dimanche, décembre 4, 2022
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Analyse – Le soulèvement populaire en Iran : Le début de la fin (9e partie)

 L'Iran a atteint un point de non retour

Quelles leçons tirer des protestations de l'anniversaire du soulèvement du 9 juillet ?

CNRI – Les scènes créées par le peuple iranien dans des rues du pays pour l'anniversaire du soulèvement du 9 juillet ont été une véritable source d’inspiration. La population n’a pas eu la possibilité de former une grande manifestation nationale à cause du poids de la terreur et de la répression. Cependant, elle a formé des rassemblements de protestation de plusieurs milliers de personnes dans des dizaines d’endroits. « Mort à Khamenei » et « Mort au dictateur » ont retenti partout à Téhéran.

Le régime avait déployé la majorité de ses forces pour réprimer les protestataires. Même les commandants les plus hauts gradés des Forces de sécurité de l’'Etat (FSE) et du Corps des gardiens de la révolutionnaire (CGR) étaient dans les rues pour diriger la répression. Ils voulaient à tout prix empêcher la formation du moindre mouvement de protestation en cet anniversaire du 9 juillet et comptaient avoir le contrôle total de la situation. Mais les Iraniens leur ont donné une leçon de poids.

Démonstration a été faite que les avertissements du guide Suprême du régime, de son président illégitime, des procureurs et des autorités judiciaires ne sont plus efficaces. Il a aussi été établi que le peuple iranien, en état d’alerte et prêt à payer le prix, a la capacité de briser le mur de la répression, quelle qu’en soit l’épaisseur et la dureté.

Une autre leçon pour l'avenir, c’est que même avec des plans répressifs pour empêcher les protestations et les rassemblements, et même avec le prétexte « d’absence de permission légale » qui peut décourager de rejoindre les manifestations, les Iraniens n’ont pas pour critère la quantité ou à l'échelle des protestations. La permission d’objecter, de s’opposer et de protester pour assurer la souveraineté populaire a déjà été délivrée par le peuple iranien qui vit sous le joug de la répression depuis 30 ans et qui n’a aucun besoin de l’aval du régime des mollahs.

Les Iraniens et particulièrement la jeunesse, ont illustré leur détermination de mener des protestations instantanées à tout moment et n'importe où, particulièrement où les forces répressives sont les plus faibles et ne peuvent pas remplir le vide. Ils ont aussi montré que même dans des circonstances où il n'y a aucune possibilité de se rassembler, ils peuvent former des groupes de 3, 5 ou 9 personnes et diviser et fatiguer les forces répressives. Selon des informations venant d'Iran, le 9 juillet, on a vu beaucoup de cas où les forces du régime ont laissé paraître leur faiblesse et leur épuisement dans les rues.

Le peuple a clairement exprimé sont message le 9 juillet : les mollahs doivent partir parce que le droit à la souveraineté appartient au peuple.

A qui était adressé ce message ?

Bien que ce message ait été principalement adressé aux dirigeant du régime en Iran, au niveau international il s’adressait aux gouvernements occidentaux, qui attendent le retour au « calme » en Iran pour pouvoir négocier avec les mollahs terroristes et cruels afin de les convaincre de changer d’attitude. Mais, le peuple iranien a crié haut et fort : Nous n’avons pas besoin de vous pour convaincre les mollahs de changer par le dialogue, parce que nous utiliserons des moyens plus efficaces pour forcer le régime à disparaître pour de bon.

Ces jours-ci, bien sûr, la dure réalité en Iran a contraint les leaders occidentaux à adopter un ton différent. Ils ne sourient plus aux mollahs ou ne leur tendent plus la main, mais condamnent plutôt la violence et soulignent que la communauté internationale ne peut pas attendre éternellement à propos du programme nucléaire du régime. Mais, jusqu'ici, les leaders Occidentaux font beaucoup traîner les choses, avec de longs délais pour leurs prises de position. Les condamnations de la violence du régime et de la répression et la convocation de ses ambassadeurs, auraient dû avoir lieu il y a au moins vingt ans. La décision d’un délai sérieux pour la fin des programmes nucléaires du régime aurait dû aussi avoir lieu il y a six ans quand en août 2002 le Conseil national de Résistance de l'Iran a révélé les activités nucléaires clandestines des mollahs. Malheureusement à l'époque, l'Occident n’était que sourires et poignées de mains aux mollahs. Maintenant qu'il s’agit de décider des sanctions et de forcer le régime à reculer en adoptant des actions concrètes, l’occident déchiré entre hésitation et timidité, a réussi à avancer des condamnations verbales contre la violence du régime.

Le peuple iranien a crié au monde l'illégitimité de cette dictature avec son soulèvement, qui se poursuit, a fait des acquis irréversibles et provoquera le changement en se débarrassant du régime clérical. Il est conseillé aux dirigeants occidentaux de tirer une leçon de la volonté et du courage des Iraniens contre ce régime dévoyé en Iran et de marcher au même rythme que le peuple iranien et sa Résistance. Ils devraient éviter de faire traîner les choses et devrait prendre conscience qu'une politique ferme est non seulement le désir des Iraniens, mais un impératif pour la paix et la sécurité dans la région et dans le monde. Autrement, un régime cerné de crises intérieures, ne trouvera sa sortie que dans l'intensification de la répression, davantage d’ingérence dans les affaires de la région et l'accélération de ses projets d'armes nucléaires.

L’Occident devrait prendre les actions suivantes :

D'abord, suspendre les relations diplomatiques, imposer des sanctions globales au régime et interdire de voyage à l’étranger ses autorités, jusqu'à la fin totale de la répression.

Deuxièmement, contraindre le régime à annuler son élection frauduleuse et à accepter à la place une élection libre supervisée par l’ONU sur la base de la souveraineté populaire et non de la suprématie du guide religieux.

Troisièmement, renvoyer le dossier des crimes du régime devant le Conseil de sécurité de l'ONU et traduire devant un tribunal international ses autorités impliquées dans la répression et le massacre de prisonniers politiques, particulièrement Ali Khamenei et Mahmoud Ahmadinejad.

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