samedi, décembre 3, 2022
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Au camp liberty vivent des individus qui croient fermement dans le droit de libérer l’Iran

Ashraf et que le camp liberty sont des individus, un mouvement, une résistance qui croit fermement dans le droit de libérer l’Iran

A la veille de la Journée mondiale des droits de l’Homme, l’Union des associations iraniennes en Europe a parrainé une conférence qui a eu lieu le mardi 8 décembre, en présence de Maryam Radjavi, la présidente élue de la Résistance iranienne, le sénateur Joseph Lieberman, ancien candidat à la présidence des Etats-Unis, et le professeur Alejo Vidal-Quadras, ancien vice-président du Parlement européen (de 1999 à 2014). Elham Zanjani membre de la Résistance iranienne est intervenue lors de cette conférence.

Voici l’intervention qu’à prononcé Elham Zanjani à cette occasion: 

Mes chers amis, merci Mme Rajavi, sénateur lieberman, M. Vidal-Quadras.

Je m’appelle Elham, je suis né et j’ai grandi au canada. Je n’avais jamais vu l’Iran. J’ai grandi là comme n’importe quel autre jeune, mais je n’ai jamais été éloigné de l’Iran et de ma culture. Je suis allé à l’université, mais tout au long de ma jeunesse, j’avais toujours une question en tête : « pourquoi l’Iran est-il dirigé par ces barbares et pourquoi ce pays est-il comme ça ? »

Et lorsque j’ai grandi, j’ai appris l’existence des moudjahidines de l’OMPI. Pendant mes études, j’ai décidé d’aller visiter le camp Ashraf et je suis resté. Ce fut la meilleure décision de ma vie. Je voulais juste vous parler un peu de la situation de ce camp. Elle a commencé à être tendue juste après la reddition de 2009, lorsque tout a été remis entre les mains des Irakiens. J’ai pu rencontrer à plusieurs occasions des représentants du gouvernement américain, des généraux ou représentants de l’armée américaine, et je leur ai dit « Écoutez, le camp Ashraf va se transformer en bain de sang. Vous connaissez la nature du régime iranien. »

Mais ils m’ont répondu « non, ne vous inquiétez pas, nous sommes là, nous contrôlons la situation. » Et la première attaque est arrivée simultanément avec les révoltes de 2009 à Téhéran, lorsque le régime iranien a su exactement que les gens en Iran, à Téhéran avaient été inspirés par ceux d’Ashraf. Cette attaque a donc eu lieu là.

Je venais juste de me remettre de la dernière attaque dans laquelle j’avais perdu 5 dents. Et puis, vint l’attaque de 2011, avril 2011, elle a commencé à 6 h 30, lorsque les forces irakiennes ont fait irruption, complètement équipés, où les frères et sœurs de Farzad ont été tués. J’étais avec sa sœur, elle était ma coéquipière. Ce n’est pas facile de parler d’eux parce qu’ils ont été tués alors qu’ils étaient innocents. Il y avait des gens sans défense, ils n’avaient aucune arme. Mais ce qui était vraiment impressionnant, c’était que chacun est devenu un bouclier pour les autres. Et vous savez, dans ce genre de situations, tout le monde a le choix.

Tout le monde a le choix : soit reculer soit rester simplement debout. Personne n’a bougé, car ils croyaient réellement au droit de résister pour le droit à la liberté. Vous savez, cette détermination et ce courage nous viennent de notre histoire, du prix que nous avons payé avec le sang des 120 000 personnes exécutées en Iran ; et tout le monde est là grâce aux grandes qualités de meneuse de Mme Radjavi.

J’ai été blessé par une grenade. Un des membres des forces irakiennes se tenait devant moi, il a jeté la grenade dans ma direction. Ils visaient les gens et tiraient. C’est ma main gauche. Mon bras droit a aussi été blessé, tout comme mes deux jambes. Au moment où j’ai été blessé, j’ai pensé « que va-t-il nous arriver ? Vous savez, il y a tellement de femmes ici, que va-t-il se passer ? Parce que nous n’avons rien pour nous défendre. » Mais vous savez, dans ma tête j’étais rassuré qu’il y ait tous ces gens fantastiques, de bons amis, des gens comme vous, et il y a tous les frères et sœurs de Mme Radjavi qui se battent sans relâche pour nos droits.

J’ai été emmené à l’hôpital en dehors d’Ashraf. Lorsque nous sommes arrivés là-bas, ils ont fermé les portes devant nous. Ils ont déclaré qu’ils avaient eu « des ordres officiels du cabinet du premier ministre disant qu’ils n’étaient pas en mesure de nous aider », puis on nous a conduits dans une pièce. On a dit aux médecins que leur vie serait en danger s’ils nous aidaient. Chaque blessé était escorté par six policiers, la même police qui était impliquée dans l’attaque. Les médecins ont protesté parce que, vous savez, ils étaient de vrais amis, ils voulaient vraiment nous aider.

Il y eut plusieurs incidents, vous en avez certainement entendu parler, je ne sais pas. Par exemple, le cas de Reza Haft Baradaran, on lui spécifiquement dit que s’il voulait sauver la vie de sa fille, on lui avait tiré dans la jambe et tout ce dont elle avait besoin était du sang, on lui a dit qu’on pourrait la sauver seulement s’il dénonçait les membres de l’OMPI et qu’il se retirait. Et Saba a courageusement dit à son père à la dernière minute « ne leur cède pas. » Voilà Saba.

Et elle est morte parce qu’ils ne lui ont pas donné de sang. Le troisième jour, j’ai commencé à perdre la vue du côté gauche et le médecin m’a dit que je devais aller à l’étage pour voir un ophtalmologiste. C’était désormais en dehors des limites, ils ont déclaré « non, vous n’y êtes pas autorisé » et ils ont refusé de m’emmener. Mais les infirmières et nos amis m’ont emmené en cachette et j’ai été chanceux, car le médecin m’a dit que si je n’étais pas venu, j’aurais perdu la vue.

Un autre incident, lorsque j’étais dans la salle d’opération. J’attendais l’anesthésiste pour qu’il m’endorme avant l’opération, quand soudain, un homme est entré et a dit « j’ai un message pour vous du ministère de l’Intérieur. Je suis là pour vous dire que je sauverai votre vie, je vous donnerai accès aux meilleurs soins, vous ramènerai à Bagdad, vous renverrai dans votre famille au Canada et ferai n’importe quoi pour vous, vous devez juste dénoncer les moudjahidines et simplement dire que ce sont eux qui vous ont attaqué. » Et je vous le dis, j’étais seul là-bas, je me suis dit « qu’est-ce que je vais faire ? » Mais je me suis décidé et j’ai dit « croyez-moi, vous êtes responsable de mes blessures, vous êtes responsable de toutes ces morts, et aucune… »

Donc à l’hôpital, ce n’était pas juste le problème d’essayer d’être soigné, c’était aussi un combat psychologique, parce qu’ils essayaient de nous intimider avec tout ce qu’ils pouvaient.

J’ai été invité à m’exprimer lors d’une audience au Congrès américain dans l’un des satellites d’Achraf. C’était une initiative très courageuse, car nous entendons toujours qu’il trouver un moyen de passer à l’action, nous devons mettre les coupables… Nous avons besoin de justice, ils doivent passer devant la justice. Et c’est à cette occasion que j’ai pu vraiment m’exprimer et expliquer ce qu’il se passait vraiment parce que les États-Unis avaient promis leur protection. L’ONU était au courant des attaques, nous pouvions les prévenir, nous leur avons dit qu’ils allaient tuer ; et en fait, ce sont ces actions, ces audiences et toutes ces choses qui sauvent réellement des vies et ouvrent nos esprits.

Permettez-moi de dire seulement encore quelque chose. Les blessures de toutes ces attaques étaient une chose, mais les haut-parleurs en étaient une autre. Les mêmes qu’ils commençaient à monter autour du camp Liberty. Ils proféraient des obscénités jour après jour, 24 h sur 24, 7 jours sur 7, ils appelaient des noms et ciblaient des gens.

Lorsque je suis rentré de l’hôpital, ils avaient monté des haut-parleurs directement à côté de la clinique où se trouvaient tous les blessés. Imaginez donc devoir supporter un traitement, la douleur, d’avoir perdu vos amis, et soudain, les haut-parleurs. Ils ont donc utilisé tous les moyens pour nous torturer.

Vous savez, chaque moment était un combat pour chaque droit dont ils voulaient nous priver. Ils ont utilisé tous les procédés possibles, toutes les tactiques, mais vous savez, nous somme ceux qui ont juré de se battre pour la liberté. Nous avons décidé que nous délivrerions notre peuple, quoi qu’il nous en coûte. Chaque membre de la résistance à Ashraf, et maintenant au camp Liberty peut s’asseoir devant vous et vous dire plusieurs fois qu’ils avaient le choix et qu’ils ont décidé de rester dans la résistance.

Et, en fait, il faut beaucoup de courage pour faire ce que Mme Radjavi fait, parce qu’elle nous a appris que nous devenons plus fort après les expériences et les temps difficiles. Et c’est grâce à son amour pour la liberté du peuple iranien que nous sommes ici, que nous allons continuer jusqu’à ce que l’Iran soit libéré.

Je voulais simplement vous dire qu’Achraf et le camp liberty ne sont pas seulement des emplacements géographiques. Ce sont des individus, un mouvement, une résistance qui croit fermement dans le droit de libérer l’Iran. Et nous allons le réaliser. Le camp Liberty est le seul espoir pour libérer l’Iran. Je voulais juste profiter de cette opportunité pour vous remercier d’être là, au nom de tous mes frères et mes sœurs du camp Liberty, et pour vous dire qu’il reste encore tellement de choses que nous pouvons faire. Nous devons continuer, je voulais encore vous remercier d’être là, d’être à nos côtés et ceux de Mme Radjavi.

Merci beaucoup.

 

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