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Brad Sherman: Nous ne pouvons permettre qu’une catastrophe des droits humains se produise à Achraf

Brad Sherman, Président démocrate de la sous-commission de la Chambre des Etats-Unis sur le terrorisme, la non-prolifération et le commerce de la Chambre des Représentants des Etats-Unis. CNRI – « J’ai du mal à comprendre ce qu’a fait l’OMPI, non pas il y a longtemps, mais ces derniers temps, pourquoi l’OMPI est sur cette liste noire. Je sais qu’il n’existe pas d’entité plus redoutée, plus détestée par les mollahs au pouvoir en Iran que l’OMPI, ce qui peut être le plus beau compliment qui pourrait être fait à cette organisation », a déclaré Brad Sherman, Président démocrate de la sous-commission de la Chambre des Etats-Unis sur le terrorisme, la non-prolifération et le commerce de la Chambre des Représentants des Etats-Unis.

Il s’exprimait dans une conférence au Congrès américain le 10 juin, où plusieurs membres de la Chambre des Représentants ont insisté sur la nécessité de maintenir la protection des États-Unis sur la Cité d’Achraf en Irak. L’appel bipartisan a été fait après l’annonce de l’armée américaine comme quoi les Etats-Unis ont l’intention d’évacuer le camp Grizzly d’Achraf et de le remettre aux forces de sécurité irakiennes le 1er juillet. Lors de la conférence, qui coïncidait avec l’anniversaire du soulèvement en Iran, de nombreux parlementaires ont également appelé à retirer la principale opposition iranienne, les Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), de la liste du Département d’Etat des organisations terroristes étrangères (FTO).

Voici l’intervention de Brad Sherman :

Tout d’abord, je tiens à remercier tout le monde ici pour soutenir la démocratie en Iran. Le monde serait meilleur, et bien sûr l’Iran irait mieux si le peuple d’Iran était en mesure d’avoir un gouvernement digne de sa grande culture, digne de sa grande histoire. En attendant, les gens de la Cité d’Achraf sont dans une situation difficile et il est extrêmement important que les États-Unis surveillent ce camp, aujourd’hui comme après le 1er juillet. Nous ne pouvons permettre qu’une catastrophe des droits humains se produise en Irak parce que nous sommes en train de partir.

Deuxièmement, nous devons promouvoir la démocratie en Iran. J’étais justement à des audiences aujourd’hui appelant de Département d’État à fournir aux milliers de fleurs qui poussent des temps d’antennes satellite gratuits à la radio et la télévision par câble et par les voies aériennes, principalement depuis Los Angles. Le peuple d’Iran doit entendre toutes les opinions, pas seulement celles de Radio Farda, qui bien sûr fait un bon travail. Mais – comme je voudrais comprendre le persan –  je peux dire de tant de mes amis à Los Angeles, qu’il y a un large éventail d’opinions exprimées en persan qui ne peut être égalée par les débats de politiques publics que nous avons en anglais dans ce pays.

Et enfin il y a la question de savoir quelles entités doivent être inscrites sur la liste des organisations terroristes des Etats-Unis. Maintenant, il est logique d’inscrire sur cette liste des groupes qui tentent de tuer et ont tué des Américains et qui se vouent à la destruction des États-Unis. Il est plus discutable d’inscrire sur cette liste des entités qui ne sont pas les ennemis des Etats-Unis, mais les ennemis des ennemis des États-Unis. J’ai entendu année après année le Département d’Etat expliquer quels sont les critères selon lesquels l’OMPI a été mise sur la liste terroriste et à quels critères l’OMPI devrait répondre pour être retirée de cette liste. Le Département d’Etat semble en proie à de l’intransigeance et je vais consacrer à nouveau mes efforts par un certain nombre de façons dont nous discutons pour tenter d’obtenir que le Département d’Etat fasse son travail. Et ce travail n’est pas simplement de mettre une entité sur la liste et de l’y laisser pour toujours, mais plutôt de le faire, peut-être comme ce qui a été fait avec l’IRA en identifiant ce que nous nous attendons d’une organisation, dédiée à certains objectifs, vis-à-vis de ses tactiques et de son approche et puis, si l’entité y répond, de la retirer de la liste.

J’ai du mal à comprendre ce qu’a fait l’OMPI, non pas il y a longtemps, mais ces derniers temps, pourquoi l’OMPI est sur cette liste. Je sais qu’il n’existe pas d’entité plus redoutée, plus détestée par les mollahs au pouvoir en Iran que l’OMPI, ce qui est peut-être le plus beau compliment qui peut être fait à cette organisation.

J’ai donc hâte de travailler avec vous pour un Iran démocratique. Je reconnais que l’une des tactiques que nous utilisons ce sont des sanctions contre ce gouvernement et nous avons été confrontés cette question avec le peuple d’Afrique du Sud que nous aimions et dont nous nous préoccupions sous l’apartheid. Et il y avait un argument important dans ce pays : est-ce que les sanctions contre l’Afrique du Sud étaient une mauvaise chose parce qu’inévitablement elles affectent l’économie et affectent toutes les personnes dont nous nous soucions ou est-ce une bonne chose car elles ont mis la pression sur le gouvernement ? Ce débat a été résolu lorsque le président Nelson Mandela, alors président de l’Union d’Afrique du Sud, a remercié les États-Unis pour les sanctions et j’attends avec impatience le jour où un chef de file d’un Iran démocratique remerciera l’Amérique pour ses efforts qui ont apporté la démocratie et la liberté en Iran.

Et je pense que notre politique envers l’Iran serait jugée, en partie, sur la façon dont ceux qui sont dédiés à la démocratie en Iran pensent que nous pouvons influencer la situation. Je vous remercie donc tous d’être ici et je me réjouis d’un Iran libre et démocratique et, dans l’intervalle, de faire en sorte que les États-Unis répondent à leurs responsabilités en matière de droits. Merci beaucoup.