L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a déclaré vendredi que les inspections concernant un élément clé du programme nucléaire iranien – le volet militaire – restent au point mort, a rapporté l’Associated Press.
Le rapport de l’AIEA souligne la nécessité d’une plus grande coopération par Téhéran pour clarifier ses activités actuelles. Faute de quoi, l’AIEA ne pourra « conclure que tout le matériel nucléaire en Iran a un usage pacifique. »
Le rapport de l’AIEA se concentre sur douze activités pointant vers des tentatives de régime iranien de fabriquer l’arme nucléaire, y compris les activités liées au développement d’une charge nucléaire pour missiles.
L’AIEA a lancé son enquête il y a deux ans en demandant des renseignements sur des activités moins sensibles liés à l’arme nucléaire menées par Téhéran, avec l’espoir de passer plus tard à des questions plus essentielles.
Depuis le mois d’août, « nous attendons que l’Iran propose de nouvelles mesures concrètes pour permettre à l’enquête d’avancer », précise le rapport.
Le rapport de l’AIEA, publié à la réunion du conseil des 35 pays membres de l’agence et du Conseil de sécurité de l’ONU, ajoute qu’il reste «préoccupé par l’existence possible en Iran d’activités nucléaires non déclarés, impliquant des organisations militaires, y compris des activités liées au développement d’une charge nucléaire pour missile. »
« L’Iran doit coopérer pleinement avec l’Agence sur toutes les questions en suspens. »
L’AIEA, basée à Vienne, souligne qu’il est essentiel pour l’Iran de répondre aux questions sur l’accès des inspecteurs à la base militaire Parchin, où les responsables occidentaux soupçonnent Téhéran de mener des tests d’explosifs correspondants à des bombes nucléaires.
« L’AIEA reste prêt à accélérer la résolution de toutes les questions en suspens en vertu de l’accord de coopération. Cela peut être réalisé que par une coopération accrue de l’Iran et l’accès à toutes les informations pertinentes, la documentation, les sites, le matériel et le personnel en Iran, telle que demandé par l’agence ».
Le régime iranien a exclu l’accès des inspecteurs nucléaires à ses bases militaires, une position rejetée par les puissances occidentales.

