dimanche, décembre 4, 2022
AccueilActualitésActualités: Iran RésistanceAlain Vivien à la cérémonie de solidarité avec le peuple français au...

Alain Vivien à la cérémonie de solidarité avec le peuple français au siège du Conseil national de la Résistance iranienne

Alain Vivien à la cérémonie de solidarité avec le peuple français au siège du Conseil national de la Résistance iranienne

CNRI – Alain Vivien, ancien secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, participait le 21 novembre à une cérémonie au siège du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) à Auvers-sur-Oise, pour commémorer les victimes des attentats terroristes à Paris et en solidarité avec le peuple français.

Maryam Radjavi, présidente-élue du CNRI et de nombreuses personnalités politiques, des défenseurs des droits de l’homme et des dignitaires religieux représentant la communauté musulmane en France étaient présents à cette cérémonie où les participants ont déposés des gerbes de fleurs sur un stèle à la mémoire des victimes de la tragédie du 13 novembre, et ont fait voler 130 ballons en forme de pigeon symbolisant les 130 innocents qui ont perdu leur vie sous le feu de l’intégrisme et du terrorisme à Paris.

Dans son intervention, l’ancien ministre et grand défenseur des droit de l’homme a déclaré : « Ce sont dans des moments aussi difficiles pour les uns et les autres que l’on reconnaît les vraies solidarités. Depuis de nombreuses années, les démocrates iraniens travaillent à instaurer dans leur propre pays une démocratie respectueuse des droits des femmes et des hommes ; travaillent à établir à terme un gouvernement qui permettra à cette grande puissance de rentrer dans le concert des nations et d’y occuper toute sa place.

Alain Vivien, 21 vov 2015, Auvers sur Oise

Aujourd’hui, nos amis de l’exil iranien ont eu la délicate et solidaire attention de vous réunir pour saluer ceux qui sont tombés dans les effroyables massacres qui ont eu lieu à Paris.

J’ai trop longtemps été chargé de l’Afrique francophone pour ne pas associer les femmes et les hommes qui sont tombés à Bamako, et qui, encore aujourd’hui pour certains sont, comme les nôtres français, entre la vie et la mort. Je n’ai aucune qualité pour parler au nom du gouvernement français, mais j’ai été ministre de cette République et je sais quel effort il est nécessaire d’accomplir pour que toute cette région qu’on appelle le Sahel retrouve enfin un peu de quiétude et de paix.

Il y a actuellement environ trois mille cinq cent soldats français, du Sénégal jusqu’au Tchad, à peu de chose près. Tout cela ne couvre pas la totalité des besoins en sécurisation, et en particulier, à l’est de cette vaste région s’étendent des terres qui sont propices au développement de l’extrémisme politico-religieux. Je pense à la Libye bien sûr, mais également à certaines régions du Sinaï, en Égypte. Et puis il y a tout ce monde, extraordinairement en ébullition, qui est celui le plus proche, et du Moyen-Orient. Depuis trop longtemps, les peuples de ces nations ne connaissent pas la paix. Les pires prétextes sont utilisés pour diviser les femmes et les hommes.

Quand je dis les pires prétextes, reprenons ce qui vient d’être dit par le recteur de la mosquée (d’Evry), ce sont les prétextes religieux déformés. Au lieu de s’en tenir au Dieu clément et miséricordieux qui pourrait être aussi celui des Chrétiens, on vante un certain nombre de propositions de crimes pour dire la chose que l’on peut toujours trouver avec une interprétation littérale ou tendancieuse de textes sacrés. Oui, dans la Bible aussi il y a des massacres.

Est-ce que c’est ça qui réunit les Hommes ? Où est-ce que ce sont les espérances d’une vie libre, souveraine, leur permettant d’élever dans la paix leurs enfants, leurs familles, de donner à chacun sa chance, dans la seule vie qui nous est donnée ? Certains d’entre nous savent ce que cela signifie d’être privé de libertés. Quand c’est à l’échelle des peuples entiers, la Terre entière doit se soulever.

Je n’aime pas non plus le mot de « guerre » qui a été prononcé par le Président de la République. Et pour ne rien vous cacher, j’étais objecteur de conscience pendant la Guerre d’Algérie. Et ça ne me donne pas de titre de gloire. Mais je veux dire que, il y a des guerres qu’il faut faire, et d’autres qu’il faut éviter. Les guerres qu’on nous impose, on peut les éviter à condition que, sur le plan international, on fasse rempart, de bonne volonté et en même temps qu’on néglige des différences qui nous ont depuis trop longtemps perturbé.

C’est pourquoi je crois que, tout en saluant l’hommage que les exilés d’Iran rendent aux victimes des massacres commis en France, je ne peux terminer sans parleur d’eux-mêmes, qui subissent depuis tant d’années des persécutions insolentes, la dernière étant ce tir de missiles sur le Camp Liberty. Après tous les crimes commis contre les résidents d’Achraf, voici des hommes et des femmes qui ont choisi, est-ce qu’on peut dire « choisi », qui ont voulu accepter une forme d’exil pour mieux rebondir et rebâtir une cité et une nation prospère, heureuse et pacifique. Nous ne pouvons que saluer leur solidarité et l’élégance avec laquelle ils se tiennent toujours aux côtés de la France quand elle est dans le malheur. »

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe