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BRUXELLES : Des eurodéputés mettent en garde contre une levée des sanctions contre l’Iran

4 décembre 2013 (AFP) – Plusieurs eurodéputés ont exhorté mercredi l’UE à ne pas alléger ses sanctions à l’encontre de Téhéran malgré l’accord conclu récemment à Genève limitant pendant six mois les activités nucléaires de l’Iran.
« Le groupe des 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne), spécialement l’UE et les Etats-Unis, ont fait des concessions inacceptables » en négociant l’accord sur le nucléaire, a estimé l’eurodéputé conservateur écossais Struan Stevenson au cours d’une conférence de presse à Bruxelles rassemblant plusieurs de ses collègues membres de l’intergroupe des « Amis de l’Iran libre », qui rassemble environ 300 eurodéputés, des conservateurs à l’extrême gauche.
« La fermeté contre Téhéran est le seul moyen d’assurer la paix et la tranquillité dans cette région instable », a-t-il assuré en présence également de la présidente du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI, opposition en exil), Maryam Radjavi, et de l’ancienne présidente du Bundestag allemand, Rita Süssmuth.
« Alléger les sanctions sans que le régime iranien ait totalement arrêté l’enrichissement de l’uranium, sans qu’il ait accepté le protocole additionnel et les visites inopinées sur ses sites, et sans l’application stricte des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, serait lui offrir un cadeau dévastateur. Ceci va seulement encourager le régime dans sa quête de la bombe atomique », a soutenu pour sa part Mme Radjavi, interrogée par l’AFP.
L’accord de Genève « est le résultat direct des sanctions internationales, en particulier à un moment où le régime redoute la reprise de la révolte populaire comme en 2009 », a-t-elle dit, appelant à ne pas baisser la garde face à Téhéran.
« Est-ce que l’adhésion à cet accord signifie que les mollahs ont abandonné la bombe? Non! Ce à quoi ils se sont engagés dans cet accord, est réversible et ils gardent la clé de la fabrication de la bombe », a-t-elle mis en garde.
Les Occidentaux et Israël soupçonnent la république islamique de vouloir se doter de l’arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, ce que Téhéran dément formellement.

En contrepartie d’une suspension partielle des sanctions, Téhéran s’est engagé à cesser l’enrichissement d’uranium à plus de 5% pendant six mois, à suspendre la construction du réacteur à eau lourde d’Arak – qui pourrait produire du plutonium nécessaire à la fabrication d’une bombe nucléaire – et à accorder un accès accru des inspecteurs internationaux aux sites sensibles.
Les ministres européens des Affaires étrangères pourraient discuter d’une levée partielle des sanctions dès leur prochaine réunion, prévue à Bruxelles le 16 décembre.

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