l’alternative démocratique au régime iranien, de même que protéger les résidents d’Achraf. Il ne s’agit pas seulement d’une obligation politique et morale mais d’une nécessité pour atteindre la paix mondiale. Madame Rajavi a légitimement mis l’accent sur le fait que, bien que les sanctions soient très nécessaires, la solution durable pour débarrasser le monde du fascisme religieux qui cherche l’armement nucléaire est un changement du régime et l’établissement d’une démocratie laïque à l’attitude non-nucléaire. Ce changement ne peur être réalisé qu’entre les mains du peuple iranien et de sa résistance.
6. La conférence a condamné toutes les pressions exercées contre les résidents d’Achraf pour les forcer à un transfert au camp Liberty et a souligné que les préalables à tout transfert des résidents d’Achraf vers Liberty étaient de fournir des assurances minimales aux résidents – assurances qui sont légitimes et raisonnables et sans lesquelles Liberty ne serait rien d’autre qu’une prison. La liberté d’emmener des biens meubles et des véhicules à Liberty, la non-présence de la police à l’intérieur de la petite zone du camp Liberty, la liberté de circulation, l’assurance d’une zone de résidence minimale sont les minima qui, si le gouvernement irakien n’est pas prêt à les assurer, montreront une intention sinistre et exclurait par conséquent tout transfert de la part des résidents.
7. La conférence a exprimé une grande admiration pour l’initiative courageuse et preuve de bonne volonté de Madame Rajavi de transférer 400 résidents avec leurs biens meubles et leurs véhicules à Liberty afin d’ouvrir la voie au transfert du reste des résidents. La conférence a exprimé son espoir que le gouvernement irakien accepte cette généreuse initiative et fasse de même avec bonne volonté. Sans assurer ces conditions, le transfert du reste des résidents ne sera pas possible.
8. La conférence a souligné qu’étant donné tous les restrictions et dangers qui existent à Liberty, elle soutient fermement la solution qui est que suite au transfert des 400 premiers résidents à Liberty, le second groupe ne serait transféré que lorsque le premier groupe aura quitté Liberty pour des pays tiers. En d’autres termes, à Liberty, il n’y aura jamais plus de 400 personnes à la fois.
9. La conférence, reconnaissant les efforts du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, l’Ambassadeur Martin Kobler, concernant Achraf, souligne qu’il devrait prendre en considération le fait que les résidents d’Achraf, les dirigeants du camp ainsi que Madame Rajavi ont montré une flexibilité et une coopération maximales et ont renoncé à beaucoup de droits acquis en agissant de la sorte. Il est désormais temps que M. Kobler adopte une position impartiale et défende courageusement les droits minimaux des résidents d’Achraf au mépris des réactions du gouvernement de l’Irak et du régime iranien. Il a la communauté internationale à ses côtés et peut indubitablement atteindre ces minima s’il met de côté les considérations politiques.
La conférence a déploré le fait que le Protocole d’Accord ait été signé le 25 décembre sans l’accord ni la connaissance des résidents, et que le camp Liberty ait été déclaré prêt dans une déclaration publiée le 31 janvier, encore une fois sans la connaissance des résidents, alors que le camp ne répond pas aux normes internationales humanitaires et des droits de l’homme. À cet égard, la conférence, afin de clarifier tout malentendu, a appelé à ce qu’un « Document exécutif des dispositions du transfert » soit signé par le Représentant spécial, les représentants des résidents ainsi que le gouvernement de l’Irak pour éviter que l’Irak ne viole ses engagements verbaux comme il l’a fait par le passé.
10. La conférence a salué la position du Haut-commissaire aux Nations Unies pour les Réfugiés et a appelé le HCR à commencer la réaffirmation du statut de réfugié des résidents d’Achraf en protestation des restrictions imposées par le gouvernement de l’Irak. Depuis plus de cinq mois, ce processus, qui est nécessaire pour réinstaller les résidents d’Achraf, est bloqué.
11. La conférence a accueilli favorablement et s’est réjouie des soucis de grande valeur de la part du Secrétaire général de l’ONU concernant Achraf et lui a demandé ainsi qu’au Conseil de Sécurité de l’ONU de condamner les restrictions imposées contre la MANUI et le HCR par le gouvernement de l’Irak et d’aider le Représentant spécial à prendre des mesures puissantes et efficaces pour une solution pacifique sur la question d’Achraf, au mépris des pressions de la part du gouvernement de l’Irak et du régime iranien.
12.  La conférence a également appelé le Haut-représentant de l’Union Européenne Catherine Ashton, la Secrétaire d’État Clinton ainsi que le gouvernement des États-Unis à jouer un rôle plus actif à cet égard, à soutenir les Nations Unies et l’Ambassadeur Kobler, à fournir les ressources nécessaires au HCR, et à commencer le processus d’acceptation des résidents d’Achraf, en particulier les malades et les blessés d’une manière rapide. Le gouvernement américain a notamment été exhorté à retirer l’étiquette terroriste illégale et illégitime contre l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran, OMPI, afin de supprimer le principal obstacle sur le chemin de la réinstallation des résidents dans les pays tiers ainsi que d’éliminer la principale excuse de Maliki pour les réprimer. Avec le levier économique et politique à sa disposition, la communauté internationale et en particulier les États-Unis ne devraient pas autoriser le gouvernement de Maliki, qui est arrivé au pouvoir et s’y maintient avec l’aide des États-Unis, à massacrer les résidents sans défense d’Achraf pour lesquels les États-Unis ont accepté la responsabilité de leur protection de manière juridique et officielle en 2003.

Amis d’un Iran libre
Parlement Européen
Bruxelles

L’intergroupe des Amis d’un Iran libre a été formé en 2004 et regroupe plus de 100 eurodéputés issus de groupes politiques variés.

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