samedi, décembre 3, 2022
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Après trois massacres de l’opposition iranienne en Irak, la question urgent de la sécurité ne peut être contournée avec une simple acceptation de 210 personnes en Albanie et des communiqués exprimant l’espoir alors que les engagements n’ont pas été tenus

La Résistance iranienne tient à témoigner sa gratitude au gouvernement albanais pour avoir accepté 210 résidents de Liberty. Elle a fourni au HCR et aux autorités américaines la première liste de malades et d’autres personnes dont elle a demandé une réinstallation urgente à plusieurs reprises depuis décembre 2012.

De plus, les entretiens et la procédure de Détermination du statut de réfugié de 2000 résidents sont terminés et depuis l’an dernier ils peuvent être transférés sur l’heure aux USA. 

Après trois bains de sang dont les résidents ont été victimes, la question vitale de la sécurité concernant l’ensemble de la population de Liberty ne peut pas être piétinée, contournée et occultée derrière la mesure humanitaire du gouvernement albanais qui accepte 210 résidents, un sujet qui fait l’objet de discussion depuis un an. Une série de communiqués exprimant l’espoir et les engagements non tenus concernant ces personnes protégées en vertu de la Quatrième Convention de Genève et réfugiés reconnus comme des personnes relevant de la compétence du HCR en vertu du droit international, ne résoudront pas le problème essentiel de la sécurité. La sécurité n’est pas quelque chose que l’on peut minimiser ou renvoyer comme une balle dans la cour du «leadership de l’OMPI».

Dans un déplacement forcé et avec les tromperies incessantes de Martin Kobler, les résidents d’Achraf ont été envoyés dans un endroit pire que Guantanamo, un endroit pire qu’une prison et qui est un champ de mort. Après la signature du protocole d’accord entre Kobler et le conseiller à la sécurité nationale du gouvernement irakien en décembre 2011, sans la connaissance ni le consentement des habitants, sur lesquels le Secrétaire général avait cependant préalablement insisté et qui est une violation flagrante de la Convention de Vienne, le Département d’Etat américain, divers organes de l’ONU et de l’UE, présumant que la sécurité des résidents était garantie à Liberty, avaient fait plusieurs déclarations encourageant les résidents d’Achraf à partir à Liberty.

Le camp Liberty était censé être une étape de transit temporaire pour quelques semaines ou quelques mois au maximum. Les résidents n’ont pas été autorisés à prendre avec eux leurs biens meubles ni à vendre leurs biens immeubles. Non seulement les représentants des résidents, mais même des dignitaires américains, des généraux et des officiers n’ont pas été autorisés, avant le transfert des résidents, à visiter Liberty dont il avait d’abord été dit qu’il était de 40 kilomètres carrés.

Le Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire à décrit à deux reprises Liberty comme une prison. Le HCR souligne dans un document daté du 19 janvier 2012 que cet endroit ne répond pas aux normes humanitaires minimales. Le gouvernement irakien n’a jamais prêté attention aux cinq appels lancés par le Haut commissaire António Guterres pour permettre la liberté de mouvement des habitants et ouvrir les portes de Liberty. En outre, la superficie de Liberty a été réduite à un demi-kilomètre carré (80 fois plus petit qu’Achraf) et des 3100 résidents sont entassés dans des baraquements délabrés sans aucune protection. Malgré les protestations des habitants, 17.500 murs de protections amovibles en béton « T-Walls », qui protégeaient les baraquements quand les forces américaines étaient cantonnés dans le camp, ont été rapidement et intentionnellement retirés par le gouvernement irakien pour infliger davantage de pertes dans les futures attaques prévues. Les habitants sont toujours privés des gilets et des casques qui les protègent des éclats d’obus, alors qu’ils les avaient à Achraf sur la base d’un accord officiel et écrit avec les forces américaines. Contrairement au protocole d’accord, construction, jardinage et plantation d’arbres supérieurs à 1,5 mètre leur sont interdits. L’environnement contaminé et des conditions d’insalubrité extrêmes en raison du système d’égouts dévasté et des citernes septiques qui débordent, des épidémies, un blocus médical et la crise sanitaire ont à ce jour entraîné la mort de 5 résidents, en plus des 8 résidents tués et des 100 blessés lors de l’attaque à la roquette du 9 février. Il y a une croyance largement répandue dans le monde basée sur une expérience amère et sanglante que Martin Kobler, avec ses mesures trompeuses, ses mensonges et sa dissimulation, facilite les crimes contre l’humanité et les objectifs du fascisme religieux en Iran contre son mouvement d’opposition. Il s’agit d’une tache sur l’histoire de l’ONU et il doit être remplacé par une personne impartiale.

1. La première solution préférée pour la sécurité, c’est que le gouvernement américain – qui a signé des accords avec tous les résidents en échange de leurs armes et a pris en charge la responsabilité de leur protection jusqu’au règlement final de leur situation – transfèrent les 3.200 personnes, à leurs propres frais, aux États-Unis, même provisoirement, pour une réinstallation ultérieure.

2. Dans le cas contraire, le lieu où la sécurité des habitants est la plus assurée est Achraf. Comme le suggère le communiqué du 1 mars 2013 du Haut commissaire António Guterres, les États-Unis, l’Union européenne et ONU feraient mieux d’y apporter leur soutien. Selon «le Manuel sur la sécurité des personnes relevant de la compétence du HCR », «Si le gouvernement du pays hôte est incapable ou refuse de fournir une sécurité adéquate et ne peut pas garantir la sécurité et le bien-être des personnes relevant la compétence du HCR, [il faut] examiner le bien-fondé de la relocalisation du camp ou de l’installation de la population ». Il est clair que les entretiens et la réinstallation peuvent continuer à Achraf.

Sur la question du retour à Achraf, il existe un large consensus aux États-Unis et en Europe, comme la Résolution 89 proposée à la Chambre des représentants américaine, la lettre des dirigeants du Parlement européen à la présidence de l’UE, la déclaration des chefs religieux d’Europe et des États-Unis, dans les déclarations de plus de 5.000 parlementaires de divers pays, et une lettre de députés irakiens au Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés et aux autorités américaines.

3. Le communiqué de presse publié par le porte-parole du Département d’Etat américain dit : «Nous croyons que la réinstallation permanente hors d’Irak des anciens résidents d’Achraf est la seule solution durable ». De fait, les agents du régime iranien à Bagdad parlent ouvertement de se préparer pour la prochaine attaque sur Liberty et l’ambassade américaine à Bagdad a réitéré le 11 février 2013 que des attaques semblables à celle du 9 février à Liberty « peuvent se produire à tout moment ». D’un autre côté, les gardiens de la révolution du régime iranien ont lancé une menace comme quoi « l’Albanie doit prendre conscience des conséquences périlleuses (…) de son offre en tirant des leçons de l’expérience de certains pays ayant soutenu l’OMPI dans le passé ». (Fars, agence de presse des gardiens de la révolution, 18 mars 2013)

Dans ces conditions, comment les résidents pourraient-ils être convaincus de poursuivre ce processus sanglant sans aucune garantie pour leur sécurité, à moins que les Etats-Unis ne précisent une date et un calendrier pour le départ du dernier Achrafien d’Irak et le garantissent.

Le porte-parole du département d’Etat a annoncé le 29 août 2012 que « les Etats-Unis réaffirment également leur engagement à soutenir la sûreté et la sécurité des résidents tout au long du processus de leur réinstallation hors d’Irak ».

4. Les demandes urgentes et légitimes de sécurité des résidents de Liberty pour sauver leur vies à la suite de l’attaque au missile, auxquelles le gouvernement irakien n’a pas répondu depuis 40 jours ou s’est franchement opposé, sont les suivantes :
– Retour de 17.500 murs T-walls à leurs positions antérieures.
– Transfert des gilets et casques de protection des résidents d’Achraf à Liberty.
– Transfert du matériel médical d’Achraf à Liberty en raison du manque d’équipement de base pour sauver les malades et des résidents blessés.
– Les résidents doivent être immédiatement autorisés à entreprendre des projets de construction à Liberty.
– Elargissement de la zone actuelle de Liberty à 2,5 kilomètres carrés, comme Martin Kobler l’avait garanti dans sa réunion du 26 décembre 2011 avec Mme Radjavi à Paris après avoir vérifié avec Bagdad. L’objectif est d’empêcher la concentration de toute la population dans une zone très petite et très vulnérable face à de futures attaques tant qu’ils sont au camp Liberty et qu’aucune solution n’a été trouvée.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 19 mars 2013

 

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