jeudi, décembre 8, 2022
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Le vice-président du Parlement européen, condamne l’attaque contre le camp Liberty

Communiqué de presse

Camp Liberty attaqué par des dizaines de roquettes

Le jeudi 26 décembre à 21h15, heure locale à Bagdad, le camp Liberty près de l’aéroport de Bagdad, où résident quelques 2900 réfugiés, membres de la principale opposition démocratique iranienne (l’OMPI), a été visé par des dizaines de missiles faisant jusqu’ici plusieurs morts et plus de 50 blessés.

C’est la quatrième de telles attaques sur le camp Liberty cette année. Le gouvernement des États-Unis qui a transféré la protection et la sécurité des résidents aux forces irakiennes à la fin de 2008, a déclaré qu’il avait obtenu des garanties écrites de la part des autorités irakiennes pour la protection des résidents. Cependant, de nombreuses attaques ont été menées contre les résidents depuis, beaucoup d’entre elles lancées directement par les forces irakiennes, avec plus de 100 vies perdues et un millier de blessés. Cela n’inclut pas les résidents qui sont morts en raison de restrictions médicales inhumaines imposées par le gouvernement irakien au cours de la même période . Sept autres personnes, dont six femmes, ont été pris en otage par les forces irakiennes lors du raid du 1er septembre sur le camp d’Achraf .

L’agence de presse du régime iranien, IRNA , a rapporté cette semaine que le corps de l’un des sept otages était aux mains des forces irakiennes. Cela est contraire aux allégations ridicules par le Département d’Etat américain , également suggérées par l’UE , qu’il n’y a pas de raisons de croire que l’Irak a quelque rapport qu’il soit avec ce massacre brutal et le sort des otages !

L’attaque de la nuit dernière est une preuve irréfutable que le gouvernement irakien du premier ministre Maliki n’a pas l’intention de protéger les résidents et donc le gouvernement américain, qui a signé un accord écrit avec chaque résident du camp pour les protéger  » jusqu’à leur réinstallation finale « , porte une responsabilité directe dans cette tragédie.

Les États-Unis doivent immédiatement assurer la protection des résidents et de les transférer vers les USA sans plus tarder. Il en va de l’obligation légale et internationale des Etats-Unis.

Il est également essentiel que le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés déclare publiquement que tous les résidents du camp Liberty sont des réfugiés politiques comme une mesure préventive contre de nouvelles agressions de Maliki.

La communauté internationale, en particulier les Etats-Unis, le Conseil de sécurité des Nations Unies et l’Union européenne, doit faire pression sur l’Irak pour qu’il prenne des mesures de sécurité minimales pour le camp Liberty. Cela inclut la restitution de 17500 murs de protection au camp, le transfert des casques et gilets des résidents, et des équipements médicaux d’Achraf à Liberty, ainsi que l’autorisation de la construction des toit de sécurité à double couche pour les bâtiments et l’expansion de l’espace d’habitation à Liberty.

Mme Ashton doit aussi agir fermement pour condamner l’Irak à la fois pour le massacre du 1er septembre et son incapacité à assurer une sécurité minimale pour ces personnes sans défense.

Alejo Vidal-Quadras
Vice -président du Parlement européen
Président du Comité international pour la recherche de la Justice ( ISJ )

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