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Comité pour la Politique envers l’Iran : La responsabilité de protéger les opposants iraniens en Irak

Par: Professeur Raymond Tanter

WASHINGTON, 19 février 2012 /PRNewswire-USNewswire/Une tragédie humanitaire se déroule alors que l’armée et la police irakiennes persécutent et menacent 397 opposants iraniens transférés au camp Hurriya, une ancienne base militaire américaine. Ils sont les premiers des 3400 résidents du camp d’Achraf. La manière dont l’Irak, l’ONU, l’UE et les États-Unis agissent constitue un test décisif pour savoir si le reste des résidents du camp d’Achraf se déplace.

Le Professeur Raymond Tanter, ancien membre de l’équipe du Conseil de Sécurité Nationale à la Maison Blanche à l’époque de Reagan et Bush et Président du Comité pour la Politique envers l’Iran (CPI), a déclaré : « L’ONU partage avec Washington la responsabilité de protéger les opposants iraniens contre les nuisances des autorités irakiennes. Lors du sommet mondial de l’ONU, en septembre 2005, plus de 150 pays ont adopté  » la responsabilité de protéger  » les populations contre le génocide, les crimes de guerre, le nettoyage ethnique et les crimes contre l’humanité. »
Le Professeur Tanter a dit : « Le Haut-Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies (HCR) a officiellement reconnu le 13 septembre 2011, et l’a répété le 1er février 2012, les résidents d’Achraf comme des  » demandeurs d’asile  », avec des droits et des protections fondés sur les normes humanitaires internationales. Selon le HCR : « Le droit international exige que les demandeurs d’asile soient en mesure de bénéficier de la protection élémentaire de leur sécurité et bien-être. Cela inclut la protection contre toute expulsion ou tout retour aux frontières de territoires où leur vie ou leur liberté seraient menacées. »
Le Professeur Tanter a ajouté : « Mais la Mission d’Assistance des Nations Unies pour l’Irak (MANUI) travaille à des fins contraires avec le HCR. Alors que le HCR se tient prêt à mener la Détermination du Statut de Réfugié afin de réinstaller les opposants dans d’autres pays, la MANUI complote avec les autorités irakiennes, fournissant un prétexte à Bagdad pour leur nuire, contrairement aux normes humanitaires internationales. »
Le HCR met l’accent sur la protection des opposants iraniens, stipulant : « Tout transfert en dehors du camp Nouvel Irak [Achraf] [devrait] se faire sur une base volontaire, avec la liberté de mouvement à un degré le plus souhaitable sur le site de réinstallation. » Mais selon les rapports reçus, les opposants iraniens ne sont pas autorisés à prendre leurs biens personnels, même des objets tels que des chaises à roulettes, des fours à micro-ondes et des antennes satellites pour accéder à internet. Contrairement au HCR, les opposants ne disposent pas de la liberté de mouvement. Les journalistes sont gardés à l’écart, et ni les avocats ni les familles ne peuvent découvrir ni se rendre dans le camp Hurriya ; au mépris des droits des opposants, la MANUI n’a pas prêté attention aux persécutions, intimidations et insultes irakiennes contre eux à leur arrivée à Hurriya.
Washington est également responsable de l’échec à apporter une pression diplomatique efficace sur l’Irak pour garantir un transfert sûr, souvent appelé  » le plan américain  » parce qu’il provient d’une déclaration le jour de Noël de la Secrétaire d’État Hillary Clinton : « Nous sommes encouragés par la bonne volonté du gouvernement irakien à nous engager dans ce plan, et attendons de sa part qu’il remplisse toutes ses responsabilités, et particulièrement qu’il assure la sûreté et la sécurité des résidents d’Achraf. »
En raison de la déclaration de Clinton, les opposants ont accepté le plan de transfert, qui est maintenant violé par les autorités irakiennes. Une annonce ultérieure par le Département d’État « applaudit la décision des résidents d’Achraf de commencer leur transfert à Hurriya, où les Nations Unies débuteront un processus visant à faciliter leur départ ultime de l’Irak », une approbation qui accroît la participation des États-Unis dans le plan et la responsabilité de protéger les opposants.
En faisant l’éloge des anciens résidents d’Achraf pour la première fois, la déclaration applaudit également de manière implicite leur leadership à Paris pour son rôle constructif pour éviter une tragédie humaine.
Comment procéder ?
Dans une déclaration le 7 février de cette année, 23 anciens hauts responsables du gouvernement américain ont exprimé leurs inquiétudes concernant le transfert : « Nous sommes extrêmement inquiets de la position officielle du gouvernement irakien stipulant que les résidents d’Achraf n’auront pas de liberté de mouvement dans le camp Liberty. »
Premièrement, le CPI se joint à nos anciens collègues du gouvernement américain pour obtenir de la part de l’ambassade américaine à Bagdad des assurances pour la sécurité des opposants maintenant transférés au camp Hurriya et comme incitation pour le transfert des 3 000 qui restent au camp Achraf : « Nous pensons qu’un protocole opérationnel doit être développé par le biais de dialogue entre toutes les parties concernées, dont les représentants du camp d’Achraf et le gouvernement irakien. »
Deuxièmement, l’ONU aurait pu informer les opposants des droits des demandeurs d’asile. Le CPI est consterné d’apprendre que les opposants iraniens dans le camp Hurriya ne disposent pas des assurances minimales, ni de la part de l’ONU ni de celle de Washington au sujet de leur sécurité ou des droits en vertu de la législation des droits humains internationale.
Troisièmement, le Secrétaire général se doit de mettre les mesures opérationnelles de la MANUI en conformité avec les normes humanitaires du statut de demandeur d’asile telles qu’assurées par le HCR. Si la police irakienne était à l’extérieur du camp Hurriya et les observateurs de la MANUI à l’intérieur, les normes humanitaires du HCR seraient probablement plus prises en compte.
Sans de telles démarches, une catastrophe est probable, le sang versé des demandeurs d’asile iraniens sera sur les mains de ceux responsables de protéger, et une action juridique appropriée contre les parties tenues responsables est probable dans des tribunaux nationaux et internationaux.

SOURCE : Le Comité pour la Politique envers l’Iran

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