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Affrontements et protestations déclarés en Iran (New York Times)

Téhéran 12 juin 2010The New York Times, 13 juin, Téhéran – Le premier anniversaire de l’élection présidentielle contestée en Iran s’est largement passé sans violence, samedi (12 juin), alors que les manifestants ont généralement déserté la rue au milieu d'une forte présence de la police anti-émeute.

Des affrontements sporadiques ont été signalés entre la police et les manifestants autour de la ville, dont un groupe important d'étudiants à l'université de Téhéran. Les manifestants se sont également montrés dans de nombreux secteurs de la rue Enghelab, ou Révolution, une des artères les plus longues de Téhéran, et un petit groupe de manifestants s’est rassemblé sur l'avenue Djomhouri près du pont Hafez.

Les informations sur les arrestations ont varié. Le chef adjoint de la police Ahmad-Reza Radan a déclaré que « seul un petit nombre » de personnes avaient été placées en détention à Téhéran. Mais l’Agence de presse des militants des droits humains a déclaré qu'au moins 200 personnes avaient été arrêtées, beaucoup embarquées dans des fourgons et emmenées.

La police et les agents de sécurité avaient précisé les jours précédant l'anniversaire de l'élection contestée qu'ils ne toléreraient aucune protestation. Les avertissements ont poussé Mir Hussein Moussavi et Mehdi Karroubi, les dirigeants du mouvement Vert de l'opposition, à annuler les plans d'une manifestation samedi.

Mais vendredi, M. Moussavi a précisé que le désir de faire pression pour davantage de libertés politiques et sociales n'était pas éteint.

« Nous avons besoin d’étendre la sensibilisation ; c'est ce qu’ils craignent », a déclaré M. Moussavi dans ce qu'il a appelé une cyber-conférence de presse.

Il y a un an, un samedi, les Iraniens étaient descendus dans la rue par dizaines de milliers, quand le gouvernement avait annoncé que Mahmoud Ahmadinejad était réélu à une majorité écrasante, en battant M. Moussavi, le principal candidat réformiste. Le gouvernement s’est appuyé sur une répression sévère pour réprimer les troubles, une campagne qui s'est poursuivie cette année, avec des informations comme quoi des militants à l'Université de Tabriz avait été arrêté et emmené vers une destination inconnue.

A Téhéran, des témoins ont rapporté une forte présence policière, selon les sites web iraniens.

Un affrontement entre la police et les manifestants s'est produit sous le pont Hafez vers 14 h 30 quand la police antiémeute a essayé d'arrêter une femme âgée qui s’était mise à lancer des slogans antigouvernementaux. Les informations sur les sites Web iraniens ont indiqué que plusieurs centaines de personnes se sont précipitées sur place pour forcer la police à battre en retraite, sans emmener la femme.

On a également signalé que le gouvernement avait coupé la messagerie des téléphones portables, sapant la principale méthode d'organisation de l'opposition, et avait ralenti le débit d’Internet afin de limiter la capacité de communiquer avec le monde extérieur.

Mais certains partisans de l'opposition ont dit qu'ils avaient le devoir d'au moins essayer de sortir. «Nous sommes une vague pour laquelle notre autosatisfaction est notre inexistence », a dit un instituteur à un ami alors qu'il se dirigeait vers la rue.

A la nuit tombée, des chants de « Dieu est grand » sur le toit ont retenti à travers la ville, imitant ce qui avait été un symbole de défi au chah. Samedi, c'était un défi direct, mais anonyme et en sécurité lancé à la direction actuelle de l'Iran.

 

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